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TOM

Si le pronom toi est joint à un pronom do la troisième personne, ou à un sutistanlif, pour former le sujet d'un verbe, on met ensuite le pronom personnel vous, qui devient le sujet de la proposition: Toi et lui, vous avez tort; ton fi ère et toi, vous irez à la campagne.

Dans les phrases im[)eralives, toi est régime direct ou régime indirect : Jieparde-Od da/is le vtiroir, régime direct; Donne-toi du bon temps, régime indfrect. Alors il se joint toujours au verbe par un tiret.

Toi, placé après un impératif, s'élide devant en, va~t'en.

Toi ne s'emjiloie en prose que dans le cas (i'une grande familiarité, ou quand on parle à des personnes très-intérieures. En poésie on en fait un fréquenl usage, même en parlant à Dieu, aux dieux, aux pi^inccs, etc. /\ oyez Pronom.

Toit. Subsi. m. Les poètes l'emploient souvent dans le sens de maison :

Que mon (oit soit impénétrable Aux craintes, aux remords Teiigeurs.

(Gresset.)

TotÉRABLE. A^lj. On l'emploie ordinairement avec la négative, et il ne se met qu'après son subst. : Cela n est pas tolérahle.

Tolérant, Tolérante. Adj. verbal tiré du v. tolérer. 11 ne se dit qu'en matière de religion, et ne se met qu'après son subst. : Un prince tolérant., un govrernement tolérant.

Tombac. Subst. m. On prononce le c.

Tomber. V. n. de la l'" conj. La plupart des grammairiens disent que le verbe tomber ne prend pour auxiliaire que le verbe être, et qu'on ne peut jamais le conjuguer avec le verbe avoir. Cependant, en donnant cette règle avec beaucoup d'assurance, ils ne peuvent se dispenser de convenir que plusieurs écrivains, dans certains cas, ont conjugué tomber avec l'auxiliaire avoir; mais ils appellent ces locutions des distractions ou des fautes, et n'en regardent pas moins leur régie comme infaillible.

Je conviendrai qu'il faut toujours dire/e suis tombé, si par cette locution on peut exprimer toutes les nuances, toutes les vues de l'esprit que peuvent prc.<enler les temps composés du verbe tomber; mais s'il est des cas où cette locution confonde une vue de l'esprit avec une autre, je serai fondé à croire qu'elle nesuflit pas. Une mère voit son enfant près de tomber; elle dit il va tomber, elle le voit tombant, elle dit il iombe ; elle le voit à terre après sa chute, elle dit il est tombé; mais si elle le relève, et qu'elle veuille indiquer à queUju un l'accident qui lui est arrivé, comment dira-i-elle? Dira-t-elle encore mon enfant est tombé"* Elle se servira donc de la même locution pour exprimer deux vues différentes de l'cspril ? — Mon enfant est tombé, on lui répondra, courez vile le relever. — Mais je neveux pas dire qu'il est actuellement par terre, parsuite de sa chute; on l'a relevé. Que voulezvous donc dire** — 11 n'y a point de femme qui, pressée par ces questions, ne réponde alors : Je veux dire qu'i7« hmibr. — 11 y a des choses dont on peut dire (\n'eUes ont tombé, et dont on ne peut jamais dire, exactement parlant, qu'elles sont tombées. Telles Sont lès choses qui, ayant un nom avant leur chute et dans leur cîiute, le perdent quand la chute est consommée. On appelle pluie, l'eau qui tombe du ciel; la pluie tombe, la pluie a tombé; maiSj strictement paP^

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