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d'ordre que la méthode alphabétique en permet. Ce qui rend cette analogie plus sensible, c'est que le peuple emploie bassement le mot grappiller au sens de grai^ir dans un grand nombre de provinces, et que grauir s'est même dit grapir en françois , selon !|^orel.
Niçod rapporte grip ^ qui se dîsoit autrefois en style trivial pour piraterie et rapine. Les Grecs avoient construit beaucoup de mots sur le même son et d'après le même esprit; ypinoç {gripos), qui é toit un filet a prendre du poisson ; ypinevç (gnpeus), le preneur de poissons ; ypvTràç {gf^pès), l'ancre du navire , et le grappin dont on saisissoit un navire ennemi; ypirnal (grupaï)^ les aires des vautours et des oiseaux carnassiers.
Nos vieux écrivains ont employé plus communément encore grippe j qui signifioit vol et filouterie.
Je sais bien tou$ les biais Desqueb on se sert pour la grippe,
dit Chevalier dans l&Désohuion des filous. Gho-^ lières , tome II de stes Contes , applique gripperie au même usage.
La grupée , c'étoît le produit , le revenant boa de la grippe. On dit dans la comédie de la Pas^ sion :
Pour mettre mignons en akine ^ Toici fine espice sucrée ^