BES
Belle-fille, Bellf.-mk.re, Bellk soeur. Ces mots étant composés d'un siibslanlifet d'un ndjectif, l'un et l'autre doit prendre la manpie du pluriel: Les belles-filles, les belles-îiièrcs, les belles-sœurs.
Belligérant, Belligéhante. Adj. qui se met toujours après son subst On prononce les deux l : Les puissances belligérantes. Féraud prétend que c'est un terme de gazette, et propose de le remplacer par ht^lliqueux. Mais ces deux mots signifient des choses différentes. Les puissances belligérantes sont des puissances qui font actuellement la guerre, et qui peuvent ne pas être belliqueuses ; car belliqueux signilic qui aime la guerre, qui a les qualités qui rendent propre à la guerre.
Belliqueux, Belliqueuse. Adj. On prononce les deux l. On peut le mettre avant son subst., lorsqu'il a avec lui une analogie étroite. On ne dit pas un belliqueux prince ; mais on peut dire une belliqueuse ardeur.
Bellot, Bellotte. Adj. Il ne se met qu'après son subst. Il est du style familier.
Belvéder. Subst. m. Le ?'se l'ait sentir.
Bémol. Subst. m. 11 fait au pluriel, des bémols. — Il S€ prend aussi adjectivement : Un si bémol, un mi bémol, dessjbéinols
Bénédicité. ^uDst. m. Ce mot, étant tiré du latin, ne doit pas plus prendre la marque du pluriel que des ave et des te Deum : Des bénédicité.
Bénéficial, Bénéficiale. Adj Ce mol ne se dit que des substantifs féminins matière et cause ; et par conséquent il n'a point de pluriel au masculin. 11 suit toujours son subst.
Bénévole. Adj. des deux genres. En prose, il se met après son subst. : Lecteur bénévole, auditeur bénévole.
BÉNir.NEMENT. Adv. Il ne se met guère qu'après le verbe : On l'a traité bénignemetit.
Bémn, Bénigne. Adj. Au féminin, on mouille ^M. Il peut se mettre avant son subst., lorsque l'harmonie et l'analogie le permettent : Une influence bénigne, cette bénigne influence.
Bénir. V. a. irrégulierde la 2'" conj. Son irrégularité consiste en ce qu'il a deux participes passés.
Bénit, bénite, se dit de la bénédiction donnée par les prêtres avec des cérémonies religieuses. Du pain bénil, de l'eau bénite, un cierge bénit. Venez voir mon église; elle n'est pas encore béni te. {yo\\.., Lettre à M. Fernes. "25. Auguste 1/61.)
Béni, bénie, a toutes les autres signilîcations de son verbe : Etre béni de Dieu et des hommes. Des armes bénites par l'Eglise avec beaucoup d'appareil, ne sont pas toujoues bénies du ciel sur le champ de bataille.
Partout ailleurs bénir se conjugue comme emplir, et, comme le rcmartiue M. Boniface, on doit écrire bé?ii, bénie, à tous les temps composés de ce verbe actif, quel que soit d'ailleurs le sens qu'on lui donne : L'eau que le prêtre a bénie.
Béquillard, Béquille, Béquiller, Béquillon. Dans ces ijuatre mots on mouille les II.
Bercail. Subst. m. On mouille le L II n'a point de pluriel.
Bercer. V. a. de lai" conj. Dans ce verbe, le c a la prononciation de se; et, pour la lui conserver à tous les temps et à toutes les personnes, il faut mettre une cédille dessous toutes les fois qu'il est suivi d'un a ou d'un o. Ainsi on écrit nous berçons , je berçais, je berçai, et non pas nous berçons, etc.
Besoin. Subst. m. Besoin se dit de toutes les choses nécessaires à l'homme pour satisfaire ses besoins. L'Académie a omis cette acception, ou
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du moins l'a indiipiée d'une manière insuftisante Je 7ne procurerai tous mes besoins, et pourvu que je les aie, je ne me soucierai point que les autres soient misérables. (Montesquieu, Lettres persanes. ^
Avoir besoin de quelque chose. Je vous fournirai ce dont vous aurez besoin.
Bestial, Bestiale. Adj. Il n'a point de pluriel au masculin. Fureur bestiale.
BrsTiALEMENT. Adv. Il lie se met qu';ipros le verbe : // a toujours vécu bestialement.
Besthux, Bétail. L'Académie dit <pieiM/iat/x signilie la même chose que bétail; que l'un est un pluriel, cl l'autre un singulier. Féraud, déterminé sans doute par ridenlilé de la signification des deux mots, dit (juc bestiaux est le pluriel de bétail. Je crois [)lulôt que bétail se dit de l'espcce, le gros bétail, le petit bétail; et bestiaux des individus : Allez soigner les bestiav.r.
BÊTEMENT. Adv. Oii peut Ic iiiotlre entre l'auxiliaire et le participe : // a agi bêtement.
BiBus. On prononce les. H est toujours précède de la préposition </e : C'est une affaire de bibus.
Bien. Subst. m. On ne fait point sentir un n euphonique après ce mot su'vl d'une voyelle ou d'un h non aspiré. On j>ron/>»;c:: ^c uu-n est a mot, et non pas ce bie?i-n-cst à moi; cesc un iL.. souhaiter, et non pas t'est un bien-n-ù souhaiter.
£ie« est aussi adverbe. 11 exige l'article après lui : Bie?! du monde, bien de l'argent, bien destens.
Cet adverbe se met toujours après le verbe dans les temps simples : Il chante bien. Mais il se met ordinaircincnl avant V'mïm'nW : Il faut bien chanter; ci dans les temps composés, entre l'auxiliaire et le participe : lia bien chanté.
On prononce bien adverbe avec un « euphonique lorsqu'il est suivi d'un adjectif, d'un adverbe ou d'un verbe qui commencent par une voyelle ou un h non aspiré ; C'est une fonction bien-n-honorable, il a servi bie n-n-utilem ent la patrie, il faut bie n-n-éc rire, etc. Mais si cet adverbe est suivi de tout autre mot qu'un adjectif, unadverbe ou un verbe, il ne se prononce pas avec le n euphonique. Ainsi l'on prononce , il parlait bien et à propos, et non pas, il parlait bien-n-et à propos.
Au lieu de plus bien, on dit mieux. Mais on dit moins bien et aussi bien.
Lors(pie cet adverbe est suivi d'un substantif mis au pluriel, le verbe se met au môine nombre: Bien des gens pensent. Voyez Accord, Adverbe, Comparatif
BiEN-AiiiÉ, Bien-aimée. Adj. et subst. Il se prononce avec le n euphonique ; Son fils bien-n-aimé, c'est ma bien-n-aimée.
BiEN-AisE. Adj. des deux genres. On prononce avec le n euphonique, bicn-n-aise. On dit j/? suis bien-aise de cela. On dit je suis bien aise de le surprendre, et je suis bien-aise que vous le surpreniez. Dans le premier exemple, le verbe 5urprendrf se rap\Mjric au sujet de la proposition; dans le second, il ne s'y rapporie pas.
On dit substantivement, laissez jouer ces enfants tout leur bien-aise ; et J.-J. Kuusscau a dit : Laissez-les haranguer tout leur bien-aise. Féraud dit (juil n'a vu ni entendu nulle pai l cette façon de pailer Quant à nous, n->us pensons qu'elles'cmploie souvent dans le langage familier.
Bien-dire Subst. m. H n'a point de pluriel. On dit «lue quelqu'un est sur son bien-dire; mais on \)C lin \)[\s qu'il est sur ses bien-dire.
BiEN-DiSANT, BiKN-DisANTE. Adj". L'Acadcinie dit qu'il signifie ijui parle bien et avec facilite,