BEL
de ccrlains termes bizarres, siècle d'or, merveille de nos jours, fatal laurier, bel astre, etc.; elon a|)[)elle ce jargon beauté poétique.» [Pensées. l"part., art. x, § 25 )
On seul assez, dil Voltaire, combien ce morceau de Pascal esl |)itoyable. On sait qu'il n'y a rien de beau, ni dans une médecine, ni dans les l)ropriétés d'un triangle, et (]ue n')us n'appelons beau que ce qui cause à noire àme et à nos sens du plaisir cl de l'admiration. C'est ainsi que raisonne Aristole; el Pascal raisonne ici fort mal. Fatal laurier, bel astre, n'onl jamais été des beautés poéticpies. S'il avait voulu savoir ce que c'est, il n'avait qu'à lire les grands traits d'Homère, de \ irgile, d'Horace, d'Ovide, etc. [Dictiiinn. phitosoph., '. .. Aristote.)
Bec. Subsl. m. On fait sentir le c. (Voyez Parties des Animaux, i
BEC-D'A^E, Bec-de-cane, Bec-de-cygne, Bec- DE-couBI^. Ces mots étant composés de deux substantifs joints par une préposition, il n'y a que le |)remier substantif qui doive être au pluriel: Des becs-d'âne, des becs-de-cane , des becs-decygue, des becs-de-corbin.
Bec-de-grue. Subsl. f. Quoique ce nom soit composé de deux substantifs, on ne dil pas des becs-de-grue, parce que ce mot signifie une plante à la totalité de laquelle on a donné ce nom. On ne dil pas plus des becs-de grue que des mourons ou des persils.
Becfigue. Subst. m. L'Académie l'écrit ainsi dans sa dernière édition. Pluriel : Des becfigues.
Becquée. Subsl. f. L'Académie dil aussi béquée. Ce dernier devrait être adopte, car c'est ainsi qu'on piononce ce mot.
Bégayer, v. n. de la i'" conj. Dans la conjugaison de ce verbe, on conserve toujours l'y qui se trouve dans l'infinitif, excepté avant e, es, ent: Je bégaie, tu bégaies , ils bégaient; je bégaierai, etc. 11 s'emploie quelquefois activement
Toul cliarme en un enfant dont la langue sans fard,
A peine du Clet encor débarrassée.
Sait d'un air innocent bégayer sa pensée.
(BoiL., ÉpUre IX, 82.)
Bégueule. Subst. f. Voltaire l'a dit d'un homme, en plaisantant : Non, mon cher, je ne suis pas si bégvaulc ; je vous aime de tout mon cœur, je travaille pour vous. (Volt., Corresp.)
Béjaune. Subst. m. Au propre, oiseau jeune et niais. Au figuré, ce mol a été dit par corruption de bec-jaune, par allusion aux petits oiseaux qui, avant d'être en étal de sortir du nid, ont le bec jaune; et on la appliqué aux jeunes gens simples el sans expérience. 11 se dil plus ordinairement des sottises el des inepties des ignorants et des gens sans expérience : On lui a montré son béjaune.
Bêlant, Bêlante. A dj. verbal tiré du v. bêler. Il ne se met qu'après son subsl. : Des moutons bêlants.
Bel-esprit. Subsl. m. On dit au pluriel des beaux-esprits, en vertu de la règle qui veul que, lorsqu'un mot est coniposé d'un adjeclif eld'un subslanlif, on donne à l'un et à l'autre la marque du pluriel.
Bellâtre. Subsl. in. Qui a un faux air de beauté. Je ne crois pas que ce mot soit usilé aujourd'hui.
Belle-de-jour, Belle-de-ndit. Dans ces deux subslaniifs composés, l'adjectif seul prendia marque du pluriel : Des belle s-de- jour, desbelie.s-donuit