V. 9. Parus enim quamvis per noctem tinninet omnem
Parus. — Un de ces mots sur lesquels tous les éditeurs de la Philqmèle sont d'accord , quoiqu'il ne soit pas le plus fecile à interpréter , et qu'il manque dans la plupart des glossaires. Du Cange renvoie au 6pa;^uç (bruchys) des Grecs, qui signifie brei^iSj probablement parce que cette expression ne lui présente qu'un substantif inconnu, composé par analogie sur le parhm ou le parvûs des Latins. Robert Etienne* définit ce parus ^ a^iculaj gallicè jxiéssinge j mais sans s'appuyer d'aucune autorité ; et la mésange est en etkt un oiseau très-petit dont la voix n'a rien d'agréable. Le Dictionnaire de Tréteaux donne parus parmi les noms latins de la mésange. Burmann a lu au pluriel parri dans le Glossaire de Leyde,
Ibid. TiWNiWET. — Tinnire^ Jictitium a sono vocabulum. Proprie de metallis resonantibus dicitur^ quum ex eorum pulsatione sonus efficitur, '
Varro.
♦ Toutes les fois que je cite ici Robert Etienne, je parle de la dernière édition du TTiesaurus Unguœ latitiœ, sans me croire obligé à distinguer ce qui appartient à Robert Etienne lui-même, des excellentes additions d'Henri Etienne et de leurs savants éditeurs. Il en est de même pour tous les livres du même genre.
II y a en effet dans le chant de certains oiseaux criards un petit retentissement métallique assez analogue à celui d'un métal sonore qui tinte sous le battant ou sous le marteau. Nous en citerons un autre exemple sous le vers 17, au mot pi^ sitôt.
De tinnirej se sont formés diminutivement , ou pour d'autres acceptions îmitadves, tintinnire, tintinare, tinnitarej tinninere, qui est ici la leçon la plus généralement suivie. D'autres éditions ont écrit timpanetj Baerius tinniat, Burmann et Wernsdorf tinnipet. Scliott a préféré tinnitet, mais il n'est pas probable que le poète se soit servi deux fois du même vocable a quatre vers de distance.
Le son primitif est bien conservé dans ce vers fectice d'Aristophane :
Tl, Tt, Xty Tt, tifiTtrpv, ( Ti, ti, ti, ti, timptru. )