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et qu'on l'emploie aussi par opposition à médisant. IS'ous pensons, cuminc Fcraud, qu'il n'est plus usité ni dans l'une ni dans l'aiitie acception, et particulièremcnl dans la seconde. Peut-être pourrait-on dire en plaisantant, d'un homme qui affecte de bien parler, c'est un hnmine bien-disant ; ou substantivement, c'est un licn-disant; mais nous n'en connaissons point d'exemple.
Bien-être. Sultst. m. 11 se prononce avec le n euphonique, hien-n-êtrc.
BIE^FAls.^^cE. Subst. f. On prononce hienfemnce dans le discours ordinaire. Ce mot, inventé par l'abbé de Saint-Pierre {Mémoire pottr diminuer le nombre des procès, p. 37), a causé un §rand scandale parmi les gens qui ne veulent <iuc delà charité cl des aumônes; et l'abbé Desfontaines l'a tourne en ridicule dans son Dictionnaire névloffif/uc. Voltaire en fait l'éloge dans les vers suivants, et aujourd'hui il est adopté généralement.
Certain législateur, dont la plume féconde Fit tant de vains projeta pour le bien de ce monde, Et qni, depuis trente ans, écrit pour des ingrats. Vient de créer un mol qui manque à Taugelas. Ce mot est bienfesance; il me plail; il rasjcmble, Si le cœur en est cru, bien des vertus ensemble. Petits grammairiens, grands précepteurs des sots. Oui peseï la parole et^ mesurez les mots. Pareille expression tous semble hasardée, Mais l'univers entier doit en chérir l'Idée.
'Septième Discours sur l'Homme, 117.)
Voyez Aumône.
Bienfaisant, Bienfaisante. Adj. On prononce bienfcsant dans le discours ordinaire. Cet adj. peut précéder son subst., quand l'harmonie et l'analogie le permettent. J.-J. Rousseau a dit en prose, la bienfaisante nature, et Rousseau en vers, vos bienfaisantes mains. A'oyez Adjectif.
Bienheureux, BiENiiEcneusE. Adj. Dans la prononciation, on fait sentir le n euphonique entre bien et heureux, bicn-n-heurcux. On peut dans certains cas le mettre avant son subst. Voyez >4ajectif.
Et je crojaii toucher au bienheureux moment.
(lUc, Bajas., act. I, se. IT, 18.)
Bienheureux n'est plus le mot propre dans ce sens; on mettrait à présent.
Et je croyais toucher au fortuné moment.
(LUNEAU DE BoiSGBEMiliX.)
Quand bienheureux est joint à un verbe, il s'écrit en deux mots, et alors Men est adverbe, et Jieureux adjectif : F'ovs êtes bien lieureux de l'avoir prévenu. On voit que cet adverbe doit précéder l'adjectif.
Biennal, Biennale. Adj. Il se met après son subst : Emploi hiennul, charge biennale. Emplois biennaux.
Bienséance. Subst. f. On d'\lco7inaître, observer les bienséances. — Dans le sens de convenance, bienséance n'a point de pluriel. On dit cela est à ma bienséance, à votre bienséance ; mais on ne dit pas, à nos bienséances, à leurs bienséances .
Bienséances, en terme de littérature, se dit de la conformité d'un ouvraged'espritavcc l'opinion, les mœurs, les usages, le goùl du pays cl du siècle ■>ù l'on écrit. Les bienséances varient selon Irs icmps et les lieux. Telles scènes qui choquent les bienséances sur le théâtre français, passent pour excellentes en Allemagne ou en Angleterre JNos prédicateurs, qui [jarscmaient autrefois leurs ser-
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inons de citations d'auteurs païens, choqueraient les bienséances s'ils voulaient le faire aujourd'hui. Il fut un temps où, sur la scène française, les amantes et les princesses mêmes, déclaraient leur passion avec une liberté et même une licence qui révolterait aujourd'hui tout le monde.
Bienséant, Bienséante. Adj. qui ne se met qu'après son snbst. : Conduite bienséante.
Bientôt. Adv. Le t ne se prononce que devant une voyelle. Il se place après les temps simples des verbes : Il reviendra bientôt ; entre l'auxiliaire et le participe, lorsque les temps sont composés: Il sera bientôt revenu. Quelquefois on le met au commencement de la phrase : Bientôt vous le verrez revenir.
Bienveillance. Subst. f. Ce mot n'a point de pluriel.
Bienveillant, Bienveillante. Adj. On peut le mettre avant son subst., lorsque l'harmonie et l'analogie le permettent. On ne dit pas un bienveillant homme, une bienveillante femme; mais rien n'empêcherait de dire un bienveillant accueil. Voyez Adjectif.
Bifteck. Subst. m. Il fait au pluriel cfe* W/"tecks. [Dict. de l'Acad.)
Bigarruee. Subst. f. On dit la bigarrure du style. C'est un défaut qui consiste à mêler dans le même ouvrage des expressions nobles avec des locutions basses. On trouve encore de cette bigarrure dans les pièces de Corneille.
Bigot, Bigote. Adj. On peut quelquefois, même en prose, le mettre avant son subsl. On dirait fort bien, dans sa bigote humeur, elle chassa son fils de sa présence. Voyez Adjectif.
Bilieux, Bilieuse. Adj. Il se met toujours après son subst.
Bill. Subsl. m. emprunté de l'anglais. On mouille les IL
BiNAinE. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son subst. : Nombre binaire, arithmétique binaire.
Bipède. Adj. des deux genres. Il suit son subst. : Un animal bipède.
Bis. Adv. On prononce le s. On l'emploie pour demander que l'on répèle ce que l'on vient de dire ou de chanter.
Bis, Bise. Adj. L'Académie ne le dit proprement que du pain ou de la pâte. Elle a oublié qu'il se dit aussi de la farine : De la farine bise, des farines bises. Pain bis, pâte bise. On dit aussi substantivement, le bis de la farine.
BiscoRNC, Biscornue. Adj Qui a une forme irrégulière et bizarre. Il est familier et ne se met qu'après son subsl.
Bise. Subst. L II ne se met point au pluriel.
BisEï;. V. n. Terme d'agriculture qui signifie noircir, dégénérer d'année en année : Le froment est plus sujet à biser que les autres grains. Les avoines bisent dans les terres froides.
Bizarre. Adj. des deux genres. Il peut, daus certains cas, se mettre avant son subst. On ne ùit pas un bizarre homme, une bizarre opinion ; iiiUiS on pourrait dire une bizarre humeur.
Si l'on veut prendre une idée juste de la signification vie ce mot, ce n'est pas au Diitiunnaire de l'Académie (|u'il faut avoir recours. Eile le définit, fantasque, extravagant, caiiricieux, et donne [jour e.vcmples, sentiments bizarres, opinions bizarres. A\nsi dds se?itimenis bizarres, des opinions bizarres sont, selon l'Académie, des sentiments, des opinions fantasques, extravagants, capricieux. L'homme bizarre n'est ni l'Itomme fantasque, yi l'homme capricieux. S'écarter du