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[ ORFÉVREKIE ] — ^^8 —
sur de fausses traditions. Cet émail est un des plus grands que l'un connaisse, il porte 62 centimètres de hauteur sur 33 de largeur; il représente Geoffroy debout, tenant une épée haute dans la main droite et un grand écu d'azur à quatre léopards lionnes ou rampants d'or, posés 2, 1, 1, à son bras gauche; au centre de cet écu est un umbo. Il est coiftc d'un bonnet pbintu émaillé d'azur au lion passant d'or, avec un cercle émaillé de vert sur le front. Il est vêtu d'une robe longue comme celles que les nobles portaient au milieu du xii' siècle, avec un bliaut vert par-dessus. Un manteau gris chiné de bleu, doublé de vair, est attaché sur son épaule droite et tombe jusqu'aux talons. Le personnage se détache sur un fond d'or squame de vert avec fleurettes bleues et blanches sur or, el est entouré d'une arcature surmontée d'édicules et de bordures émaillées. L'inscription est gravée et émaillée au sommet de la plaque. Tout le travail est fait en taille d'épargne sur cuivre rouge, sans cloisonnages, et les émaux opaques sont d'un ton splendide. Gomme dans les peiutuj'es et vitraux de cette épocjue, le vert, le bleu lapis, le blanc gris, dominent et composent une très-belle harmonie colorante qui ne rappelle en rien les émaux byzantins. Il est difficile d'admettre qu'une industrie, qui pouvait produire des œuvres de cette dimension et exécutées avec autant de perfection, en fût à ses débuts. Notre planche XLl donne la tète et une portion de cet émail grandeur d'exécution. Toutes les parties de l'épargne sont très-délicatement gravées, conformément à la méthode admise dans la fabrication des beaux émaux du xir* siècle.
La gravure pratiquée sur les parties épargnées du métal mérite une attention particulière, lorsqu'il s'agit de donner une date à des émaux. S'il est difficile de reconnaître à quelle époque appartient exactement une pâte vitrifiée colorée, il l'est beaucoup moins d'assigner à un dessin une date précise, lorsqu'on possède des vignettes de manuscrits et des vitraux.
On voudra bien observer que les vitraux du xir siècle * ont un (Caractère i)articulier en ce qui regarde la composition et l'exécution du dessin. Dans ces ouvrages, le dessin obtenu au moyen d'un trait noir posé sur le verre est d'une extrême finesse. Les formes sont indiquées par une multiplicité de traits ou de hachures, si l'on veut, l)arfaitement pOsés suivant la forme qu'il s'agit de modeler, mais jamais -par des touches épaisses qui eussent supprimé le ton local.
Dans li^''gi*avure des cuivres d'épai^gne des émaux, le même sys- /
" Vo|^7, /dtn$^le Dictionnaire rais, de l' architecte franc, y l'arlicle Vitrail.
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