‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 142 sur 169 · SEIZIÈME REMARQUE · texte numérisé non relu

SEIZIÈME REMARQUE

Y. 34* Acdpiter pipat> Mîlvas hiansque lipit.

PiPAT. — Pipare a été employé par Varron en

parlant des pouli^. Nonnîus Marcellus dit : « Mu- « git bovis, ovis balat, equi hinniunt, gallina « pipat. » Le diminutif pipilo ou pipito est dans Catulle^ de passere, Ëpig. III :

Ad suam domiriam ùsque pipUabaU

Le nom. même du pigeon , pipioj n*a pas d'autre étymologîe. Bochart appelle pipitus le chant du moineau. V, PlLiWER , Onomatopées francoises. Il est a rémarquer, au reste, que l'épervier a une espèce de ramage d'appeau et de fascination qui lui sert à surprendre les petits oiseaux , et que ce mot exprime fort bien.

Ihid\ LiPiT. — Papias écrit lupire, qui paroi t plus immédiatement fait du grec Auttéo ( lupeo ) ^ doleOj quasi vocem edere dolorosam. C'est l'étymologie très-naturelle de Charleton. Festus rapporte une autre onomatopée de ce cri, qui doit être formée de ce soufflement chuintant que nous avons eu occasion de remarquer dans les oiseaux de proie : « jiigere mil^i dicuntur^ cum vocem « emittunu » Elle est également connue de Papias.

DIX-SEPÏIÈME REMARQUE.

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