‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 115 sur 169 · TOR · texte numérisé non relu

TOR

remarquer cependant que le nom du., tonnerre est forpié d'une syllabe très-sonore, alongée d'une terminaison roulante.

Les Celtes ont dit tonitruj les Latins tonitruuni j et leur prononciation donnoit a ce mot une harmonie sourde et retentissante conune les grondemens de la foudre dans les échos; les Italiens tuono^ les Espagnols tronidoj les Anglois thunderj dont l'énergique prononciation augmente beaucoup la valeur, et les Allemands donner.

Ajoutons I sans pousser plus loin cette recherche , que les idiomes humains n'ont pu exprimer un bruit de la nature de celui-ci que par des appro:i^imations encore bien imparfiatiteSy quoique le son radical des diflRérens noms par lesquels ils Vont caractérisé^ soit le plus grave de tous ceux que peut former la voix* Aussi est-il devenu^ dans les mots son et ton, le signe général de tous les bruits , de toutes leurs modifications et de tous leurs e£kts.

TORRENT. Du bruit d'un courant d'eau trèsimpétueux, eflEet que l'auteur d'un roman moderne a cherché à rendre dans ce passage , qui ne me paroltpas tout-à-fait dépourvu d'harmonie.

ce Après des pluies abondantes, un torrent « large et rapide , grossi de tous les ruisseaux a et de toutes les ravines , descend du haut de n nos montagnes ayec le bruit de la foudre , s'^a lance furieux dans la plaine , la remplit d'épou-

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