V. 52. Ast Lupus ipse ululât, frendet agresiis Aper
Ululât. — Schott, qui écfit sept vers plus loin :
356 REMAIK^fUES
Porro Canis Uurat^ éetxtiàt: Porto Lupvs
Quand on re&it un texte , il faut le refaii adroitement.
Le poète a dit^ au vers ^i , ululant uIuIcBj et il semble qu'il auroit dû éviter cette répétition à onze vers de distance dans un poème qui n'en contient que soixante-dix; mais les Latins n'avoient pas^ comme les Italiens^ la double onomatopée à'ululare et à^urlarcj et c'est pour cela que l'auteur de la Philomèle, amené par le sens et le sujet de son poème k une redondance inévitable de mots, s'est cru obligé de justifier le second emploi qu'il fait de cette expression par un tour ingénieux , Lupus ipse, qui indique assez que les termes lui manquent pour exprimer un cri innommé j et cette explication rend encore plus inadmissible la mauvaise leçon de Schott.
Ihid. Faendst. — L'Ovide de la Philomele n'avoit pas lu inutilement le premier, qui a dit : Aperfrendens, lib. I, v. 46 > àe Arte amandi. Il y a peu de mot& d'ailleurs plus heureusement appropriés par les poètes a différentes acceptions imitatives. Charleton définit bien le bruit singulier qu'il représente : proprie notât sonum edere dentibus collisis,