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tombe de chaque cdté du cereueil. Ces draps semblent n’avoir été, jusqu’au xiv’ siécle, qu'une pidce d’étofle recouvrant les parties latérales de la chasse ou biére; plus tard ils furent composés de pieces cousues et enveloppant la biére tout entiere comme une housse, ainsi que le fait voir la figure 1, copiée sur une vignette d'un manuscrit du xv° siécle *. Ge drap est noir, rehaussé (or; il est
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coupé suivant la forme et la dimension du cercueil et tombe largement tout autour.
Aux xv° et xvi° siécles, il était @usage de garnir les draps mortuaires d’écussons armoyés aux armes du défunt. Lorsque le persomnage était un roi ou un puissant seigneur possesseur de nombreux domaines, on placait autour de la biére, swr le drap, les armes de chaque fief; une croix, ordinairement blanche, était cousue sur
! Le Romudéon, manuscr. de la Biblioth. impér., n° 6984 : Convoi de César.
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Vétoffe, et les insignes de la qualité du mort étaient déposés au centre de la croix. La figure 2 donne un exemple de cette abooee tion. Pour les obséques des souverains, les draps, trés-amples res couvraient le sol autour de la biére, et sur ces pentes étaient placés les flambeaux. |
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Il ne parait pas que le noir flit adopté pour les draps mortuaires ou poéles avant le xvi" siécle * ; dans les peintures, les vitraux et les miniatures, les cercueils sont recouyérts de draps d’or, chamarres ou unis, de couleur avec dessins, avec ou sans croix; au xrv" siécle particuliérement, les draps adoptent les émaux des armes du défunt, car le poele était surtout destiné a faire connaitre sa qualité. Ce ne fut eure gqu’au xvi° siecle que les poéles furent invariablement noirs et blanes, excepté pour les personnages souverains, qui conservérent Yor, le pourpre, le violet ou le rouge. Nous avons encore vu, dans quelques églises, des draps de cette époque pendus aux murailles ou
1 Pour la sépulture de l’abbé de Saint-Ouen de Rouen, Jehan Mare-d’Argent, « furent achetés deux biaux draps d’or qui furent bordés de noirs cendaux ». (Chron, de Saint-
Quen, recueillie par Frang. Michel, p. 24.)