AME
L'opinion qui range ce mot au nombre des onomatopées, repose sur une théorie bizarre et curieuse. La lettre labiale M est une consonne qui résulte , comme on le sait , de la jonction des lèvres , en sorte que la bouche très-ouverte doit produire en se fermant le son composé am : savoir, la voyelle par le moyen du souffle émis dans le moment où Torgane est ouvert^ et la consonne par le contact des deux parties de la touche , dans le moment où Forgane se resserre* Cest ce qu on appelle rendre Vame , car telle est la figure de Vexpiration de Fhomme , et Tesprit de cette racine.
Au contraire, pour prononcer ilf initiale suivie d'une voyelle , il faut que les deux parties de la touche labiale agissent mutuellement Tune sur l'autre , et se séparent pour l'émission du bruit vocal qui succède au bruit consonnant. Ainsi se prononcera ma, qui est une racine dont l'esprit est diamétralement opposé a celui de la précédente, puisqu'aji lieu d'exprimer le dernier acte physique de l'homme, elle exprime, par la figure et par le son, le premier acte, et, en quelque sorte, la prise de possession de la vie.
Cette racine ma seroit donc la désignation nécessaire de l'existence matérielle, comme cette racine am de l'existence spirituelle. La première appartiendra aux idées purement corporelles ; la seconde aux idées morales, a celle des principe»
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animahts^ de Xamour^ de Y amitié, de toutes les
aflfecliona
En appuyant la racine m'a sur la touche deur tale^ oh en kvat nuU^ qui est le son typique du nom de la mort dans la plus grande partie déè langues premières. ...
. En la iiasalaht , on en fera man, qui est le signe presque universel du nom de l'homme» . .
Je.donne y au reste ^ ces hypothèses comme plus ingénieuses que pndbables , et M. Court de Gftfhe- Un j qv|i les a suggérées, se livre trop souvent et avec trop d'abandon k son imagination , pour être toujours un guide sur. . .
Ce qc^il y a de certain^ c est que les diflërents noihs dé Famé chez presque tous les peuples, sont autant de modifications du souffle et d'onomatopéei de la respiration, dirersement modulées. Tels sont le ^x^ (psyché) des Grecsy le seele des AUemaîids , le soûl des Anglais , ïayre des EiSpa<gnolsf, Yàlmattltjiatoàes Italiens. Userait, ala vérité j difficile d'en dire autant d^ Y anima des Latins, dont le mot amis est une contraction évidente.
ANCHE. Partie d'un instrumenta veit, faite de deux ^èces .de cdnne , jointes de^ si près , qu'elles ne. laîàsent qu'un ^pàce très -resserré pour le souffle ; ce qui a fait penser, à. de savants étymologistes que ce mot vedait du celtiqiie ana, étroit , resserré, affilé. Il parott plus vraisemblable qu'il a été formé par onomatopée ; et ce qui
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tne pbrie k le broire, b'e^t qhe Je traiiTe nue onômatc^ée grecdfie, ârfx^ (ahchô)^ absoluiiieiit semblable k céllencî, qui élptime Tidéë que nous t'éndotii {>&r notre tërbe suffbifuer. L'air étouffé dans r étroit canal de Y anche y séparé de Tiiiatrument auquel elle appartient , imite très-bien le gémisse ment aigu et forcé d'un homme qui suffoque. De la , la conformité de ces deux onomatopées.
ARAl. C'est le nom aujourd'hui très-connu des plus magnifiques perroquets du nouveau continent , et peut-être des plus beaux oiseaux de la nature, si, par une compensation qu'elle attache souvent a ses bienfaits , elle n'avoit ceint les deux côtés de leur tète et la base de la mandibule inftérieure de leur bec , d'une peau nue , rugueuse , d'un blanc sale et d'un aspect repoussant, qui leur donne quelque chose de la physionomie du vautour. « Leur voix est aussi désagréable, dit « Buffon , et n'est qu'un cri qui semble articuler « ara , d'un ton rauque , grasseyant , et si fort « qu'il offense l'oreille. » Il est impossible de mieux représenter ce cri par des mots que ne l'a &it ici Buffon , et ces mots , venus sans effort , lui ont été fournis par la langue des onomatopées. C'est ce que , dans les hommes très-bien organisés , on appelle l'art d'écrire.
ASTHME. V asthme est une infirmité qui consiste dans une grande difficulté de respirer dans