FLOT
FLEutE , Flux , Fluides , choses quifluent.
Du bruit des liquides qui s'écoulent. Cette racine se retrouve dans presque toutes les langues.
ArFLuBircSy a signifié originairemeiit le concours à^ flots ^ le flux des grandes eaux, la réunion de plusieurs fleupes qui fluent ensemble ver UM même but , et figurément l'action de survenir en grand nombre, et d'aborder dans le
FLO m
même lieu ; mais on ne le prend plus que dans sa dernière accepti(»i.
Fléon, Se disoit dans le vieux langage pour un petit^eui^e^ ou ruisseau.
Glorieux^^ebn^ gbrieuse éve , Qai UiTaz ce qu'Adam et Eve Ont pour leur pechié ordoyé.
Sur quoi je ferai remarquer en passant qu'il résulte de cette citation qu'on a dit autrefois é^e pour eau en François , et que ce mot ep signifioit boire ouavaler, en celtique. Voyez au ixiotbiberon. Afojij a{>on, dont amnis parott dérivé, représentoit dans la même langue l'idée que nous attachons à ce mot latin ^ unjleusfe, une rivière rapide.
Floflotter , qui est tout-à-fiiit perdu , est cependant une assez heureuse onomatopée du choc des flots en rumeur.
Dnbartas a écrit le Jlqflottam Nérée, et c'est , je crois , ce qui a fait dire a Pasquier au huitième livre de «es recherches : « Floflotter est mis esk « usage par les poètes de notre temps pour repré- « senter le heurt tumultuaire dtsjlots d'une mer, ce ou grande rivière courroucée. »
Je ne sais personne , au reste , qui ait employé ce terme depuis Pasquier, si ce n'est l'extravagant poète Desmarets dans sa comédie des Visionnaires , où il le donne pour épithète ^Vifleuue Nérée, cmnme avoit fait Dubartas :