‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance (volume 5)Chapitre 42 sur 80 · ARGENT RI · texte numérisé non relu

ARGENT RI

EPOUSSE

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Tete, cher Bane 4? rie Bonaparte aon thw Chia dev Bowae-—denw,

chef est fait de lames d’argent clouées sur un bois dur. La coiffure et les moustaches du saint sont ornées d’arabesques, ainsi que la bordure du collet. Le buste.est monté-sur un piédouche carré, sur lequel est représenté en petit relief le martyre du saint. Ge monument parait dater du 1x° ou x° siécle. La cathédrale de Vienne en Dauphiné conservait le chef de samt:Maurice, lequel était d’or couronné de pierreries ; ce reliquaire datait du 1x° siécle *. Comme travail de repoussé, un des plus beaux chefs que nous connaissions se trouvait dans la collection de M. Louis Fould. C’est 1&4 une ceuvre (une grande valeur : nous ne conuaissons pas la provenance de ce monument, qui appartient aux premiéres années du x1" siécle, et est de cuivre fort épais complétement repoussé aumarteau; les cheveux seuls sont retouchés au burin. Notre gravure (Pl. VII) reproduit le reliquaire, chef de saint Oswald, qui est déposé dans la cathédrale de Hildesheim (Hanovre). Ce reliquaire est un des plus remarquables parmi tous ceux que le x1° siécle nousa laissés. Il est argent repoussé. La couronne est. ornée de perles et de pierres dures. Dans les huit tympans du déme sont figurés en gravure remplie d’un mastic noir les quatre évangélistes et les quatre fleuves du paradis. Au-dessous, dans les-huit faces du piédestal, des rois saints. Sur le listel est gravée Vinseription -suivante : R. ISTO +: REX. PIVS. OSWALDVS. SESE. DEDIT. ET’ SVA. XPO. LICTORI. Q. CAPVD. QVOD. T. AVRO. CONDITV. Les fonds des rois sont délicatement niellés, ainsi que les bordures du socle. Get ouvrage est de travail rhénan.

Le trésor de la eathédrale de Laon était singulierement riche en reliquaires. Plusieurs de ces reliquaires figuraient deg images de la sainte Vierge portant de petits vases, des médaillons contenant de précieuses reliques; d’autres avaient la forme de petites chasses ; beaucoup étaient de cristal, afin de ‘permettre de voir les reliques qu’ils renfermaient. Dans Vinventaire de ce trésor?,on remarque un magnifique reliquaire servant en méme temps d’ostensoir *, plusieurs statuettes, etdes reliquaires (monstrances) en forme de candélabre, des coffrets (pixides), des boites en forme de boule, de croix, etc.; des couronnes autour desquelles étaient suspendus de petits vases et des médaillons contenant des reliques. Le nombre des reliquaires du trésor de Laon s’¢levait 4 prés de cent quatre-vingts,

1 Bérodi, Histoire de saint Sigismond, p. 364. 2 Inventaire du trésor de la cathédrale de Laon, publié par Edouard Fleury, 1855.

3 Voyez p. 4.

et la plupart étaient de matiéres précieuses. Les cathédrales de Reims, de Rouen, de Bourges, de Chartres, d’Arras, de Saint-Omer, de Troyes, de Sens, n’étaient guére moins riches en objets de ce genre, qui, malheureusement pour histoire de lart, sont aujour- (hui fondus ou dispersés. Mais c’était dans les abbayes particuliérement qu’on trouvait les plus riches et les plus nombreux reliquaires. Celle de Saint-Denis en France contenail, dans son trésor, une quantité incroyable de ces meubles sacrés; les plus remarquables sont gravés dans l’ceuvre de Félibien. Celle de Saint-Germain des Prés n’était guére moins riche. Les trésors des églises paroissiales elles-mémes possédaient des reliquaires célébres, et Pabbé Lebeuf, dans son Histoire du diocése de Paris, en signale un grand nombre dont quelques-uns paraissent fort anciens.

La plupart des églises cathédrales et paroissiales avaient, dans leurs trésors, de grands coffres, sortes de chasses dans lesquelles on enfermait les reliques les plus vénérées, afin de les transporter dans les villes et villages du diocése, pour recueillir des dons destinés 4 subvenir aux dépenses de la construction ou aux réparations de église. C’est en transportant au milieu des populations les plus précieuses reliques de leurs trésors que les cathédrales d’Amiens, de Noyon, de Senlis, purent achever les constructions entreprises a la fin du xu’ siécle et au commencement du xn1°. Ges voyages que lon faisait faire aux reliques des églises, accompagnées de plusieurs religieux, s’étendaient souvent bien au dela du diocése particuliérement intéressé 4 ?achévement de lceuvre, et les dons recueillis ainsi étaient parfois considérables. Gependant, a la fin du xi’ siécle déja, ces collectes ne produisaient probablement plus des résultats assez importants pour valoir la peine et les dangers auxquels les religieux s’exposaient en transportant au loin leurs plus saintes reliques ; car, 4 partir de cette époque, sauf dans les cas de calamités publiques, les reliques restent dans les trésors, et c'est aussi d cette époque que les chapitres comme Jes abbés font faire un grand nombre de reliquaires sur des formes nouvelles et trés-varices, afin d’attirer Vattention des fidéles sur le contenu par la beauté du contenant. C’est évidemment autant le besoin de réchaufler le zéle atliédi des populations que le désir de donner aux reliques des enveloppes dignes (elles, qui engagea le clergé, pendant les xin’, xtv° et xv° siécles, a faire exécuter une quantité si prodigieuse de reliquaires sur les dessins les plus riches et les plus propres a émeryeiller les fidéles. Le clergé du moyen age avait parfaitement l’intelligence de son temps, et il savait qu il captivait autant et plus peut-étre

les peuples par les yeux que par la parole et les saintes maximes. Les monuments qu’il éleva, qu’il couvrit de sculptures, de peintures et de vitraux, qu’il remplit des meubles les plus précieux, les plus curieusement travaillés, font ressortir importance qu'il attachait aux arts comme moyen de retenir les populations autour de lui.

Pour donner 4 nos lecteurs une idée de quelques-unes des conceptions les plus heureuses de cette époque, en fait de reliquaires, nous choisirons plusieurs exemples, inédits autant que possible *, et exécutés en France: car, il faut le dire, la moisson serait beaucoup plus riche si nous allions chercher ces exemples en Allemagne; mais les caractéres de l’orfévrerie des pays d’outre-Rhin, comme style et moyens de fabrication, sont tellement différents de ce qui tient aux anciens arts industriels de notre pays, que nous ne pourrions, sans jeter la confusion dans esprit de nos lecteurs, prendre indifléremment nos exemples en decd ou au dela du Rhin.

Voici (fig. 4) un reliquaire (monstrance) dépendant du trésor de la cathédrale de Reims, qui, comme composition et travail, est une ceuvre remarquable. Il consiste en une sorte de tableau peu profond, porté sur un pied, et est fabriqué en argent et cuivre repoussé et doré. Cet objet dorfévrerie appartient 4 la premiére moitié du xi’ siécle. La partie centrale, comprise dans l’arcature, est détruite et était destinée 4 recevoir une statuette probablement assise, ainsi que nous avons cru devoir le figurer. Ce reliquaire s’ouvre par derriére au moyen d’une plaque de cuivre gravé et doré montée sur charniére. Au centre de cette plaque, la gravure représente Samson déchirant le lion avec ses mains. Sur le devant du pied, on voit représenté un personnage portant une épée et attaquant un lion. Le pied de cette monstrance est charmant comme forme et comme travail: le quatre-lobes repoussé sur ce pied est couvert-de gravures représentant des rinceaux d’un beau caractere.

Notre fig. 5 donne un reliquaire dépendant du trésor de la méme église, et qui consiste en un eylindre de cristal enchassé entre deux gables, une sorte de faitage et quatre tourelles. Sous le cylindre est posée une cassette couverte de charmantes gravures. Ce reliquaire

! Les publications archéologiques ont reproduit déja un grand nombre de ces charmants petits meubles sacrés, et nous renvoyons nos lecteurs aux Annales archéologiques de M. Didron, aux Mélanges archéologiques des RR, PP. Martin et Cahier, & l’ouvrage déja cité de M. Blavignac, pour prendre une idée générale de ces conceptions variées et souvent trés-belles. Dans la partie de notre Dictionnaire qui traite de l’orfévrerie, nous avons d’ailleurs Voccasion de revenir sur ces objets, dans lesquels la finesse du travail lemporte toujours sur la richesse de la matiére.

est quelque peu postérieur au précédent ; il appartient ala seconde

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moitié du xm siéele, et n’est malheureusement pas complet : ainsi que la plupart de ces objets, il a été dépouillé de quelques ornements et remonté assez grossiérement. Il présente cependant encore un ensemble gracieux et original. On remarquera la statuette Vargent repoussé qui est posée en avant de Pun des deux gables : cette statuette représente un des apotres portant de la main gauche

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une bourse qu’il montre de la droite. Nous la supposons provenir dun autre reliquaire ; cependant elle est de la méme époque que celui-ci et du plus beau travail. Gomme repoussé, c’est 1a une ceuvre du plus haut intérét. Nous donnons (fig. 6) un fragment des gravures appartenant au couvercle de la petite cassette posée sur le plateau inférieur.

Beaucoup de ces objets étaient enrichis de pierres précieuses, d’intailles ou camées antiques; ces ornements ont été presque toujours

enlevés et dispersés. Les trésors de Notre-Dame de Chartres, de Paris, de Reims, de Bourges, de l’église de Saint-Denis, possédaient une grande quantité de reliquaires sur lesquels étaient incrustées des pierres antiques. Quelquefois méme des vases antiques de jaspe, de cristal de roche ou d’agate, furent montés en argent ou en or et considérés comme des reliquaires d’un grand prix.

Le trésor de Péglise de Saint-Denis possédait un de ces reli-

quaires (fig. 7), pee: d’un vase de porphyre monté en vermeil. Cette monture figure un aigle; elle date du xu” siécle, et est dun travail précieux, ainsi qu’on en peut juger par le détail (fig. 8) de la téte de laigle. Sur le collet de métal du vase, on lit ces deux vers latins :

« Includi gemmis lapis iste meretur et auro : « Marmor erat, sed in his marmore carior est. »

Pendant les xiv’ et xv’ siécles, on composa beaucoup de reliquaires . i, — 29

avec des figures comme supports : c’étaient des anges, des religieux, des rois, des évéques qui portaient un vase ou wn cylindre de cristal renfermant les précieux -restes d’un saint. Tel Glatt le reliquaire également déposé dans le trésor de Saint-Denis et qui renfermait la machoire inférieure de saint Louis. « La relique, dit Félibien '; était portée par deux figures couronncées, dont Pune représentait Philippe

le Hardi et Pautre Philippe le Bel. » Sous la capsule contenant la relique, était représenté, 4 genoux, l'abbé mitré Gilles de Pontoise, tenant un autre petit reliquaire ot se voyait enchassé un fragment d’os du saint roi. Derriere labbé, sur le soubassement, était gravée cette inscription : « Agidius abbas sancti Dionyst qui in honorem « beati Ludovict presens vas fiert fecit, quod ejus sacris istis reli- « guais decenter ornavit. » On trouve la gravure de ce reliquaire dans ’ouvrage de Félibien.

Voici (fig. 9) un autre petit meuble de ce genre, qui fait partie de la collection du musée de Cluny. C’est un cylindre de cristal, enchassé dans du cuivre doré, avec eréte décorée de boules de cornaline. Quatre abbés portent la relique sur une sorte de brancard. Le tout posé sur une feuille de cuivre soutenue par quatre colonnettes. Ce reliquaire appartient a la fin du x1v° siécle. j

Nous avons dit qwil était d’usage, pendant le moyen age, d’avoir des reliquaires portatifs ; et, bien que ceux-ci ne puissent étre considérés comme des meubles, cependant nous ne croyons pas devoir les séparer des reliquaires 4-demeure. Ces reliquaires étaient de deux sortes : les uns se placaient dans les bagages avec les ustensiles sacres que la plupart des princes et seigneurs faisaient porter avec eux en voyage ; les autres se plagaient dessus ou dessous les vétements, de maniére 4 mettre en tout temps et en tous lieux le pos-

1 Description de Saint-Denis en France.

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sesseur sous la protection du saint dont il portait les reliques. Pendant leur séjour en Palestine, les croisés récoltaient une grande quantité de reliques; tout était relique sur la terre sainte : les pierres du sépulere de Jésus-Christ, les pierres du Calvaire, les pierres des portes sous lesquelles Notre-Seigneur avait dt passer. Si, parmi les croisés, i! se trouvait bon nombre de chevaliers et d’é-

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cuyers qui entreprenaient le voyage par des motifs peu édifiants, la plupart étaient croyants et ramassaient avec un pieux empressement quantité de fragments provenant des lieux visités par Jésus-Christ et sa mére. De retour dans leur pays, ils s’empressaient de faire enchdsser ces parcelles dans des reliquaires, comme nos touristes aujourd’ hui recueillent et gardent dans un écrin des morceaux de monuments et méme des fragments du sommet des montagnes qu ils

[ RELIQUAIRE | a

ont visités!. Souvent ces écrins sacrés des croisés elalent faits en

forme de diptyque ou de triptyque dune assez petite dimension pour étre portés partout avec eux.

' Ce n’est pas d‘aujourd’hui, on le voit, quest né chez les peuples de l’Occident ce désir de conserver des souvenirs palpables, matériels, des lieux que l’on voit en passant. Au x1x°¢ siécle, les touristes rapportent un petit morceau du Parthénon on inscrivent sur un baton ferré tous les sommets de montagnes qu’ils ovit gravis; cela est a coup stir fort innocent, mais il ne faut pas s’étonner de trouver chez les pélerins du moyen Age les mémes idées auxquelles se méle un sentiment religieux, et il ne faut pas pour cela les traiter de barbares, C’était un mérite au moyen age, aux yeux de la société d'alors, d’avoir visité les lieux saints, et ceux qui avaient le bonheur d’en revenir en rapportaient

M. Arondel possédait un précieux reliquaire de ce genre qui date de la premiére croisade de saint Louis *. C’est un triptyque de bois, recouvert en dedans et en dehors de lames de cuivre repoussées alélampe, gravées et dorées. Les trois plaques intérieures, dont nous donnons lensemble au tiers de Vexécution, représentent, au sommet, le crucifiement, avec saint Jean et la Vierge, le soleil et la lune et deux anges pleureurs (fig. 10). Derriére saint Jean est un chevalier armé et agenouillé ; derriére la Vierge, une femme également agenouillée : ce sont les deux personnages qui ont direcueillir les reliques et qui les ont-fait enchasser dans ce reliquaire portatif. Ausommet de la plaque de droite est un saint Jean Bouche-d’or assis devant un scriptionale; une main sortant d’une nuée le bénit. Au sommet de la plaque de gauche sont représentés la visitation et saint Zacharie, Au-dessous de ces sujets sont percées, dans les plaques de cuivre, une quantité de petites ouvertures en forme de roses ou de fenétres, renfermant des fragments collés sur le bois qui fait le fond de ces ouvertures. Des inscriptions gravées surmontent chacune de ces petites cases et indiquent ce qu’elles contiennent : ce sont des reliques de sainte Elisabeth, de saint Zacharie, de saint Jean Chrysostome ; des parcelles de pierres du Calvaire, du saint sépulcre, de la grotte ob Jésus s’est désaltéré, du rocher du mont des Oliviers out Dieu pleura, du bloc sur lequel saint Georges eut la téte tranchée, de la colonne ott le Christ fut attaché; des fragments de la créche, de la porte Noire, etc. Ces reliques sont au nombre de trente-six.

Nous donnons (fig. 14) un détail, grandeur d’exécution, de lun des compartiments du reliquaire, et (fig. 12) la copie, également grandeur d’exécution, du chevalier agenouillé. La partie externe du reliquaire est couyerte de gravures représentant un losangé dans lequel apparaissent des fleurons, des fleurs de lis et des tours de

des preuves matérielles. Il n'y a nul danger aujourd'hui a visiter Egypte et les Alpes, mais c’est un mérite dans le monde d’avoir vu beaucoup de pays, et lon en rapporte des preuves. Le plaisir de raconter les événements et les dangers du voyage était aussi vif chez les eroisés que chez nus pélerins savants ou désceuvrés, Pendant la bataille de la Massoure, Joinville rapporte « que le bon Conte de Soissons se railloit avec lui, et « disoit : Senneschal, lessons crier et braire cette quenaille. Et par la creffe Dieu, « ainsi qu’il juroit, encores parlerons-nous yous et moy de cette journée en cham- « bre devant les Dames. » Pélerins du moyen Age et touristes peuvent se donner la main.

1 M. Arondel a bien voulu nous communiquer ce précieux petit meuble et nous permettre de le faire graver.

Castille. En voici (fig. 13) un morceau, moitié (Pexécution. De pelites plaques émaillées devaient autrefois ¢tre incrustées dans les deux écus suspendus au-dessus des personnages agenouillés. Ges plaques ont disparu, de sorte qu’il est assez difficile de savoir a qui ce reliquaire portatif appartenait. La présence des fleurs de lis et des tours de Castille gravées sur les plaques qui revétent Vextérieur du reliquaire ne désigne pas nécessairement le possesseur ; car, a

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cette époque, on mettait des fleurs de lis sur beaucoup Wobjets qui ne dépendaient pas pour cela du trésor royal. M. Arondel, le possesseur de ce précieux meuble, et plusieurs archéologues avec lui, ne semblent pas douter quil ail appartenu au roi saint Louis ; mais, si cela était, le chevalier agenouillé serait couronné suivant Pusage, et l'on verrait entre le losangé extérieur, avec les fleurs de lis et is tours de Castille, les armes de Marguerite de Provence, sa femme, qui, ayant suivi en terre sainte, serait alors la personne agenouillée

a [ RELIQUAIRE ] derriére la Vierge. ailleurs ce reliquaire portatif est trop grossiérement exécuté et fabriqué en matiére trop commune pour donner

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