QUARANTE-SIXIÈME REMARQUE
y. 61. Mus ayîdus mmtrat velox Mustellaque dîntrit.
MiNTRÀT. — Cette leçon est la plus commune
et la plus probable ; cependant Schott et Wernsdorf écrivent mintrit. Bondamius est disposé k lire murrit qui seroit bien mieux composé. Un vieux glossaire inédit donne minent. Ces ^varice lectiones reposent presque toujours sur des fautes de copies ou d'impression. Elles suffisent cependant pour charger les Dictionnaires de mots presque aussi inutiles les uns que les autres , non qu ils ne soient pas également pittoresques , mais parce que , depuis qu'il existe des langues , ils n'ont peut-être été employés que dans la Philo-
3iI£LiE.
Le cri de la souris a été représenté dans Plante par le vocable indéfini ou radical, tritj qui est très-précieux, comme racine d'une grande famille de mots k laquelle se rattachent trituSj triturare, qui est une action propre au rat , et peutêtre le trutilare du vers 17, qui exprime un bruit analogue. Ce trit de Plante a été remarqué par Sosipater, grammairien napolitain qui vivoit au temps d'Honorius.
Je ne rapporte que pour mémoire la leçon de l'édition de 1492 , qui écrit mitrat.
Ibid. DiNTRiT. — Il en est de ce mot comme du précédent. M. Noël , plus prudent que Robert Etienne, n'ose pas décider s'il appartient k la premièreoukla quatrième conjugaison. Cela est efifiectivement fort équivoque , mais cela est heureusement assez indifférent. Papîas écrit drinorare^qae
Wernsdorf lit judicieusement drindare. Dans- YossiuAy mustelm drindant. Schott et Bvnnaim adoptent drindit.
Le9 Grecs ont exprimé aussi le cri de la souris par ce*r|Oio'fxd$ (trismos), dont les acceptions sont si multipliées , et qui parolt mieux approprié a ce sens qu'a beaucoup d'avrtres, ce mot étant fart aiialogue au trit de Plante et de Sosipater. On le trouve dans Plutarqne.