‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 55 sur 453 · BAS · texte numérisé non relu

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longue; c7 ^7 /«•;-, au lieu de Zokc/-; /jor con<r<?, au lieu de nu contraire, elc. ; 2" en prenant un mot 1 dans un sens différent de celui qu'il a dans l'usage ' ordinaire, comme quand on se sert d'un adverbe , comme d'une préiwsiliun ; par exemiilc : Il est ar- \ rivé auparavant midi, youv avant midi; dessus la table, pour sur la table; o en usant de certaines façons de parler qui ne sont en usage que dans une autre langue; comme quand on dit je suis sec, pour &ivc j'ai soif.

Voltaire dislingue les barbarismes de mots et i les barlxirismes de phrases. Egaliser les fortunes, jiour épaler les fortunes; au parfait, au lieu de jarfailement; éduqucr pour donner de V éducation, élever; voilà des barbarismes de mots. Je crois de bien faire, au lieu àcje crois bien faire; encenser aux dieux, pour encenser les dieux; je vous aime tout ce qu'on peut aimer; voilà des i)arbarismes de phrases. [Remarques sur le Cid, acl. II, se. V, 22.) , .

Barboter. V. a. de la 1'^= conj. I,' Académie ne dit pas qu'on peut remployer au figuré; il est employé de cette manière dans les vers suivants :

ÂTant qu'un Allemand IrouTâl l'imprimerie. Dans quel cloaque affreux barbotait ma patrie !

(Volt-, EpUre C, 117.)

Bargcignage. Subst. m. On mouille gn.

Bargcigser. V. a. de la i" conj. On raoudle çn. On dit barguigner avec quelqu'un, il ne faut pas tant barguigner pour

Il n'est plus temps q\i'avec moi l'on barguigne.

(Volt., Enf. prod., acl. II, se. vi, 87.)

Il est familier.

Barguignedr, Barguigneuse. Substantifs. On mouille j7rt.

Baril. Subst. m. Le l ne se prononce pas.

Baroque. Adj. des deux genres. On peut le mettre avant son subst., en consultant l'oreille et l'analogie : Un goût baroque, une musique baroque. Cette baroque cérémonie.

Barre, Barread, Barrer, Barrette, Barricade , Barricader , Barrière, Barrique, *Bar- RCRE. Dans tous ces mots on ne prononce qu'un r.

Barrière. Subst. f. Racine a employé ce mot heureusement dans Bajazet et dans Briiannicus:

Des mm s de ce p.ilais ouvrez-lui la barrière.

[Bajaz., act. I, se. Il, 26.)

La barrière des murs est une expression trèsjuste eu égard aux inurs du sérail.

Ai-je donc élevé si liant votre fortune,

Pour mettre une barrière entre mon fils et moi?

[Britann., act., I, se. Il, 16. J

Bas, Basse. Adj. On ne prononce le 5 du mascidin que devant un mot qui commence par une voyelle. On dit mie idée basse, une expression basse, et dans cette acception, bas est synonyme de trivial La bassesse des idées, des expressions, est une bassesse de convention ou de mode. Telle expression est liasse aujourd'hui qui ne l'était pas il y a deux siècles. On trouve dans Molière plusieurs expressions qui ne choquaient point de son temps, et dont on ne peut plus aujourd'hui faire usage sur le tliéâlre.

11 n'en est pas de même des choses qui sont basses de leur nature. Elles peuvent plaire, lors-

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