‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 95 sur 453 · COI · texte numérisé non relu

COI

rais; au participe passé, clos, close. Les temps composés sont usités et se forment avec l'auxiliaire at-nir.

Ce verbe est peu usité dans le sens de fermer. 11 lest diuaiUagc dans le sens (rciilcnner, d'entourer, d'environner de murailles, de haies, de fossés : Clorre un jardin, un parc, une ville; clorre de murailles, de haies ; clorro un compte, un inventaire. A oltaire dit, dans ses Ilcmarqucs sur Corneille, (jue ce mol n'est pas d'usage dans le style trafique.

Clïsiére. Subst. m. L'Académie dit qu'on se sert plus ordinairement du mot lacement, ou de celui de remède. C'est le dernier qui est le plus usité.

Co, coji, COL, COR Cl coN. Particule prépositive empruntée de la préposition lalinc cM7/i,avcc,(iue l'on met au commencemcnl de certains mots, el qui garde le ï^cns de la préposition latine. On se sert de co devant un mol sinij)lc qui commence par une voyelle ou par un h muet : Coadjuteur, coêternel, coïncidence , coopération, cohabiter, cohéritier. On emploie com devant une des consonnes labiales, b, p ou m: Combattre, compétiteur, commutation. On se sert de col quand le mot simple connncncepar /; Collection, colliger; le mot colporteur \\c?>\. point contraire à celle règle, il signifie porteur an col. On fait usage de cor devant les mots qui commencent par r : Corrélatif, correspondance. Dans toutes les autres occasions, on se sert de con : Concordance, condenser, considération, conglutiner, conjonctif, connexion, conquérir, conspirer, contemporain, convention, etc.

CoACTiF, CoACTivE. Adj. qui ne se met qu'après son subsl. : Puissance coactive, pouvoir coactif.

Coche. Subsl. 11 est masculin lorsqu'il signiue une voiture d'eau ou de terre ; il est féminin lorsqu'on lui fait signifier une cnlaiUure faile dans un corps solide, ou bien une truie.

CoDiciLLAiRE. Adj. dcs dcux gcnrcs. On prononce les / sans les mouiller.

Codicille. Subst. m. On prononce codicUe, comme s'il n'y avait qu'un l. .Je ne sais pourquoi l'Académie l'écrit avec deux l.

Coeur. Subst. m. L'expression deprendre cœur, pour prendre des senlimenls, n'est guère permise que quand un dit : Prenez un cœur nouveau, ou bien reprendre cœur, reprendre courage. (Volt., Rem. sur Nicomède, act. 1, se. i, (55.)

On dit le cœur parle, c'est 7non cœur qui vous parle :

Je veux que l'on soit homme et qu'en toute rencontre Le fond de notre cceur dans nos discours se montre, Que ce soit lui qui parle.

(Mol., MUanthr., act. I, se. i, 69.)

Est-ce donc votre cœur qui vient de nous parler ? (ItAC, Iphig., acU I, se. m, 8.)

Cognassier. Subst. m. On mouille le gn.

CoG^AT, CoGNATioN. Daus ces deux mots le g se prononce durement: Coguenat, coguenation, en passant légèrement sur^«e.

CoGNÉE.CoGNER. Daus CCS uiots on mouille le^«.

Coi, CoiTE. Adj. Féraud dit qu'il faut dire cuie au féminin, et que coite est un gasconismc. C'est une erreur; on dit coite à Paris et partout où l'on se pique de bien parler. Il n'est guère d'usage (lue dans ces pLrases : Se tenir coi, demeurer c'u;et je ne pense pas qu'on dise, comme le prétend l'Académie , une chambre coite, pour si^ilier une chambre bien fermée et bien chaude.

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