BOI
phrase. Dans vmjez ce bloc, il faut prononcer le c. Dans un bloc de marbre, on ne le i^rononfe pas. Le c se prononce aussi quand le mol bloc est suivi d'un mol (jui commence par une voyelle ou un h non aspire. On dil faire nmrchè en bloc et en tus, el dans celle façon de parler, on fail senlir le c de bloc.
Blocus. Subst. m. On prononce le s.
Blond, Blonde. .Adj, Le rf ne se prononce poini au masculin. Cel adjoclil' peut, dans cerlains cas, se mettre avant son subslanlif. On ne dil pas ses blonds pnils, sa blonde perruque ; mais on pourrait dire ses blonds cheveux, sa blonde chcrelurc, parce que dan-; ces deux exemple^, blmds et cheveux ou chevelure deviennent ctroilemont analogues par l'idée commune d'ornemenl, de parure naturelle: ce qui ne peut avoir lieu dans blonds poils, ni blonde perruque. Les poêles l'ont un fréquent usage de celle inversion : le blond Phébus, la blonde Cérès. Voyez Adjectif.
Blondin, Blondine. Subsl. L'Académie le définit, celui, celle qui a les cheveux blonds. Mais il ajoute à celle signification une idée de mignardise, de gentillesse. On entend aussi parce mot un jeune homme blond, ou à peu près, qui fail le beau .
BocAGER, Bocagère. .\dj. Delille l'a employé dans une acception que l'Académie n'a pas indiquée {Enéide, VI, 943) :
Le Lélhé baigne en pais en rives hocagèrc».
Le poëte a sans doute voulu indiquer par là des rives embellies par des bocages.
Bocal. Subst. m. On dil au pluriel iocawa?.
BoECF. Subsl. m. Féraud prélend (juc l'usage actuel veut qu'on écrive beuf; cependant on ne trouve guère celle orlhographe que dans son Dictionnaire. Les grammairiens ne sont pas d'accord sur la prononciation de ce mol. Les uns veulent qu'on ne prononce jamaisle f; d'autres, qu'on le prononce toujours au singulier cl jamais au pluriel ; d'aulres enfin, <]u'on ne le prononce point mj singulier lorsqu'il est suivi d'un adjectif.
Il faut donc consulter l'usage, et voici, je crois, ce qu'il prescrit. Le /"se prononce dans ce mol lorsiju'il est au singulier, el même avec un adjectif. On ne dil pas du beu fumé,du heu saU', du heu entre-lardé. Je ne connais que l'expression populaire bœuf-gras, par laquelle on exprime un bœuf gras<iuc l'on (iroméncen pompe dans les rues de Paris pendant le carnaval, où l'on supprime le /"dans la prononciation
Féraud prétend qu'on prononce ner de hœu. Je pense (|u'on prononce ner de bœuf.
Au pluriel le /"ne se prononce pas.
Et pour surcroit de maux, un sort malencontreux Conduit en cet endroit un grand troupeau de bœufs, (BoiL., Sot. VI, 53.)
— Dans sa dernière édition, l'Académie est du mêri«e avis.
Boire. V. a. el irrégulier de la 4'" conj. Voici •-A)mmcnt il se conjugue :
Indicatif. — Présent. Je bois, tu bois, il boit; nous buvons, vous buvez, ils boivent. — Imparfait. Je buvais, tu buvais, il buvait; nous buvions, vous buviez, ils buvaient. — /'awe simple. Je bus, lu bus, il but; nous binncs, vous bùies, ils burent. — Futur. Je boirai, tu boiras, il boira; nous boirons, vous boirez, ils boiront.
Conditionnel.— /'re■■se«^ Je boirais, lu boirais, i