TOI
7^ On met un tiret entre les pronoms personnels et le mot même .- Md-même, lui-même, nous-mêmes, vous-mêmes.
Tison. Subst. m. Selon I'.\cadémie, on appelle ngurément tison de la discorde, tison de discorde, un caractère séditieux et funeste au repos de la société; et tison de discorde une chose qui est une matière continuelli' de discorde un sujet de longues dissensions. Elle ne dit point allumer le tison de la discorde, etc.
.Kh ! si de la Discorde allumanl le tison.
(Volt., Jï«nr„ IX, 71.)
TTisoNNEi!, TIso^^EUR, Tisonneuse. Dans ces trois mots, on ne prononce qu'un «.
Tisser. V. a. et n. de la l^e conj. C'est travailler sur le métier où se fait de la toile du drap ; c'est faire des étoffes. Ce verbe fait au participe tissé, tissée , et ne s'emploie qu'au propre. Mais on se sert au propre et au fiauré du participe tissu, qui est emprunté du vieux verbe tistre. (Voyez ce mot.) Au propre, tissu signifie entrelacement, liaison de plusieurs choses qui font un corps, comme des lils de chanvre, de laine, de soie, d'or et d'argent, dont on fait des toiles', des étoffes. .\u figuré, on l'enqiloie comme substantif, comme adjectif et comme participe : Le tissu du discours, le tissu d'une intrigue.
Moi seule j'ai (iss« le lien raallicureui
Dont tu Tiens d'éprouver les détestables nœuds.
(Rac, Baj., ad. Y, se. xu, 11.)
Loin de cacher en pai.i Des jours (issus de honte el de forfaits.
(Volt., Épttrc, XXXV, 143.)
Tissu. Subst. m. Voyez tisser, llssu du discours. Voyez Liaison.
TiSTRE. V. a. de la 4e conj. Il signifie la même chose que tisser, et n'est plus en usage que dans les temps composés de tissu, qui est son participe, el de l'auxiliaire ai-oiV.
Titillant, Titillante. .\dj. verbal tiré du v. titiller. 11 ne se met sru'après son subst. : Du vin do Champagne titillant. Dans ce mot , et dans le verbe titiller, dont il esl lire, on prononce les deux l sans les mouiller
Toast. Subst. m. Voyez Tosie.
Toi. Pronom de la seconde personne du singulier et des deux genres, dimi la fonction principale est de servir de complément à des prépositions. Il ne se dit que des personnes et des choses personnifiées : On se servira de toi, on pensera à toi, on fait cela pour toi. On le joint aussi à d'autres noms par des conjonctions, ton père et toi, ton père ou toi.
Quelquefois aussi on l'emploie comme sujet de la proposition, mais en le joignant à tu, et pour donner plus d'énergie à l'exp'rcssion : Toi, tu ferais une action si honteuse! On dit aussi, à toi, pour marquer une apostrophe. Il s'ajoute aussi au régime, pour lui donner plus d'énergie : On t'a chassé, toi; ou pour le joindre à une proposition incidente : On t'a chassé, loi qui as rendu tant de services.
Lorsque tni est sujet de proposition comme dans le dernier exemple, il tient la place de tu, et détermine, comme ce dernier, le verbe être a la seconde personne. On dit donc toi qui as rendu, et non pas toi qui a rendu. On dit de même c'est toi qui te novimes Charles , el liOn ï^S c'est toi qui te nomme Charles.
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