‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (volume 3)Chapitre 62 sur 168 · TRÉPIED · texte numérisé non relu

TRÉPIED

ment munie d'un couvercle, quelquefois d'une ou deux anses, et aussi d'un biberon (goulot).

TRANCHOIRE, s.f. {iranchoiiere) . Ce mot s'appliquait aux plateaux de cristal, argent, vermeil, or, sur lesquels l'ccuyer tranchant découpait les viandes, et à ceux aussi sur lesquels il rangeait les tranches de pain bis fabriqué exprès, destinées à recevoir les morceaux de viandes bouillies ou rôties qu'on présenlait aux convives. Les tranchoires plateaux étaient souvent richement décorées de ciselures et d'armoiries; parfois elles étaient sur pieds : « Une tranchoire a pied « plain et doré *. » — « Un tranchouere k pié dorez\ » Ces plateaux étaient ronds, carrés ou ovales, avec rebords ^ Nous ne connaissons aucun de ces objets existant dans les collections publiques ou pi'ivées. Cependant ils étaient fort communs chez les grands. Mais on sait combien sont rares les pièces d'argenterie de table antérieures au XVI' siècle. Les vignettes des manuscrits rcprésenteni parfois des écuyers tranchants se servant de tranchoires. Ce sont des plateaux, assez semblables à nos plats, mais posés sur un pied large ou sur trois griffes. Les tranchoires furent remplacées, au xvi' siècle, par des plats auxquels on conservait encore le nom de plats trancheurs.

TRÉPIED, s. m. Cet ustensile de cuisine n'a pas changé de forme. Tous les inventaires de vaisselles du moyen âge mentionnent des trépieds de fer composés d'un cercle ou d'un triangle posé sur trois pieds et destiné à porter une marmite. Mais on se servait de trépieds plus délicats pour poser des vases chauds ou des brùle-parfums. Ces trépieds étaient de petite dimension et pouvaient souvent être pliés, afin de tenir moins de place dans les bagages. Voici (fig. 1) un de ces trépieds de bronze fondu ' ; chaque pied est muni d'une palette A, fondue avec la branche B. Un rivet C réunit les trois palettes en leur permettant de pivoter de manière que ces trois branches se couchent les unes sur les autres. Quand on voulait se servir du tré- ])ied, on ouvrait les trois branches et on les rendait fixes au moyen d'une pièce D, arrêtée par les repos R et les boutons F, qui entraient dans l'encoche G. Ainsi les trois pieds ne pouvaient pivoter, et leurs

• Invent, des ducs de Normandie (1363}.

2 Comptes royaux.

3 Voyez le Glossaire et Répertoire dans Notice des émaux, bijoux, etc., exposés dans les galeries du musée du Louvre, par M. le comte de Laborde, au mot Tranchoir.

- < Musée des fouilles du château de Pierrcfonds.

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