BON
il boirait ; nous boirions, vous boiriez, ils boiraient.
Impératif. — Présent. Bois, qu'il boive; buvons, buvez, qu'ils boivent. — Subjonctif. — Présent. Que je boive, que lu boives, iju'il boive; que nous buvions, (]uc vous buviez, (]u'ils boivent. — Imparfait. (,>ue je busse, (]iie tu busses, qu'il but ; (]uc nous bussions, que vous bussiez, ([u'ils bussent.
Partici|)e. — Pre'ie/i/. Buvant. —Passé. Bu, bue.
Les temps composés se mettent avec l'auxiliaire avoir.
Boire du vi?i, de l'eau. L'Académie dit que le papier boit, que la terra boit l'eau ; mais elle ne donne aucun exemple qui ail rapport à l'emploi «pie Rac!!ie fail de ce mot dans Phèdre (acl. II, se. 1, 60) :
Et la terre liumeclêe But à regret le sang du neveu.t d'ErcclilUée.
El Delille dans le vers suivant [Enéide, 1,8^7):
Tant que la mer boira les fleuves vagabonds. . . .
Celle dernière expression ne peut être tolérée tpi'en poésie.
On dit boire un affront, boire le calice jusqu'à la lie ; el en style d'Ecriture sainte, boire l'iniquité comme l'eau.
Boi.sEnx, BoisEDSE. Adj. Qui est de nature de bois, dil l'Académie. Les naturalistes disent Hgneux. L'un el l'autre ne se met qu'après son subst.
BoiTEDx, BoiTEcsE. Adj. Pascal a appelé un esprit mal fait vîi esprit boiteux. {Pensées, 1" part., an. vin, § 11.) Il ne faut pas l'imiter en cela ; mais il y aurait trop de sévérité à reprocher à Delille d'avoir dit dans sa traduction de VÉnéide :
Tel le vaisseau boiteux se traînait avec peine.
Bombe. Subst. f. On dil la bombe a crevé, pour exprimer l'action ; el la bombe est crevée, pour exprimer l'état. Voltaire a dil .•
On entendait gronder ces bombe$ effroyables, Pes troubles de la Flandre enfants abominables. (Henr., VI, 199.)
Bon, Bon.ne. Adj. Meilleur csl le comparatif de bon : Ceci est bon, mais cela est meilleur. Ce comparatif est \>o\\v plus bon, qui ne se dit pas, si ce n'est dans celle phrase : // n'est plus bon à rien, qui veut dire il n'est plus propre à rien, il ne vaut plus rien. Mais alors plus n'a pas le sens comparatif. Cependant on dit moins bon, aussi bon. Voyez Comparatif.
Cel adj. se met toujours avant son subsl., lorsqu'il n'est pas accoin|)agné d'autres adjectifs : Un bon homme, une bonne femme, du bon vin. Quand je dis accom[)agné d'aulres adjectifs, on sent bien que j'en cxccplc les prépositifs; mais quand il y a plusieurs adjectifs, il peut se mettre avant ou après : Un bon et brave homme, un homme brave et généreux. On peut ai*si le mettre après, lorsqu'il est précédé d'un adverbe ; Du vin très-bon, assez bon, extrêmement bon, etc.
En parlant d'une personne dont on croit tirer quelques renseignements utiles, on dil elle est bonite à entendre ; Cl l'on dil aussi dans un sens analogue : Cet oiseau est bon à manger. Mais