AVO
de : Avide de gloire, iï'honncurs, etc. Il peut précéder son subst., lorsiiu'il a avec lui une analogie étroite. On ne dit pas vn avide homme, mais on dirait une avide soif de richesses. Avide et soif oui une analogie étroite. \\})q/. Adjectif.
Avidement. .\dv. Il se met tiuclqucfuis entre l'auxiliaire et le participe : Ils ont bu avidement, ou ils ont avidement bu.
Avilir (s'). \ . pronom, qui régit la préposition à, avant un infinitif.
La vertu s'mvilit à se justiner.
(Volt., QEd., act. II, se. iv, 76.)
Et, sans jamais t'afi7i> à répondre, Laisse au mépris le soin de les confundrc.
(GnESSET, Epttre à ma llusc, -iTô.)
« Ce n'est point là ce qu'on peut appeler un régime du verbe s'avilir. La préposition devant l'infinitif est employée ici dans le sens du gérondif, en se justifiant, en répondant. Ainsi, dans ce vers de Corneille :
 vaincre sms péril on triomphe «ans gloire,
(Cid, acl. II, se. ii, 3S.|
on retrouve la même tournure, et jamais personne ne sera tenté d'y voir un régime.» (A. Lemaire, Grammaire des Gramm., pag. 607.)
Aviuss.iNT, Avilissante. Adj. verbal tiré du V. avilir. Une situatioji avilissanle, une dépen~ dance avilissante. 11 suit ordinairement son subst.; mais il y a des occasions où il pourrait le précéder: Quelle avilissante précaution! Voy. Adjectif.
Avis. Subst. m. Le s final ne se prononce point, à moins qu'il ne soit suivi d'un mot (jui commence par une voyelle ou un h non aspiré : Un avis important.
Aviser. Y. a. de la 1" conj. L' .académie prétend qu'il se dit familièrement pour apercevoir de loin, et elle donne i)our exemple: Je l'avisai dans la foule. On le disait autrefois en ce sens, mais aujourd'hui il est absolument hors d'usage.
Aviver. \. a. de la 1" conj. Roucher, dans son poëme intitulé les Mois, a employé ce mot en un sens qui n'est point usité ; il a dit en parlant du printemps (I, 133) :
Tout germe devant lui, tout se meut, tout s'ofive.
Le mot s'aviver, dit-il, révoltera sans doute; mais je prie ceux qui le proscrivent d'observer qu'il manque à notre langue. En effet, revivre, s'animer, n'ont i)asle même sens ni la même énergie que s'aviver.
Avocasser, V. a. de la l'^conj. Mercier prétend qu'on peut l'employer pour signifier la manière ridicule dont (lucbiues avocats emploient un style ampoulé dans les causes les plussim|)lcs. Vn avocat, dit-il, commença un mémoire en ces termes : Les couturières ont gémi trop longtemps sous l'empire des tailleurs ; les temps sont arrivés où cet abus doit cesser. C'était plaisamment avocasser. L'Académie \e déi\ml faire la profession d'avocat. Elle ajoute qu'il est familier et ne se dit guère que par déniirremcnt.
Avoi.NE. Subst. f. L'Académie dit que quel- (jues-uns prononcent encore aveine. 11 n'y a que les gens de la campacne et les garçons d ccune qui "disent aveine. il n'a de pluriel qu'en parlant des avoines quand elles sont encore sur pied : Les avoines sont belles, on commence à faucher les avoines. Je crois ceiicndant qu'en termes de com-