II. — àb
par une maille, le lournoyeur endosse un pourpoint ou corset de toile rembourrée ou feutrée de l'épaisseur de trois doigts sur les épaules et le long des bras jusqu'au cou, les coups de masse et d'épée tombant sur ces parties.
Les bras sont garantis parj les garde-bras, qui couvrent ces membres des épaules aux coudes, par les avant-bras et des gantelets. Ces pièces peuvent être faites de fer ou de cuir bouilli. Si elles sont faites d'acier, elles ne diffèrent pas des armures de guerre. Si de cuir bouilli, elles consistent (fig. 8) en des lanières de cuir bouilli réunies fortement par des cordelles de chanvre; le coude est garanti par une rondelle attachée au moyen d'aiguillettes. En A, l'armure de bras est présentée extérieurement, et en B intérieurement. Les gantelets sont d'acier, D, ou de cuir bouilli, E. Les harnais de jambes sont les mêmes que pour la guerre, en évitant les grandes gardes, qui accrochent les housses, et les longs éperons, qui se tordent dans la presse.
La cotte d'armes est faite sans plis, afin qu'on voie mieux les blasons ; les manches, larges, évasées, ne doivent pas dépasser le
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coude, pour ne point gêner les mouvements, et son encolure doit être pincée sous la bavière et le couvre-nuque. Échancrée par devant, elle couvre les reins et passe sur la cuiller de la selle. La planche LUI montre un lournoyeur armé, à cheval. On voit
comme le bacinet, sous le heaume, est attaché au corselet; comment la masse de bois est suspendue à un crochet à la hauteur du sein droit; comment le cavalier passe le pouce de la main gauche dans une anse de fer attachée fortement à la hausse de Tarçon, afin de trouver un point d'appui lorsqu'il frappe de la main droite ;
comment les jambes sont complètement couvertes par le hourd. Mais nous aurons à revenir sur ces détails.
Les armes défensives du tournoyeur sont i'épée et la masse. L'épée est rabattue, c'est-à-dire sans pointe et sans tranchant: c'est une véritable barre de fer plate, avec rainure évidée au milieu de la
lame jusqu'au tiers de sa longueur et nerf saillant de cette rainure à rextrémité. Les quillons sont recourbés en dehors et accompagnés
d'une forte garde de fer demi-cylindrique. Au pommeau est attachée une tresse de cuir qui est fixée sous le gantelet au poignet. La ûgure 9 donne le détail de cette arme. La longueur de la lame avec
la poignée doit être égale à celle du bras étendu, la main comprise (0",70). Cette lame doit avoir quatre doigts de largeur, afin qu'elle ne puisse passer par la vue du heaume, et un doigt d'épaisseur au tranchant, évidée au milieu pour être moins pesante.
La masse, faite do bois dur,'à pans (fig. 10), est garnie d'une petite rondelle de fer en guise de garde, et de cuira la poignée et au pommeau, pour mieux tenir à la main. Les épées et les masses doivent être visées et poinçonnées par les juges diseurs, afin qu'elles ne
« soient point d'oultrageuse pesanteur ne longueur aussi ». Notre planche LUI montre comment le hourd est lixé à 1 arçon de la selle ; comment il couvre le ventre du cavalier, donne un point d'appui à sa main gauche, garantit ses cuisses el genoux, ainsi que le poitrail du cheval. Ce hourd est une des pièces principales de l'habillement du cheval. Il est garni intérieurement de paille longue piquée entre deux toiles, et renforcé de fortes baguettes d'osier qui le maintiennent roide et l'empêchent de gauchir. Au poitrail, sous le collier, est fixé un sac de toile en forme de croissant, fortement rembourré, lequel est destiné à préserver le destrier des chocs. La figure H
explique ce harnais. En A, il est figuré en dehors sous la housse, et en B intérieurement. On voit en C le sac de toile fixé sous le collier avec des aiguillettes, et en G' ce sac séparé du hourd. En haut du hourd sont attachées les anses de fer D portant la traverse de fer ou de cordelettes qui sert à appuyer la main gauche du tournoyeur. La housse de croupe est simplement faite d'étoffe avec un matelas peu épais posé du troussequin de la selle à la queue du cheval, pour le garantir des coups perdus. La tête du cheval est armée d'un chanfrein de fer couvrant le frontal et descendant jusqu'aux naseaux, avec le cimier semblable à celui qui couronne le heaume, de cuir bouilli de même, placé entre les oreilles. Sur la crinière est attachée
une crèle de i'er articulée, mince et descendant seulement jusqu'à la hauteur du hourd (fig. 12).
En Flandres, dans le Hainaut, le Brabant, et sur les bords du Rhin, les tournoyeurs s'armaient d'une façon beaucoup plus lourde, ils vêtaient d'abord un pourpoint de toile en double, divisé en deux parts, Tune couvrant le dos du cou au bas des reins, l'autre la poitrine et le ventre. Sur ce pourpoint ils endossaient une hraciére.
c'est-à-dire une sorte de gilet à manches rembourré de coton, de quatre doigts d'épaisseur ; les garde-bras et avant-bras faits de cuir bouilli, avec baguettes de bois collées par-dessus et feutrées en dessous ; des spallières et cubitières très-lourdes, de même de cuir bouilli, garantissaient les membres antérieurs. Le torse était couvert d'une brigandine pertuisée sous la cotte comme celle des tournoyeurs français. L'habillement de tête se composait d'un bacinet à caniail de peau avec bavière, mais sans visière, attaché à la brigandine par ce camail, tout autour, avec force aiguillettes (fig. 13). Sur ce
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bacinet on posait le heaume fait d'une pièce, ordinairement de cuir bouilli et ventilé par le haut, avec vue barrée de trois en trois doigts. Ce heaume était seulement attaché par devant avec une boucle au corselet, afin de le pouvoir jeter sur Farçon de la selle quand le tournoyeur voulait se rafraîchir et reprendre haleine. Pendant ce temps on devait cesser de l'attaquer. Sur la brigandine on posait la cotte d'armes comme sur l'armure française. « Et quant « tout cela est sur l'ome, il semble estre plus gros que long. » Quant aux selles, elles étaient de la hauteur de celles qu'on portait jadis en France pour jouter; les pissières et le chanfrein étaient de cuir. L'auteur fait remarquer que lorsque ces cavaliers étaient ainsi équipés, ils ne pouvaient se mouvoir ni faire tourner leurs chevaux, < tellement ils étaient goins * » .
Le jour du tournoi, une demi-heure avant le moment fixé pour l'ouverture des lices, les dames se rendront aux tribunes, et le chevalier d'honneur portant le couvre-chef, « la mercy des dames », accompagnera les juges diseurs et le roi d'armes à cheval, précédés des trompettes. Après qu'ils auront, toujours étant à cheval, examiné si les cordes sont bien placées, si les coupeurs des cordes sont à leur poste, et si tout est convenablement disposé, le chevalier d'honneur, monté sur son destrier, se tiendra entre les cordes. Là les juges diseurs enlèveront son heaume de dessus sa tête, le remettront au roi d'armes, qui le portera à la tribune des dames, en leur adressant ces paroles :
« Mes très redoubtées et honorées dames et damoiselles, véez là « vostre humble serviteur et chevalier (ou escuier) d'honneur qui € s'est rendu sur les rangs prest pour faire ce que lui avez corn- € mandé, duquel véez cy le tymbre que vous ferez garder dedans c vostre chaflault, s'il vous plaist. »
Ce heaume sera en effet tenu sur un tronçon de lance par un gentilhomme ou « honneste varlet », dans la tribune des dames, tout le temps que durera le tournoi.
Les juges diseurs, avec le roi d'armes, montent alors dans leur tribune.
Cependant, dès la dixième heure, les tournoyeurs ont dû prendre leur repas et s'être préparés. Deux heures sont nécessaires pour disposer les harnais et habillements de tournoi. Dès onze heures, les hérauts et poursuivants vont devant les hôtelleries des tour-
* Ooin, encombré, emprunté, lourd. Notre figure J 3 rend compte de cet équipement Le tournoyeur a rejeté son heaume devant lui pour respirer.
noyeurs, criant : « Lassez heaulmes , lassez heaulmes, seigneur^ a chevaliers et escuyers ! Lassez heaulmes et yssiez hors bannières « pour convoyer la bannière du cliief. » Lors chacun des tournoyeurs se rend au petit pas, accompagné de ses gens et avec sa
bannière perlée par un héraut ou poursuivant à cheval, devant lo logis de son chef. Ces hérauts ou poursuivants porte -bannière doivent être habillés d'un haubergeon, de garde-bras, avant-bras, gantelets et harnais de jambes, avec cotte aux armes de leur maître.
la salade ou le chapel de fer en tête ; et doivent-ils être montés sur bons et forts chevaux gentement enparaçonnés, afin de se tenir toujours à la queue de leur maître, et de ne laisser point choir sa bannière. La figure 14 montre un tournoyeur siu* son cheval, prêt à combattre.
Quand les tournoyeurs sont réunis autour de leurs deux chefs, ils s'en vont en belle ordonnance aux lices, précédés des trompettes et ménestrels. Le pennon du seigneur en premier, puis le seigneur, son porte-bannière ; puis les tournoyeurs, deux par deux, suivis chacun de leur porte-bannière. Ainsi s'arrêtent-ils devant les barrières des lices de part et d'autre. Le héraut du seigneur appelant, en s'adressant aux juges, demande l'ouverture des lices. Le roi d'armes répond en fixant au parti la place qu'il doit occuper.
Cela dit, le porte-pennon entre le premier, puis le seigneur appelant, puis son porte-bannière, et ainsi tous les tournoyeurs, avec leurs porte-bannière, se plaçant devant la corde sur un ou deux fronts, suivant l'espace, leurs porte-bannière toujours à la queue de leurs chevaux. Quant aux écuyers à cheval, ils se placent de côté, et les gens de pied le long des lices ou entre elles. La même ordonnance est observée à l'égard du seigneur défendant et de ses tournoyeurs.
Les deux partis sont en présence, séparés par l'intervalle laissé entre les cordes, vers l'extrémité duquel, avoisinant les tribunes, se tient le chevalier d'honneur.
C'est alors que le roi d'armes crie : a Soyez prêts pour couper cordes ! » Quatre hommes à cheval sur les barres des lices tiennent chacun une hache levée prête à tomber sur les attaches des cordes. Il ajoute : « Or ouez ! or ouez ! or ouez ! . . . Messeigneurs les juges prient € et requièrent entre vous messeigneurs les tournoyeurs, que nul € ne frappe autre d'estoc ne de revers, ne depuis la sainture en bas, € comme promis l'avez, ne ne boute ne tire, s'il n'est recommandé ; « et aussi que se d'aventure le heaulme cheoit à aucun de la teste, « qu'on ne lui touche jusques ad ce qu'on le lui ait remis, et que c nul d'entre vous aussi ne veuille frapper par attaine * sur l'un ( plus que sur l'autre, se ce n'estoit sur aucun qui, pour ses démé- € rites, fust recommandé.
« Outre plus, je vous advise que depuis que les trompettes auront « sonné retraite , et que les barrières seront ouvertes , ja pour
1 « Fâcherie, querelle »,
€ plus longuement demourer sur les rengz , ne guingnera nul € Temprise. »
A ce moment sonnent les trompettes, les juges font reculer les fronts (les deux partis; puis le roi d'armes crie : « Coupez cordes ! « hurtez batailles quand vous voudrez ! » trois fois. Au troisième cri, les cordes tombent sur le sable, et commence le combal.
Les porle-banniére et gens de pied crient les cris de leurs maîtres, pendant que les cavaliers chargent; de la mêlée s'éloignent, en se garant entre les lices, les trompettes , les hérauts poursuivants. Lrs deux porte-pennon des chefs vont se placer près des deux entrées. Les varlets à cheval, armés de tronçons de lances, couverts de jascrans ou de brigandines, de salades, gantelets et harnais de jambes, se tiennent prêts à tirer leurs maîtres de la presse, s'ils les requièrent, en criant leurs cris. Les varlets de pied sont vêtus du pourpoint et de la jaquette courte ; la salade en têl^ et les gantelets aux mains. Tenant un bâton de la droite , leur office consiste à relever les cavaliers tombés de cheval, et à faire autour d*eux, s'ils ne peuvent être remontés, une garde avec leurs bâtons, en les entraînant ainsi hors du champ.
Lorsqu'il semble aux juges que le tournoi doit finir, ils font donner une sonnerie, puis le héraut crie :
« Chevauchez, bannières, départez vous des rengs, et tournez aux « haberges. Et vous, seigneurs, princes, barons, chevaliers et ff escuiers qui cy en droit estes tournoyans devant les dames, avez « tellement fait vos devoirs , que désormais vous en pouez en la « bonne heure aler et despartir des rengs; car desia est le prix « assigné , lequel sera ce seoir par les dames baillé à qui l'a « desservy. »
Les trompettes sonnent la retraite, les barrières sont ouvertes, et les porte-pennon et porte-bannière, sans attendre leurs maîtres, sortent les premiers au petit pas. Peu à peu les tournoyeurs les rejoignent, tant d'une part que de l'autre, et s'en vont en bon ordre, ainsi qu'ils sont venus ; les trompettes ne doivent Cesser leur sonnerie tant qu'il reste un tournoyeur dans les lices.
Le chevalier d'honneur, en tête de l'une des troupes, sera précédé à cheval par celui qui a tenu son heaume dans la tribune des dames, et continuera-t-il de le porter sur un tronçon de lance.
Il n'était pas toujours facile, malgré les ordres des juges diseurs, de séparer les combattants. Ainsi au tournoi qui fut donné à Bruges en 1474, à l'occasion du mariage du duc Charles de Bourgogne avec Marguerite d'York, sœur du roi d'Angleterre, Olivier de la Marche
raconte dans ses Mémoires ' que, pour séparer les lournoyeurs, le duc de Bourgogne, qui faisait partie d'une des troupes, dut se désheaumer pour se faire reconnaître et se jeter, Tépce au poing, dans la mêlée « qui recommençoit puis de l'un des bouts, puis de « l'autre; et à les départir (les séparer) n'épargna ne cousin, ne € Anglois, ne Bourgongnon, qu'il ne les fist par maistrise départir. € Et ledict tournoy rompu, se mirent en bataille les uns devant les « autres, et par requestes combatirent par plusieurs fois un à un, « deux à deux et trois à trois. Mais toutesfois mondit seigneur tous- « jours les departoit. >
Le soir, après souper, les dames, damoiselles et toute l'assemblée se réuniront dans la grande salle. Le chevalier d'honneur, accompagné des quatre juges, fera porter devant lui le couvre-chef au bout de la lance; le prenant, il le remettra aux deux dames qui le lui ont confié en leur donnant l'accolade. Puis il s'en retournera avec les juges, ayant les chevaliers à sa droite, les écuyers à sa gauche.
Lorsque sera venue l'heure de donner le prix, les juges et le chevalier d'honneur, accompagnés du roi d'armes, des hérauts et poursuivants, iront prendre une des dames et deux damoiselles, et les conduiront, accompagnées de force flambeaux, dans une salle séparée. Tous reviendront quelques moments après dans la grande salle en l'ordre suivant : Les trompettes sonnant; les hérauts et poursuivants placés en coin ; le roi d'armes ; le chevalier d'honneur tenant un tronçon de lance en sa main, long de cinq pieds. La dame qui portera le prix recouvert du couvre-chef, soutenue à sa droite et à sa gauche par deux juges diseurs ; les deux damoiselles également soutenues chacune par un des juges diseurs : ces damoiselles tiendront les bouts du couvre-chef. Ce cortège s'arrêtera devant celui qui doit recevoir le prix. Alors le roi d'armes lui dira :
« Véez cy ceste noble dame, madame , accompagnée du cheva-
« lier d'honneur et de messeigneurs les juges, qui vous vient bailler < le pris du tournoy, lequel vous est adjugé comme au chevalier « mieulx frappant d'espée et plus serchant * les rengz , qui ait « aujourd'hui esté en la meslée du tournoy, vous priant ma dame € que le vueillez prendre en gré. »
Alors la dame découvre le prix, qui est habituellement un joyau. Les hérauts qui accompagnent le chevalier mettent un genou en terre; le chevalier fait de même, se relève aussitôt, reçoit le prix,
« Livre H, chap. iv.
^ c Parcourant » .
s'approche et prend un baiser sur les joues de la dame, puis des damoiselies. Le roi d'armes, pendant ce temps, et les hérauts crient le cri du chevalier. (PI. LIV.)
Les juges diseurs sont vêtus de robes longues comme pendant le tournoi ; le chevalier d'honneur ne porte aucun vêtement particulier ; le chevalier auquel est adjugé le prix, ainsi que ses hérauts, ont endossé la cape armoyée aux armes du vainqueur par-dessus le corset ou la cotte hardie. La cape des hérauts est ronde devant et derrière avec longs pans sur les bras. Celle du chevalier vainqueur est terminée carrément devant et derrière, et tombant seulement aux coudes, ainsi que l'indique notre planche. Les danses terminent la fête.
Ces tournois étaient le plus souvent précédés ou suivis de joutes. Ils cessèrent d'être en usage vers le commencement du xvi* siècle. L'un des derniers fut tenu à Ardres par François I" et Henri VIII d'Angleterre. Les joutes persistèrent beaucoup plus tard. Cet exercice militaire ne fut abandonné qu'au çommeacement du xvif siècle.
. JOUTE (jouste^ jouxte). Combat singulier à la lance et à cheval. Il serait difficile, croyons-nous, de préciser l'époque où le combat singulier à la lance fut introduit en France, et même de savoir par qui et comment cette arme fut primitivement employée dans la cavalerie. La tapisserie de Bayeux nous montre des cavaliers armés de lances longues, mais rarement ces hommes d'armes chargent-ils, le bois couché horizontalement sous l'aisselle. Presque tous se servent de cette arme le bras droit levé à la hauteur de la tète, comme s'il s'agissait de lancer le pilum.
Ce n'est qu'au xii* siècle que l'usage de charger la lance en aTrèl parait avoir été adopté à la guerre. La joute était un exercice propre à familiariser les hommes d'armes avec ce genre d'attaque. Les joutes habituellement précédaient ou suivaient les tournois. Au milieu d'une longue lice s'élevait une palissade unie , faite de planches et couverte de toiles, ayant environ quatre pieds de hauteur : c'était la joute à la barrière. Les cavaliers se tenaient de chaque côté de cette barrière, chargeant l'un contre l'autre, la lance couchée horizontalement à la hauteur de la tête du cheval lancé à fond de train. L'adresse des combattants consistait à toucher l'adversaire aux parties supérieures du corps, à le renverser sous le choc du bois ou à briser la lance. La vitesse combinée des deux coursiers
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