TRE
^and pourrai-je, au travert d'une noble ponssicrc, Saivre d« l'œil un char fuyant dans la carrière?
(Hic, PA«d.,acl. I, se. m, 25.)
Su travert des périls un grand cœur se fait jour. (Rlc, Àndrom., act. III, se. i, 79.)
A travers les respects, leurs trompeuses souplesses Pénètrent dant nos coeurs et cherchent nos faiblesses. (ToLT., OEd., act. III, se. i, 27.)
Trébccher. V. n. de la 1'^ conj.
Ce n'est pas tout d'un coup que tant d'orgueil trébuche. (Cors., Rodog., act. IV, se. r, 13.)
Trébucher, dit Vollaire, n'a jamais été du style noble {Corniiientiiircs sur Comeùle.)
ïtiKizE. Adj. luimcral des deux genres. 11 se met avant son siibst. : Treize personnes, treize maisons. Il s'emploie quelquefois pour treizième, et alors on peut le mettre après son subsl. : Louis treize, chapitre treize; le treize du. mois, c'està-dire le treizième jour du mois.
Tréma. Subst. m. Terme de grammaire. Figure composée de deux poinls disposés horizontalement en celte manière (••), que l'on met sur une voyelle pour indiquer qu'on doit la prononcer séparément d'une autre voyelle qui la précède immédiatement, et avec laquelle elle formerait sans cela une diphlliongue, ou le signe composé d'une voix simple. — Quelques grammairiens donnent à ce signe le nom de diérèse, qui signifie division, parce qu'en effet il divise ou sépare une lettre d'une autre. Mais l'usage le plus général a confirmé l'emploi du mot tréma.
On emploie le tréma pour les mois païen, aïeul, aïe, haïr, héroïde, héroïque, Ésaii, Antinous, faïence, faïencier, laïque, naïf, afin d'indiquer que la voyelle sur laquelle on le place commence une nouvelle syllabe, et ne forme avec la voyelle qui la précède ni une diphthongue, ni un signe composé d'une voix simple. — On met aussi le tréma sur Ye ([ui se trouve après un w, précédé de g, dans le substantif ciguë, et dans les adjectifs féminins ambiguë, exiguë, contiguë, aiguë, pour indiquer que cette voyelle doit faire une syllabe distincte de celle de 1'»/, et que ces mots doivent être prononcés autrement que \es mois intrigue, brigue, figue, Ole, dans lesquels la lettre n n'est placée que pour donner au g une articulation dure. — Il ne faut pas écrire avec le tréma ci <<ne;i,ewp/oïe;-, essaïer, essuïer, paîs, parce qu'il indiquerait qu'il faut prononcer citn-ien , empln-ier, essa-ier, essu-ier, pa-is, lorsquela véritable prononciation de ces mots est citoi-ien, emploi-ier, essai-ier, essui-ier, pni-is, que l'on écrit par cette raison citoyen, employer, essayer, essuyer, pays. — Enfin, il ne faut pas mettre le tréma sur un i précédé d'un é aiceiitué, parce que l'accent suffit pour faire détacher les deux voyelles. Ainsi on écrit athéisme, déifié, réintégration, déiste, etc. Voyez Poème.
Tremblant, Tremblante. Adj. verbal tiré du V. trembler. On peut le mettre avant son subst., lorsque l'analogie et l'harmonie le permettent : Sa main tremblante, sa trentblante main; sa rnix tremblante, sa tremblante voix. Voyez Adjectif.
Tr.EMBLEK. Y. n. de la l'« conj. : Trembler de froid, de peur, trembler pour quelqu'un.
Ce verbe deuiande toujours au subjonctif le verbe de la i)hrase subordonnée : Je tremble qu'il