GIGUE
Cet inslnimcnt est souvent mentionné dans les romans des xif et xiii' siècles, comme employé simultanément avec d'autres :
« Sonnent lléustes et frétai '. »
On le voit représenté sur le chapiteau de Saint-Georges de Boscherville (xif siècle) .(fig. 2). Ici le frétel, parfaitement indiqué, est de
forme triangulaire, et les chalumeaux sont enveloppés d'un treillis décoré. Mais, à dater du xiv" siècle, le frétel semble relégué aux champs d'où il était sorti, et les miniaturistes ne le mettent plus qu'aux mains des pasteurs, des paysans.
GIGUE, s. f. (f/igle). Instrument à cordes et à archet, auquel les Allemands, qui paraissent en avoir été les inventeurs, ont donné le nom de Geige ohne Bunde {viole sans ceinture, c'est-à-dire sans éclisses^). En effet, la gigue se compose d'une table d'harmonie appliquée sur un corps concave, courbe ou pentagonal, allongé en façon de demi-courge. La gigue n'était qu'un des instruments joués de préférence par les ménestrels. Avec la gigue, la rubèbe et le monocorde, opx jouait le dessus, l'alto et la basse.
La gigue était habituellement munie de ti'ois cordes attachées au
' Roman de la violette, vers 2049 (xiii*-' siècle).
- On sait que les éelisses de la vièle ou de la viole, et du violon moderne, sont les parois latérales de l'instrunieut qui réunissent la table et la voûte en suivant leurs contours.