CHE
« |>articule cha est ailleurs commune au françois, fc comme en ces mots chatouille j chatfouri^é , « chafouyn , esquels le mot de chat n'a que « veoir. »
Toutes ces observations de Nicod sont d'un sens exquis. Le chat n'a réellement ce que veoir» dans cette dénomination , et elle est bien évidemment le produit de deux onomatopées combinées ; il ne faut, pour s'en assurer^ que passer de l'onomatopée k son extension.
CeuiifTÂifTy désigne aujourd'hui un soufBement pareil à celui des oiseaux nocturnes; et comme notre alphabet ^verbal a emprunté à ces tristes hôtes des ruines du moyen âge , deux articulations qui étoient k peine connues des anciens, le J et le CH , nos grammairiens philosophes appellent ces consonnes semi-barbares ^ lettres chuintantes , ou qui s'articulent k la manière des chatS'huants , des chevêches et des chouettes.
Au reste , le chat lui-même , si voisin d'habitudes , si analogue d'organes , avec cette £unille d'oiseaux , possède en commun avec elle ce soufflement caractéristique dont son nom françois est l'expression la plus exacte , et qui a certainement beaucoup influé sur la traduction que nous avons faite de son nom latin , quand nous l'avons transporté sur la touche chuintante.
CHEVÊCHE. En latin , strix. Ce mot a dési-