TON
Tomht avec moi plutôt ce fili\ diadème, Odieux à la Grèce —
(Volt., Oreste, acl. V, se. m, 66.)
On peut pour son esclave, oubliant sa fierté. Laisser tomber sur elle un regard de bonté.
(Volt., Zaïre, act. III, se. vil, 59.)
Je tombais dans le piège eu voulant l'éviter.
(Volt.. OEd., act. V; se. iv, 8.)
Le nombre nous accable, et, le premier, hélas ! Corèbe tombe mort aux autels de Pallas ; Il tombe en défendant le jeune objet qu'il aime. Kiphée à ses côtés tombe égorgé de même.
De leurs amis trompés, malhaureusgs victimes, Hypanis et Dymas tombent aux noirs abîmes.
(Dblil., Enéide, II, 563.)
Sur ces chers monuments, ce portrait et ces armes, Pensive, elle s'arrête et répand quelques larmes, Se place sur la lit, et, parmi des sanglots. Laisse, d'un toK mourant, tomber ces derniers mots. {Idim, Vf, 955.)
Toute voire félicité.
Sujette à l'instabilité.
En moins de rien Jom6« par terre.
(Corn., Pol., act. IV, se. il, 6.)
Tombe par terre est toujours mauvais, dit Voltaire. La raison en est que far /crrcest inutile, et n'est pas noble. Cette manière de parler est de la conversation familière: Il est tombé par terre. [ReTiiarques sur Corneille.)
Tomber par terre, tomber à terre. Ces deux expressions ne signifient point la même chose. Tomber par terre se dit de ce qui, touchant à terre, tombe de sa hauteur; et tombera terre de ce qui, étant élevé au-dessus de terre, tombe d'en haut. Un homnie, par exemple, qui passe dans une rue, et qui vient à tomber, tornbe par terre, et non pas à terre, car il y était déjà; mais un couvreur à qui le pied manque sur le toit, to7nbe d terre, et nun pas par terre, \jm\hre tombe par terre, mais le fruit de l'arbre tombe à terre : Ils étaient si serrés les vns contre les autres qu'ils ne pouvaient lancer leurs javelots ; et, s'ils en lançaient quelques-uns, ils se rencontraient et s'entre-choquuient en l'air, de sorte que lu plupart tombaient à terre, sans effet. (Vaugelas, traduction de Quinte-Curce, liv. III, ch. 11.)
Là, près d'un Guarini, Térence tombe à terre.
(BoiL., Lutr., V, 149.)
Êleï-TOus ici près, monsieur, tombé par terre ? (Volt., Dépoiitaire, act. III, se. ii, 9.)
Tome, Volume. Substantifs masculins. Tome vient du grec temnô, je coupe, je divise. C'est une espèce de division d'un ouvrage de science eu d»i littérature. 11 y a quelquefois plusieurs tomes dans un volume, et quelquefois aussi il y a plusieurs volumes sans qu'il y ail de tomes. La reliure sépare les volumes, et la division de l'ouvrage distingue les tomes. Cependant ces deux termes se prennent assez souvent l'un pour l'autre, et l'on dit indistinctement j'ai perdu xin volume , OU un tome, de V Histoire romaine.
Ton. Adj. possessif qui répond à la seconde personne. 11 fait ta au féminin, et /e*au pluriel des deux genres.
Tout ce que nous avons dit de l'adjectif pos-