HUITIÈME REMARQUE
y. i5. Vere calente novos componit Acredula cantus.
AcREDULA. — Putatur essé*luscinia, dît Robert Etienne, acris etsua^îssimi cantus auis. Cette opinion est bien éloignée de celle des auteurs qui croient reconnoître dans ce mot le nom de la foulque y celui de la chouette y et même celui de la grenouille , animaux , acris, mais non pas suai^issimi cantus. Il seroit au reste fort extraordinaire que l'auteur de la Philomèle eût cru devoir sacrifier le rossignol sous le nom â^ Acredula^ au rossignol sous le nom de Philomèle. Le vers suivant ,
MatiUinali tempore tune mitilans,
caractérise parfaitement l'alouette que cet auteur ne pouvoit pas oublier , et qui n'est pas nommée ailleurs.
Gbarleton n'éclaire pas la question. H ne désigne l'oiseau nommé Acredula, que par un caractère unique qui est tiré de sa voix, et qui nous fournit une douteuse onomatopée de plus : Acredula mituat a sono ^voci^ exilis.
Je me trouve heureux de me rencontrer avec Goldast dans mon opinion sur YAcredula, qu'il définit un oiseau de Tespèce de Talouette.