CLO
teur, qui ne voit i)as la liaison des idées, ne comprend plus ce qu'il lit. C'est un défaut dans lequel tombent souvent les gens lrés-s:ivants Nous terminerons cet article par un pas^ancde d'Alcmbcrl sur la clarté : « la clarté, (pii ôsi la loi fondamentale du discours, dit cet illnslie auteur, consiste a se faire entendie sans jK-ine i»ii y iiarvicnl par deux moyens : en menant les idées . li;iLune à sa place dans l'ordre naturel, cl en exprunant neilcment chacune de ces idées, les idées sont exprimées nettement et facilement, si l'on évite les tours ambigus, les phrases iroj! louiiuos, trop chargées d'idées incidenies et acccsMiuesa I idée piincqtalc; les tours épigraininatiques, dont la multitude ne peut sentir la linesse; car l'orateur doit bc souvenir (pi'il parle pour la multitude. » "N'oyez Elociitimi.
Classique. Adj. des deux genres qui suit toujours son siibsl. : Aiilcvrciussiqiic. — (!e mot se dit des auteurs que l'on explique dans les collèges.— 11 se dit aussi des auteurs inoilernes qui peuvent être proposés pour modèles pour la beauté du style. — Nous ap|)elons auteurs classiques, dans notre langue, les bons autt'urs du siècle de Louis XI \, tels que Uacine, Boileau, l-'énelon, ctc , et (juelqiies auteurs du dix-huitième siècle, lelsipic BulTon, Voltaire, Jean-Jac- (jnes lîoiisseaii, etc.
Claude. Nom i>iopre. Les grammairiens ont ilit -généralement ipie l'on prononi;ait GlunJe. La Graiiiiuuirc des Graminnires, d'après Wailly, décide (|ue l'on doit prononcer comme on écrit. iS'ous sommes bien aussi de cet avis; mais ni Wailly, ni la Graimnaire îles Graiiiinnires, ne sont parvenusa changer raiieieime iinmouciation.
Claustral, CnusTnxLE. Ailj. Il l'ail cliiuslrauxau pluriel masculin : Les lieux claustniuj:.
Clef, iubsi. f. On ne piononee point le f.
Clijmence. Subst. f. Ce mot n'a point de pluriel.
Clément, Clémente. Adj. (pii suit toujours son subst. : Prince clément, père clément, j^je clément.
Clerc. Subst. m. le c final ne se prononce pas, excepte dans le mol coinpos(; c/erc-à-uuntrc.
Clérical, Cléricale. Ailj. Il ne se met qu'aprés son subst. : Ordre rlirical, titre clérical.
Clékicalement. Adv. il ne se met (pi'aprcs le verbe : // est vêtu cln-iculcmcnt.
Cluiatérique. Adj. des deux genres (pii ne se met ipTaprès son subst. : Année climutirique.
Clinquant. Subst m. Ce mol se dit au ligure des faux brillants d'un ouvrage d'esjuit Boileau a dit le clinquant du lasse [Sut. IX, 4/5.); Cres- SCl, le clinquant de l'esprit.
Cloaque. Subst. Dans ipiclques dictionnaires on le fait masculin et l'cminin; dans d'autres, seulement masculin. L'Académie le l'ait léminin en |iarlant des ouvrages des anciens, semlilables à ceux que nous nommons é^oiUs ; cl masculin dans toutes les antres acceptions. On ne voit pas trop pourquoi l'Académie a embarrasse la langue de celte distinction frivole. Anjounl'liui, la plupari des auteurs le font maseiilin dans iimiesses acceptious, el nous pensons qu'on doit les nniier. {.'Encyclopédie le lait masculin, même en parlant des cliiuqiies des anciens.
Ci-ORRË. V. a. et déicilucux de la k' conj, L'Académie écrit clnrc. On léirit géncrahinent avec deux r. Ce verbe n'est en usage ipi'aux irois personnes du présenl singulier de rm.licatif : J» clos, tu clos, U dut; an fiilur simple dc' 1 indicatif, je clorrai; au présent du conditionnel, jflcfc»"-