‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance (volume 5)Chapitre 52 sur 80 · ENTREES DE ROIS, DE REINES, DE SEIGNEURS ET D’EVEQUES · texte numérisé non relu

ENTREES DE ROIS, DE REINES, DE SEIGNEURS ET D’EVEQUES

Rien n’égale la magnificence des entrées solennelles des rois et reines a dater du xiy° siécle. Jusqu’alors ces sortes de cérémonies tiraient leur lustre principal de la richesse de Passemblée des seigneurs, de ’empressement du populaire, des tentures improvisées dans les rues , des jonchées de fleurs sur le pavé; mais il ne semble pas que les cités fissent les dépenses extraordinaires qu’elles ordonnérent plus tard. Les personnes souveraines entrant dans leur ville capitale allaient tout @abord a la cathédrale rendre graces a Dieu; de Ji elles se dirigeaient vers leur palais ou le logis qui leur avail été préparé, et la fete se terminait par un banquet.

« Grant joie out 4 Roem quant Richart i entra ';

« Li eveskes é li clers, li conte é li baron

« Ont Richart recheu o grant procession.

« El mostier Nostre-Dame fist prime s’oroison ;

« Devant li mestre autel fist mainte aflicion.

« Mult out riche conrei (assemblée) li Jor en sa meson; « Grant presse veissiez des baronz environ. »

Au xu’ sidele, les choses se font avec plus de magnificence et un certain appareil de fete. Dans le roman de Berthe aux grands

1 Le Roman de Row, vers 3810 et suiv.

pieds*, la princesse entre dans la ville du Mans; les habitants sortent de la cité a sa rencontre :

« Leur dame ont salué bel et courtoisement,

« Roy Floires V’adestroit (la dirigeait) et Nayuions ensement, « Delez li fu sa mere qui l’esgarde souvent.

« Ce jour y ot de lances fait grant defroissement 2,

« Tuit li saint * de la vile sonnoient hautement.

« Li clergiés vint encontre moult ordenéement,

« A grant procession et bel et netement :

« Fiertes 4 et encensiers y ot d’or et d'argent,

« De dras d’or et de soie la champaigne resplent.

« Tous li pais y est venus communément.

« Dames et chevalier y viennent noblement

« Pour connoistre leur dame, quil en ont grant talent. « En la cité du Mans entrerent erramment ;

« Les rues sont couvertes et bel et richement,

« Les chaucies jonchiés, desus le pavement,

« De fresche herbe et de jonc partout espessement.

« Les dames as fenestres sont acesmécement ;

« Ce jour y peussiez veoir maint parement.

« De ce ne vous ferai nul lone acontement »

Blanchefleur veut aller voir sa fille Berthe en France; le roi entend quelle sera accompagnée de cent cheyaliers :

« Des plus vaillans qui soient entrestoute Hongrie. « Ne yeuil pas que aillez a petite mesnie, « Car gent frangoise sont de grant beubancerie. »

Quand le roi Jean revint en France aprés sa captivilé, les Parisiens lui firent une entrée magnifique : les rues et le grand pont étaient tendus de tapisseries ; prés de la porte Saint-Denis était une fontaine « quirendoit vin aussi abondamment comme eau, et portoit « dessus le roi un poelle (dais) dor, sur quatre lances ; et alla le roi « faire son oraison a Notre-Dame, et puis retourna descendre au « palais, et firent & lui ceux de Paris un bel présent de vaisselle « qui pesoit environ mil mares d’argent *. »

Lorsque entrée d’un prince avait lieu dans une ville soumise ou rendue, il était @usage de présenter au roi les clefs de la ville.

1 Li Romans de Berte aus grans piés, édit, 1832, p. 179. Techener.

? Il y eul des tournois pour féter entrée de la reine.

3 Li saint pour les églises, ou pour les cloches, signa ; mais, suivant ce dernier sens, il y aurait sains, conformément a l’orthographe ordinaire de ce mot.

4 Chasses.

5 Chron. de Saint-Denis,

Henri de Transtamare recut, en entrant 4 Toléde, les huit clefs des huit portes de la ville’.

De toutes les entrées solennelles dont il nous reste des descriptions, la plus magnifique est celle de la reine Isabeau de Baviére a Paris, le 20 aout 1389. Le cortége de la jeune reine était composé en grande partie de dames en litiéres découvertes ou sur des palefrois, accompagnées des plus brillants seigneurs. « A la premiére porte « de Saint-Denis”, ainsi que on entre dedans Paris, et que on dit a « la Bastide*, y avoit un ciel tout estellé, et dedans ce ciel jeunes « enfans appareillés et mis en ordonnance d’anges, lesquels enfans « chantoient moult mélodieusement et doucement. Et avec tout ce «il y avoit une image de Notre-Dame qui tenoit par figures un « petit enfant, lequel enfant s’ébattoit par soi 4un moulinet fait « dune grosse noix; et étoit haut le ciel armoyé trés richement des « armes de France et de Baviére, 4 un soleil d’or resplendissant et « donnant ses rais..... Aprés ce vu, la roine de France et les dames « vinrent tout le petit pas devant la fontaine en la rue Saint-Denis, « laquelle étoit toute couverte et parée sur un drap de fin azur, « peint et semé de fleurs de lys dor, et les piliers qui environnoient « la fontaine armoyés des armes de plusieurs hauts et notables sei- « gneurs du royaume de France ; et donnoit cette fontaine par ses « conduits claret et piment‘ trés bons et par grans rieus; et avoit «la, autour de la fontaine , jeunes filles trés richement ornées, et « sur leurs chefs chapeaux d’or bons et riches, lesquelles chantoient « trés mélodieusement..... Et tenoient en leurs mains hanaps d’or « et coupes d’or; et offroient et donnoient 4 boire 4 tous ceux qui « boire vouloient..... » Devant le couvent de la Trinité, on avait dressé un thédtre, sur lequel on représenta une bataille entre chrétiens et Sarrasins. A la seconde porte Saint-Denis *, un chateau avait été dressé, couvert d’un ciel semé d’étoiles, avec la représentation de Dieu le Pére, du Fils et du Saint-Esprit, entourés d’anges chantants. Lorsque la reine vint 4 passer, « la porte de paradis ouvrit et « deux anges issirent hors, en eux avalant; et tenoient en leurs

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1 Chron, de du Guesclin, liv. If (Coll. des mém.).

2 Froissart, liv. IV.

3 La porte Saint-Denis était, en effet, une petite bastille. Froissart entend parler de

celle-la, et non de la bastille oe qui conserva seule ce nom de bastille jus-

qu’a la fin du dernier siécle.

4 Le claret était une boisson fabriquée avec des vins du Midi et du miel ; le piment

était un vin de Gréce ou d’Espagne mélé d’épices,

5 Démolie sous Francois 1°.

31h VIE PUBLIQUE DE LA NOBLESSE FEODALE, ETC.

« mains une trés riche couronne d’or garnie de pierres precieuses, «et la mirent les deux anges et V’assirent moult doucement sur le

« chef de la roine, en chantant tels vers :

« Dame enclose entre fleurs de lis, « Roine estes vous de Paris,

« De France et de tout le pays ;

« Nous en rallons en paradis. »

Autre échafaud devant la chapelle Saint - Jacques, richement étoffé, au milieu duquel on jouait des orgues. La rue Saint-Denis était couverte dans toute sa longueur de draps camelots et de soie, « si richement comme si on eust les draps pour neant ou que on fust « en Alexandrie ou en Damas ». Jusqu’au grand Chatelet, les maisons étaient tendues de tapisseries de haute lisse. Devant le grand Chatelet était un chateau de charpente, avec bois autour rempli de liévres, de lapins, d’oiseaux. Le pont Notre-Dame était couvert d’étoffes de soie verte et blanche lamée d’étoiles.

Lorsque le cortége déboucha dans Vile de la Cité, il était tard déja; ce fut alors qwun homme « natif de Genéve » descendit sur une corde tendue da haut des tours de Notre-Dame a la plus haute maison du pont Saint-Michel. Il portait des torches dans chaque main et chantait. Tout Paris et les campagnes virent ainsi descendre cet acrobate portant ses deux flambeaux. Arrivée dansla cathédrale, lareine, recue par l’évéque , alla faire ses priéres au grand autel, offrit au trésor la couronne qu’elle avait recue & la porte Saint-Denis et quatre draps d’or ; ’'évéque lui mit sur la téte une couronne plus riche que la premiére; aprés quoi, le cortége se rendit au palais, dans le méme ordre qu’il était venu, a la lueur des flambeaux.

Lorsque Charles VI rentra 4 Paris, le 13 octobre 1414, le soir, les « bonnes gens de Paris commencerent, sans commandement, a « faire feus, et & buciner (jouer des instruments) le plus grandement « qu’on eust veu passé cent ans devant, et les tables emmy les rués « drecées & tous venans par toutes les rués de Paris qui point ayent « de renom'. »

Quelques années plus tard, ce fut le duc de Bedford, régent de France, qui fit son entrée dans la ville de Paris (1424). Les gens de Paris se portérent au-devant de lui, « vétus de vermeil » et entonnérent le Te Deum a son arrivée. Le peuple criait Noé/! et les rues étaient parées. « Devant le Chastelet avoit ung moult bel mystere

‘ Journal d’un bourgeois de Paris sous Charles VI (Coll. des mém.).

( du Viel Testament et du Nouvel, que les enffans de Paris firent, «et fut fait sans parler ne sans signer (gestes), comme ce si ce ( feussent ymages enlevez contre ung mur (bas-relief)*. Aprés, « quand il ot moult regardé le mystere, il s’en alla 4 Nostre-Dame, «ou il fut receu comme ce fust Dieu; car les processions qui ( Mayoient pas esté aux champs et les chanoynes de Nostre-Dame le « receurent a la plus grant honneur, en chantant hymnes et lotianges « qwils purent, et jotioit-on des orgues et des trompes, et sonnerent « toutes les cloches?. » Mémes réjouissances, fétes et mystéres, pour Yentrée du roi Charles VI, en 1458. « Et & Ventrée les bourgeois luy mirent un ciel (dais) sur la teste que on a, 4 la Saint Sauveur, a porter Nostre-Seigneur , et ainsi le porterent jusques a la porte aux Paintres * dedens la ville..... »

Martial d'Auvergne, poéte du xv° siécle, décrit en assez jolis vers Yentrée du roi Charles VII 4 Rouen. Le cortége ici prend une nouvelle allure ; ce sont des compagnies réguliéres d’archers qui ouvrent la marche :

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«Ils estoient bien six cens archiers « A brigandines et jacquettes

« Montez sur roussins et dextriers « A harnoix et armes complettes. »

Puis vient le comte de Saint-Pol , armé tout de blanc, et accompagné de trois pages; puis le comte de Nevers, suivi de huit hommes d’armes en rang dont les chevaux étaient houssés de satin vermeil A croix blanches. Aprés lui, Juvénal le chancelier, vétu dune robe écarlate, précédant une haquenée blanche couverte de velours bleu fleurdelisé et portant un coffret renfermant les sceaux de France. Les hérauts d’armes, les trompettes et banniéres formaient une troupe brillante que suivait le grand écuyer Poton de Xaintrailles :

« Il estoit tout armé a blanc 4,

« Fringant sur un dextrier paré,

« Combien qu'il feust vieillart et blanc, « Couvert de velours azuré. »

Le roi était monté sur un coursier caparaconné de velours bleu

On voit que les tableaux vivants ne sont point une invention nouvelle.

Journal d’un bourgeois de Paris sous Charles VII (Coll. des mém.).

La seconde porte Saint-Denis dont parle Froissart.

«Armé a blane » voulait dire armé de plates d’acier poli sans mailles apparentes, ni haubergeon d’étoffe.

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fleurdelisé, suivi de ses pages, et accompagné du roi de Sicile et du comte du Maine, son frére. Derriére eux chevauchaient des seigneurs

. « Par ordre et selon leur degré,

« Vestuz de diverses couleurs, « De satin et de soye a leur gré, »

Vécuyer tranchant, le grand maitre de Vhotel. Le cortége était fermé par six cents hommes d’armes 4 cheval, tous richement armés et portant lances 4 pennon de satin vermeil.

- L’archevéque, suivi d’un nombreux clergé, vint 4 sa rencontre, ainsi que les bourgeois de la ville et gros marchands. Aprés la harangue obligée, les clefs de la ville furent remises au roi,

« Et les bailla de prime face « A Brezé qu’il fist capitaine. »

Le roi entra par la porte des Chartreux, oi il trouva de nombreuses processions portant banniéres et reliquaires. Les rues étaient tapissées et couvertes de draps trés-riches; les enfants criaient Noé/! les ménétriers jouaient de leurs instruments, montés sur des estrades et sur les tours; le Te Deum chanté dans toutes les églises :

« Quatre bourgeois de la cité

« Portoient sur le roy, a l’entrée, « Ung beau ciel vermeil velouté, « Aux armes du roy et livrée. »

On n’avait pas oublié la fontaine laissant couler vin et hypocras :

« Puis au carrefour de l’église « Y avoit ung beau cerf volant 4 « Portant en son col par devise « Une couronne d’or boullant.

« Kt quant le roy illee alla

« Dire ses graces en l’église,

« Ledit cerf s’agenouilla

« Par Phonneur et plaisance exquise. »

La fete se termina par des feux et des repas dans les rues, et dura cing jours.

1 & “ f . ’ c Le roi Charles VII avait adopté, comme support de ses armes, un cerf ailé portant au cou une couronne d’or.

L’entrée du roi Louis XI 4 Paris, le 34 aotit 1461, fut magnifique. A la porte Saint-Denis (car l'usage voulait que tous les rois entrassent par cette porte), le roi « trouva une moult belle nef en figure d’ar- « gent, portée par hault contre la maconnerie de la dicte porte « dessus le pont-levis Vicelle, en signifiance des armes de la dicte « ville, dedans laquelle nef estoient les trois Estats, et aux chas- ( teaulx (gaillards) de devant et derriere dicelle estoient Justice et Kquité, qui avoient personnages pour ce 4 eulx ordonnez, et A «la hune du mast de la dicte nef, qui estoit (la hune) en fagon « dun lys, yssoit ung Roy habillé en habit royal que deux anges « conduisoient. » :

Les entrées des grands seigneurs dans les villes soumises a leur juridiction, pour étre moins splendides que celles des rois et reines de France, n’en différaient guere. Le cérémonial était le méme : le seigneur entrant se présentait d’abord 4 léglise, et les bourgeois venaient au-devant de lui jusqu’en dehors des portes. Si ces entrées se faisaient dans des villes soumises ou revenues 4 |’ obéissance, outre Papport des clefs des portes, les bourgeois marquaient leur soumission par quelque signe apparent. Ainsi, quand le duc de Bretagne, Artus III, rentra dans sa ville de Saint-Malo, en 1418, « ceux de la ville vindrent au devant de lui vestus de blanc et de « noir’; et tous les petits enfans avoient panonceaux d’hermine « blancs et noirs; et on y cria bien Noé/! et fut tout aboli; et depuis « ont esté bons et loyaux au duc. » Si c’était au nom du roi que des seigneurs prenaient possession d’une ville, Pun deux portait la banniére royale. Aprés la reddition de Bayonne, en 1451, le 24 aout, les gens du roi entrérent dans la ville, précédés de mille archers; « et aprés vindrent deux héraulx du roy, et autres portant leur cotte « @arme; et aprés messire Bertrand d’Espagne, seneschal de Foix, « armé tout au blancq?, qui portoit la banniére du roy monté sur « un coursier moult richement habillé*. »

Il était @usage d’offrir le vin @honneur aux grands personnages dans les églises, lorsqu’ils entraient dans une ville, soit comme seigneurs, soit comme représentants du roi. Cette coulume s’ éten-

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1 ffist. d’Artus III, duc de Bret. et comte de Richemont (Coll. des mém., t. Ill). Les ducs de Bretagne portaient d’hermine ; c’est pour rappeler ces armes, que les bourgeois de Saint-Malo se vétirent de blanc et de noir.

2 On entendait, comme il est dit ci-dessus, par armé au blanc, couvert d’une armure (acier poli, sans damasquinages ni couleurs.

3 Mém. de du Clercq (Coll. des mém., t, Ill).

dait méme aux femmes: en 1381, Blanche d’Orléans recoit des chanoines de Saint-Quiriace de Provins le vin d’honneur’*.

Les entrées des rois, pendant le moyen age, étaient, comme toutes les cérémonies publiques de cette époque, Poccasion de certains priviléges. Piganiol de la Force * rapporte qu’il existait dans la place publique de Péronne « un grés long de quatre pieds, « large de deux, élevé au-dessus du pavé de quatre ou cing pouces, « et qui étoit érigé en fief dont il est la glébe et tout le domaine. On assure, ajoute-t-il, que quand le roi veut faire son entrée dans « la ville, le tenancier de ce fief doit faire ferrer avec des fers d’ar- « gent les quatre pieds du cheval sur lequel le roi doit monter, et c’est sur ce grés que le maréchal doit ferrer le cheval ou haquenée. « Le tenancier du fief le présente ensuite au roi, qui le monte pour entrer en souverain dans la ville de Péronne. Le tenancier de ce fief jouit de plusieurs priviléges : 1° La desserte et la vaisselle qui « ont servi au roi dans le repas qu’il a fait apres son entrée dans la « ville de Péronne lui appartient. 2° I jouit dune redevance sur « toute la biére qui se consomme dans Péronne. 3° Il pergoit un « droit sur toutes les boutiques des marchands qui s’établissent en « baraques pendant la foire qui se tient dans cette ville; il va choisir «dans les boutiques de ceux qui vendent des instrumens coupans «la piéce qui lui convient le mieux et qu'on nomme le premier « taillant ; Cest-d-dire que, chez les couteliers, il prend un couteau « ou un rasoir; chez les taillandiers, une hache ou doloire, ou une « béche, etc.; chez les autres marchands, on lui donne une rede- « vance en argent. A° Un homme qui est décrété de prise de corps « ne peut étre enlevé de dessus ce grés ou glébe, s'il a le temps de «sy réfugier. »

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Entrées des évéques.

Les cérémonies observées aux entrées solennelles des éyvéques, quils soient ou non seigneurs des villes, méritent d’étre mentionnées, L’évéque, le jour de son entrée, se rendait dans l’église d’une abbaye proche Pune des portes, en dehors ou en dedans de la ville. La il trouvait une chaire préparée; on le revétait de ses habits épiscopaux ; le clergé entonnait le Te Deum; puis, processionnellement, le prélat était porté dans la chaire, recouverte de riches étoffes, jusqu’d la cathédrale. Les porteurs étaient les quatre plus

1 Coutumes de Provins, t. Il, p. 42.

2 Nouv. Descript. de la France, t. U, p. 204.

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