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nous eussionsétc, que vous eussiez élé ou qu'elli s eussent été.
Parlicipc. — Présent. ÊUinl. — Passé. Ëlé.
Voyez, au mol Irrégulier, la conjugaison des verbes aller cl venir, que l'on emploie aussi tomme verbes auxiliaires.
Il faut rcuiarquer qu'un verbe, lorsqu'il ilovienl auxiliaire , ne conserve pas exaclemcnl sa première signification. Par oxemplc, dans avair fait cl avoir des vertus, l'idée qu'ol'fi'e le verbe avoiî- n'esl pas ccrlaincmcnt la nicme. Elle n'esl pas la même non plus dans/e suis, dans le sens d'exister, cl je suis aimé; dans je vais à la campagne, cl je vais danser; dans je viens de Paris, ci je viens de dîner.
Avance. Subst. f. On dit d'avance ou par avance, et non pas à l'avance, comme disent quelques-uns: Je m'en réj'ovis d'avance.
Mes larmes par avance avaient su la toucher.
(Rac, Iphig., act II, se. V, 63.)
Avancement. Subst. m. Ce mot n'a point de pluriel.
Avancer. V. a. et n. de la 1" conj. Dans ce verbe, le c a la prononciation de se; et pour la lui conserver à tous les temps et à toutes les personnes, il faut meure une cédille dessous, toutes les fois qu'il est suivi d'un a ou d'un o. Ainsi on écrit nous avançons, j'avançais, j'avançai, et non l)as nous avançons, etc. On dil avancer vers, et non pas avancer de : Nous avancions vers la ville.
Des deux côtés du port, un vaste roc s'avance , Qui menace les cieui de son sommet immense.
(Delille, Enéide, I, 225)
Avant. Préposition qui marque préférence et priorité de temps, ou d'ordre et de rang.iVoK* venons après 'es personnes qui passent avant nous; nous allons ûemèvc celles qui passent dcvanl. Celle opinion deGirard a l'ail dire à Féraud Hu'avant répond à après et que devant répond à derrière. Cela n'esl pas;exacl;ondil jnarchez devant, je marclierai après, et non pasjV marcherai derrière, du moins dans le sens donl il est question. Féraud en conclul qu'il iaul dire que l'adjectif marche devant, et non pas avant son subslanlif, comme le disent plusieurs grammairiens et l'Académie elle-même. D'après cela on devrait dire, ce que Féraud lui-même ne dil point, qu'un adjectif se met derrière un substantif.
On peut dire qu'î/rtûc/yec^i/'^e viet avant son siibstantif ; el cela marque une priorité d'ordre, el par consé(pjenl on dira bien aussi dans un sens opposé, qu'un adjectif se viet apvcs so7i substantif. Dans ces phrases, on suppose un rapport nécessaire d'ordre entre le subslanlif el l'adjeclif. Mais si l'on faisait abstraction do ce rapport, on pourrait cm|)loyer(fet'a7i^ comme l'emploient souvent plusieurs grammairiens, el notamment Dumarsais. L'adjectif et le substantif, l'adverbe et le verbe doivent être rapprochés dans la construction, l'un doit être mis avant l'autre. Mais s'il s'agit de choses qui n'aient pas nécessairement entre elles un rapport d'ordre, ou qu'on fasse abstrac- 1*9" de ce rap[)ort, on peut se servir de devant. Si j'ai à placer un substantif et son article, je dirai bien il faut mettre l'article avant le substantif. Mais s'il est question de savoir s'il faut donner ou non un article à un substantif, on dira il faut mettre un article devant ce substantif, et