DORSAL
ligure 3 nous représente l'entrée d'Isabeau de Bavière dans la bonne ville de Paris. La jeune reine est montée sur unehaquenée; quatre échevins portent le dais au-dessus de sa tète ». On donnait aussi, dans le cérémonial, par extension, le nom de dais à l'estrade sur laquelle montaient et se tenaient les personnes royales pendant cer-
taines solennités; ce n'était toutefois que lorsque ces estrades étaient couvertes d'un ciel. On disait dais à queue, pour désigner les dais accompagnés de courtines, comme celui représenté fig. 2 ; dais sans queue, pour désigner les ciels simples, composés d'un dessus avec pentes ou gouttières, sans courtines.
DORSAL, s. m. Grande pièce de tapisserie ou d'étoffe que l'on accrochait aux murs d'appui, aux panneaux des chaires, des formes, derrière le dos du clergé, sur le fond des dressoirs chargés de vaisselle. Les stalles des chœurs, des salles capitulaires étaient souvent garnies d'étoffes ou de cuirs gaufrés et dorés. La cathédrale d'Augsbourg a conservé jusqu'à nos jours ses dossiers de cuir doré, qui datent du commencement duxvr5 siècle. Nos églises françaises étaient
« Manuscr. de Froissait, Biblioth. imper., fonds Colbert, n° 8323, xv« siècle.
tunie, jusqu'à la cathédrale, sur les épaules de la noblesse, et qu'il eut tait ainsi son entrée dans l'église, « il y lit présent d'une bellj « et grande pièce de tapisserie ou d'étoffe qu'on appeloit du nonj « de dorsal, parce qu'elle servoit à orner les murs d'appui derrière