‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 38 sur 169 · GOS · texte numérisé non relu

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GaUhird et galant nous restent encore.

Les dérivés du mot nouveau sont plus aisés à retrouver, et frapperont tout le monde. Remarquons seulement qu'ils remontent au premier emploi du mot coq , et qu'on les croiroit inventés simultanément , tant l'extension en fut naturelle. Il y a plusieurs siècles que le mot coquardeau ^ désignant un jeune homme étourdi et coquet i^ui débute dans le monde y se lisoit déjà dans le blason des fausses amours.

Se ung coquardeau Qui soit nouyiau Tombe en leur mains ; C'est un oiseau Pris au glueau, Ne plus ne moins.

Villon s'est servi de quoquart dans la même acception.

COSSI , onomatopée du pîpiement aigu de rhirondelle , heureusement employée dans ces vers charmans de Ronsard, où il cherche à justifier les alouettes de l'attentat commis par Scyllii sur son père Nisus :

Mais quoy? vous n'êtes pas seulettes A qui la langue des poètes A fait grand tort : dedans le bois Le rossignol à baute vois, Caché dessous quelque verdure, Se plains d'eus, et leur dit injure.

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Si &it bien Farondelle aussi Quand elle chante son i^issL

t^ltecossiàeYarondelle, dit mon jeune et savant ami, M. Sainte-Beuve, dans son excellent Commentaire sur les OEu{fres choisies de Pierre de Ronsard , est probablement ce qu'est le tire-lire de l'alouette. » Voyez ce mot,

GOUA , coucou de Madagascar. «Je conserve « à ce coucou , c^it Bufïbn , le nom qui lui a été <c imposé par les habitants de Madagascar, sans « doute d'après son cri... »

COUCOU. Voici les onomatopées équivalentes que d'autres langues me fournissent.

£n hébreu, ^aadk^ kik^ kakikj kakata, schaS" chaph^en grec, xéxxvl (AroA'^uor)^ et par corruption, Tcapxokt^ {karkoUx) et xaxaxo^ (kakakox); en latin ^ cuccuSj cuculus; en italien, cuculoj cucco, cucho; en espagnol, cuclillo; en allemand, gucker, kuckuck^ guggauchj guckuser;en flamand, kockock^ kockuut; en anglois, kuckowj cucoo; en turc, koukou; en syriaque, coco; en polonois, kukulka^ kukawka; en danois, kuk, gioegkukert; en catalan, cocut, cugul; en. vieux François, coqu; en Provence, couxj cocou; en Sologne, coucouatj pour indiquer le petit du coucou. De cuculus^ les Latins avoient fait le verbe cuculare^ crier comme le coucou. Et cuculi cuculant ^ dit la Philomèle,

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