‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la renaissance (volume 2)Chapitre 100 sur 165 · GIGUE · texte numérisé non relu

GIGUE

Cet inslrumenl est souvent mentionné dans les romans des xii'' et xiii' siècles, comme employé simultanément avec d'autres :

« Sonnent fléustes et fretel ^ »

On le voit représenté sur le chapiteau de Saint-Georges de Boscherville (Xir siècle) (fig. 2). Ici le frétel, parfaitement indiqué, est de

forme triangulaire, et les chalumeaux sont enveloppés d'un treillis décoré. Mais, à dater du xiv*' siècle, le frétel semhle relégué aux cliamps d'où il était sorti, et les miniaturistes ne le mettent plus qu'aux mains des pasteurs, des paysans.

GIGUE, s. f. {gigle). Instrument à cordes et à archet, auquel les Allemands, qui paraissent en avoir été les inventeurs, ont donné le nom de Geige ohne Bunde {viole sans ceinture, c'est-à-dire sans éc/tsses^). En effet, la gigue se compose d'une table d'harmonie appliquée sur un corps concave, courbe ou pentagonal, allongé en faron de demi-courge. La gigue n'était qu'un des in^-truments joués lie préférence par les ménestrels. Avec la gigue, la rubébe et le monocorde, on jouait le dessus, l'alto et la basse.

La gigue était habituellement munie de trois cordes attachées au

* Humnn de In violette^ vers 2049 (Xiii'' siècle).

2 On sait que les éclisses de la vièle ou de la viole, et du violon moderne, sont les parois latérales de l'instrument qui réunissent la table et la voûte en suivant leurs contours.

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