‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 77 sur 453 · CAR · texte numérisé non relu

CAR

caquets. Aujourd'hui on dit faire des caqueU, écouler des caquets, clc.

Caqdetage, Caqueterie. Le premier est un subst. m., le second un subst. f. L'Académif dAfinit ces deux mots, action de caqueter. On tlii caquetage, anus caqueterie c^l lré>-|K;u usilè

Car. Conjonction. Elle sert à lier deux propositions, en indi(iuant la seconde coniine raibt.u de la première; Il plaira, car il est aimable.

Caractère. Subst. m. Le caractère d'un iioinnie dépend des difl'érentes (pialités «jui le modifient: c'est par là qu'il est triste ou gai, vif ou h-nt, doux ou colère. Il en est de niènie des différents sujets que traite un écrivain, lis sont siisceiUiblcs dedilïérents caractères, parce (ju'ils sont susceptibles de diifcrentes niodificalioiis. Mais ce n'est pas assez de leur donner le caractère (pii leur est propre, il faut encore les modifier suivant les sentiments que nous devons éprouver en écrivant. Un ambitieux ne parlera i)asavec le même intérêt de la gloire et des plaisirs; un avare, du gain cl des divertissements; un amant, de sa maîtresse et d'une personne pour laiiuelle il n'a que de l'estime. Le langage <iue nous tenons lorsque nous parlons de choses qui nous touchent, est bien différent de celui cjne nous tenons lors(iue nous parlons de choses qui ne nous touchent pas; et noire discours se modifie naturellement de loulcs les choses qui se passent en nous. Sommes-nous accablés de tristesse, nos discours prennent la teinte sombre qui règne dans notre ànie : ils sont tristes comme r.os pensées. La gaieté séduit-cUc notre imagination par de riantes images, nos discours sont animés par la vivacité qui la caractérise : ils reçoivent d'elle le reflet des couleurs dont elle brille.

Le caractère du style doit donc se former de deux choses : des qualités du sujet (lu'iin traite, et des sentiments dont un écrivain doit être affecté.

Chaque pensée considérée en elle-même peut avoir autant de caractères qu'elle est susceptible de modifications différentes. Il n'en est pas de même lorsqu'on la considère comme faisant partie d'un discours. C'est à ce (jui i)récéde, à ce qui suit, à l'objet qu'on a en vue, à l'inlérél qu'on y prend, et en général aux circonstances où l'on parle, à indiquer les modifications aux(iucllcs on doit la préférence. C'est au choix des termes, à celui des tours, et même à l'arrangement des mots, à exprimer ces modifications; car il n'est rien qui n'y puisse contribuer. Voilà pourquoi, dans un cas donné, quel qu'il soit, il y a toujours une expression (|ui est la meilleure, et qu'il faut savoir saisir. Voyez 7our, S/yle

Caractéristique. Adj. pris substantivement. C'est un mot dont on se sert particulièrement en grammaire pour exprimer la principale IcUrc d'un mot, qui se conserve dans la plupart de ses temps, de ses modes, do ses dérivés, de ses composés. La caractéristique ujaniuc souvent l'otymologie d'un mot, et elle doit être conservée dans son orthographe , comme le r dans les mots course , mort, etc. ,

Caiuhnal, Cardinale. Adj. qui ne se met nu après son subst. Il fait cardinaux a» pluriel masculin : Les vertus cardinales, les points car dx-

C'est aussi un terme de grammaire. On appelle adjectifs de nombre cardinaux les adjectifs qui servent à marquer la quantité des persuimes ou des choses, et répondent a la question combien y en a-t-il? Ce sont un, deux, trois, quatre, etc.

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