‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 91 sur 169 · POU · texte numérisé non relu

POU

PoirpE et Pou PET f signifient , dans les pays de montagnes , ces hautes sommités arrondies qui représentent des mamelles , et que dans une moindre proportion , on appelle des mamelons.

PopisME^ qui appartient k la même racine , a plus grand besoin d'être éclairci. On lit ce mot au lîv. I, chap. XXXIII, de Rabelais : «Au regard ce de ianfarer et faire les petits popîsmes sur un « cheval , nul ne le fait mieux que luy. » Le Duchat, qui se souvient bien dugr ceTroTnrvÇû) (poppuz6)j dit que c*est une onomatopée qui exprime le son de pfoj pfo, avec lequel on flatte les chevaux qui ne sont pas accoutumés à être mon tés. Les nouveaux commentateurs ajoutent ingénieusement:

« C'est proprement le son^ le sifflement qui se fait « en serrant les lèvres, lorsqu'on baise quelqu'un. » L'action d'alonger les lèvres est, en effet, également propre au sifflement et au baiser. Tous les cavaliers savent que les chevaux les plus difficiles sont sensibles au baiser sur le cou. C'est la le popisme du Gymnaste de Rabelais.

Le popisme de l'enfant , du poupon , c'est l'action de téter , de sucer la poupe j ou la tette , ou la mamelle.

POUPE, se dit de l'arrière d'un vaisseau , à cause de son ornement , qui représente ordinairement une poupée , un poupon , une figure aux seins découverts.

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PB£ST£« fiapide mimologie de cette sylUbe brève à ijuatre lettres, par laquelle on exprime une action t^ès-subite : « Prstp il Ji'a Bât que paroitre.»

PUER. Du bruit que fait la bouche en repoussant , avec nne forte émission du souffle , les odeurs désagréables.

PouHA , interjection qui marque le mépris et le d^foùt y doîjt <en £trele son xadicaL

RACLER. Du frottement de l'ongle ou d*un instrument aigu sur les corps qu ils nettoient ou qu'ils déchirent. Paxoç {rakos) signifioit en grec un haillon , un vêtement déchiré , une cicatrice , une ride. Vàavftpioq {rakterios), c'étoit le corps brisé ou raclée qui reiidoît du bruit. Aristophane appelle Euripide pxKio(7VppaT:zd$'f\ç{rakîosurraptadès)^ racdommodeur de rieux haillons. Fxyotç (ragas) se disoit sur une autre touche pour rupture , déchire* ment, et de la petya (raga)^ pour forée et violence.

On pourroît croire que raccfotnmoder en «st fait par antiphrase ou 4x>Btve-¥érité , à moins qa'on ne fasse voir que les syikâ)es «omp létives en déterminent la nouvelle acception.

La làiaille des mots eps tse ]»ppoptent à Fidée âi'^frcurti&n y est évidemment tirée <de la racine autour de laquelle je range ces curieuses analo-

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