‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 77 sur 169 · MUR · texte numérisé non relu

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pées tifécs des cris soords^t prriongés de quelques animaux , on du bruit des Tagnes énnies par la tempéle , ou enfin du cours tumultueux d'un grand fleure, c*omme dans ce pompeux tableau de M.

DeliUe.

MDRMDBE , MURMURER. Cette onomatopée ne varie point dans le grec, dans le latin , dans Filalien , dans l'espagnol, etc. Ce sont là de ces mots que la nature semble avoir enseignés à tous les peuples.

Leur son peint parfidtement à Toreille le bruit confiis et doux d'un ruisseau qui roule à petits flots sur les cailloux, ou du feuillage qu'un vent léger balance , et qui cède en firémissant. Le mouvement vague et presqu'imperceptible des eaux et des

ôs , élève dans la solitude une rumeur qui inter-

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rompt à peine le silence y tant elle est délicate et flatteuse^ et c'est de là que- les langues ont tiré ces expressions si harmonieuses et si vraies y que-^ tous les jours répétées , elles paroissent toujours nouvelles..

Tout est cliangé , tout me rassure ^ Je n*entends plus qu*uii bruit Semblable au doux murmure D'une onde claire, pure.

Qui tombe, coule et fuit.

Dans ces ver& charmans de Bonneville y toutes les syllabes coulent et murmurent.

rose croire que nous n avons point à envier y dans cette circonstance y la prononciation des Lar tins^ si elle était telle que Dumarsais et beaucoup d'autres grammairiens le présument. En effet , le mot murmure y prononcé à la Françoise y eist composé de sons plus liquides y et en quelque sorte plus fugitifs que n'étoient ceux de leur mourmour et du mormorio des Italiens ; et l'harmonie un peu emphatique de ces derniers mots leur fait perdre y selon moi y quelque chose de leur grâce et de leur fluidité.

MUSC. Je ne hasarde ce mot au nombre des onomatopées que sur la foi de M. Court de 6ébelin , qui le croit formé du bruit que fait le nez ea. flairant , en aspirant les parfums. Il s'appuie de deux analogies différentes y l'une tirée du celtique^

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