‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance (volume 5)Chapitre 54 sur 80 · NOCES · texte numérisé non relu

NOCES

« menu vair un drap de crespe, et la-dessus des oreillers ou quar- « reaux de drap de soye pour desmaillotter et renvelopper l’ enfant. »

Frangois I** pria le pape d’étre le parrain de son premier-né; ce fut le duc d@Urbin, son neveu, qui vint 4 sa place 4 Amboise, ou eut lieu la cérémonie du baptéme du Dauphin. Il y eut a cette » occasion des fétes splendides, tournois, banquets, bals. Toute la cour du chateau d’Amboise fut tapissée et couverte d’une riche tenture. A cette occasion, le roi fit faire une ville de bois environnée de fossés en plein champ, que l’on se mit 4 battre en bréche avec de l’artillerie. « Dedans la ville, il y avoit de gros canons faicts de « bois, et cerclés de fer, qui tiroient avec de la poudre, et les bou- « lets, qui estoient grosses balles pleines de vent et aussi grosses « que le cul dung tonneau, frappoient au travers de ceulx qui « tenoient le siége, et les ruoient par terre, sans leur faire aucun « mal; et estoit chose plaisante 4 veoir des bonds qu’ elles faisoient. » Les assiégés firent une sortie vivement recue. « Et feust le plus « beau combat qu’on ait oncques veu, et le plus approchant du « naturel de la guerre. Mais le passe-temps », ajoute le chroniqueur auquel nous empruntons ce passage’, « ne plut pas 4 tous; car il. « y en eust beaucoup de tués et affolés. » Cest 1a, il faut Pavouer, une singuliére fagon de féter un baptéme et une noce. Le duc d’Urbin épousa pendant ces fétes «la plus jeune fille de Bou- « longne ».

Mariage. — Noces.

Chez les Germains, ¢’était l’époux qui apportait une dot 4 l’épousée, et non celle-ci 4l’époux?. La femme se trouvait, par suite de cette habitude, dans une dépendance servile 4 l’égard de son mari, et devenait chose acquise. Nous trouvons cet usage encore établi chez les Francs du temps de Grégoire de Tours. « Les députés du « roi Chilpéric, dit cet historien, Ansoyald et Domegisil, revinrent « d@ Espagne, ou ils avaient été envoyés pour prendre connaissance « de la dot destinée A sa fille’. » Les seigneurs barbares, 4 cette époque, ne pratiquaient nullement, a Pégard du mariage, V’antique loi romaine, ni la loi chrétienne; ils prenaient plusieurs femmes, qui semblent ¢tre traitées sur le pied de Végalité. « Le roi Clotaire,

1 Mém. de Fleurange.

2 Tacit, Germ., 6.

3 Grég. de Tours, Hist. Franc., lib. VI, xvi.

« Grannor, et li emfant qui devant avoient esté né furent mis souz « le paile*. »

Les chansons de geste des x1° et xu° siécles décrivent des noces splendides. Aprés la prise d’Orange, le duc Guillaume fait baptiser Orable, retenue prisonniére par les Sarrasins, et l’épouse.

« A un mostier qu’eurent fet dédier,

« La ou Mahoms fu devant reclamez,

« L’ala li cuens Guillaumes espouser.

« Messe lor chante li évesques Guimers.

« Apres la messe sont del mostier torné,

« En gloriete (boudoir richement orné) font la dame monter : « Granz sont les noces sus el palés pavé.

« Li cuens Bertrans les servit au digner,

« Et Guileberz et Guielins li bers.

« Viij. jorz durerent 4 joie et a barné,

« Assez i orent harpeor et jugler

« Et dras de soie et hermins engrailez,

« Et muls d’Espaigne et destriers sejornez 2. »

Jehan le Bel, qui mourut vers 1370, raconte le mariage par procuration du roi d’Angleterre Edouard avec la fille du comte de Hainaut, 4 Valenciennes, et décrit les fétes qui eurent lieu 4 Londres a larrivée de la jeune reine. « Quant ilhs furent revenus a Valen- « chines si fut li mariage otroyeis et affermeis done part et doltre; « si fist ons apparelhier tout chu quilh y afferoit honorablement et « puis fut esposée par le vertu done procuration suffisante qui fut « la apportée de part le roy d@Engleterre. Aprés chu fut emenée en Engleterre et conduycte 4 Londre par messire Johans de Bralmont son oncle. La furent ilhs recheus noblement et mult honoreis et ( festoies de roy et de ma damme la royne sa mére, des oltres ‘ dammes, des barons ét de toute la chevalerie @Engleterre. Si ilh ‘ oit adoneg & Londre grant gentilheche de singnours, de comtes, « dus et marchis, de barons, de haltes dammes, de riches pucelles, «et de joustes et behours por lamour delle, de danseir et carosseir et des beaux et gras mangniers cascon jour donneir che nest mie (4 demandeir ne al mettre en escript, car cascon doit savoir que « toute nobleche afferoit la et y astoit.

« Cette fieste durat bien par lespause de trois samaines anchois ( que lidit messire Johans se posist partir; et aprés ilh prist congiet

ZN AAS SRA SA La A

! Chron. de Normandie, publ. par Franc. Michel, 1834, p. 64.

2 La Prise d’Orenge, vers 1872 et suiv. (euionn d’Orange, chansons de geste, publ. par M. W. J, A. Jonckbloet, 1854, t. I).

NOCES. 327 « et se partit atout sa compagnie, bien furnis de beais joweals et «Tiches que ons les avoit donneit don costeit et doltre *. »

Les noces d’Isabeau de Baviere furent magnifiques; elles eurent lieu a Amiens, en 1385, le 18 juillet. La jeune reine était dans hotel de la duchesse Marguerite de Hainaut, qui fut chargée de la conduire a la eathédrale « en chars couverts si riches qu’il ne fait « pas ademander comment, la couronne au chef, qui valoit l’avoir « dun pays, et que le roy le dimanche lui avoit envoyée..... Aprés « la haute messe et les solemnités faites qui au mariage apparte- « noient a faire, on se retrait au palais de l’évesque out le roi étoit « logé; et la fut le disner des dames appareillé, et du roi et des sei- « gneurs a part eux; et ne servoient que comtes et barons ?..... y

Les mariages des princes étant devenus des actes de politique, ils furent souvent la cause de rivalités et de guerre entre seigneurs suzerains. Tel seigneur qui prétendait avoir des droits 4 une alliance, se trouvant décu dans ses espérances, devenait un ennemi. A ce propos, nous citerons une curieuse anecdote rapportée par Froissart. Le duc Aubert de Hainaut ayant résolu de marier son fils Guillaume a la fille du duc de Bourgogne (13885), le duc de Lancastre, qui pensait que Guillaume devait épouser sa fille, « tout « mérencolieux de ces nouvelles », envoya 4 Gambrai, prés du duc Aubert, pour savoir la vérité. Le maitre du marché des laines de toute l Angleterre prit la parole et demanda audit duc s'il était réellement dans lintention de marier son fils a la fille du duc de Bourgogne. « De celle parole le duc Aubert mua un petit couleur « et dit : — Oil, sire, par ma foi! pourquoi le demandez-vous? — « Monseigneur, dit-il, j’en parle pour ce que monseigneur le duc « de Lancastre a toujours espéré jusques 4 ci que madamoiselle « Philippe, sa fille, auroit Guillaume monseigneur votre fils. Lors « dit le duc Aubert : — Compaing, dites 4 mon cousin que quand « il aura marié ou mariera ses enfans, que point je ne m’en ensoi- « gnerai; aussi ne se a-t-il que faire d’ensoigner de mes enfans, nl « quand je les yueil marier, ni ol, ni comment, ni 2 qui’. » In’en fallait pas tant pour causer une guerre longue et cruelle entre deux pays. L’importance que l’on attachait alors a ces alliances faisait qu’on entourait les cérémonies nuptiales d’un luxe inoui et qu’on

1 Les Chron. vrayes de Jehan le Bel, chan. de Saint-Lambert de Liége, publ. par M. L. Polain, 1850.

2 Chron. de Froissart, liv. I, c. CCXXX1.

3 [bid., liv. Il, ¢, ccxxi.

cherchait 4 réunir autour des époux le plus grand nombre de nobles en les attirant par des {étes somptucuses, de brillantes joutes et des largesses. C’était une fagon de faire montre de ses partisans. A Voccasion du mariage que nous venons de citer, des charpentiers et macons furent employés pendant plusieurs jours 4 mettre les hotels de la ville 4 Cambrai en état de receyoir les hdtes illustres que l’on attendait, et parmi lesquels était le roi de France. « Aussi, « dit notre chroniqueur, en devant de celle féte, il n’étoit pas ainsi « et n’étoit point en souvenance d’homme ni en mémoire que depuis « deux cents ans si grand’féte eut été 4 Cambray comme elle se « tailloit de avoir et étre; ni les seignewrs pour eux appareiller et « jolier, et pour exaulcier leur état n’épargnoient or mi argent, non « plus que dont si il plust des nues; et s’efforgoient tous l'un pour « Yautre. » Ce déploiement de luxe, 4 Poccasion des noces, avait gagné méme la bourgeoisie, si bien qu’a Paris, pendant la triste année 1416, le peuple mourant de faim, et toujours prét 4 insulter 4 toute manifestation ressemblant a une féte privée, on fut obligé de faire crier par les rues « que nul ne fust si hardy de faire assem- « blée 4 corps, ne a nopees, ne en quelque maniére, sans le congié « du prevost de Paris. En ce temps avoit, quant on faisoit nopees, « certains commissaires el sergens aux despens de |’épouse, pour « garder que homme ne murmurast de rien*. »

Obséques.

La coutume, chez les Francs, était d’ensevelir les corps en terre, dans un cercueil de pierre ou de bois, dans lequel on réunissait les objets qui appartenaient au défunt : armes, bijoux, ustensiles, monnaies. Aprés la mort, les corps restaient exposés quelque temps avisage découvert, peut-étre étaient-ils soumis 4 un embaumement grossier; puis ils étaient ensevelis. Il dut y avoir, dans les Gaules, vers le v’ siécle, des habitudes diverses dans la facon d’ensevelir les corps; les traditions romaines étaient encore puissantes, et les invasions barbares introduisaient au milieu de la société galloromaine de nouveaux usages. Ce n’est pas le lieu ici de nous occuper des sépultures, mais seulement des usages et des cérémonies qui furent adoptés dés les premiers temps du moyen age.

Les Romains paiens , comme chacun sait, brilaient les corps des

{ Journ, @un bourgeois de Paris sous Charles VI (Coll. des mém., par MM. Michaud et Poujoulat, t. II).

morts, déposaient les ossements calcinés dans une urne de terre cuite, un vaso ou un-sarcophage de marbre. Les chrétiens, croyant a la résurrection, laissaient les corps entiers, les lavaient d’eaux odoriférantes, les enveloppaient de bandelettes ou de linceuls, et les plagaient horizontalement dans des cavités creusées dans les parois des carriéres ou des rochers; ces sortes de cases étaient murées. Parfois aussi les corps morts étaient couchés dans des sar-

. cophages de pierre ou de marbre placés dans des monuments ou des enclos réservés aux sépultures. Dans les Gaules, ces usages se mélérent aux habitudes germaniques. Cependant les gens riches pouyaient seuls faire la dépense dune pareille sépulture; aussi beaucoup de cimetiéres gallo-romains ou méme mérovingiens font voir des corps simplement posés dans une fosse creusée au milieu de Vargile, de la craie ou du tuf, et, dans ce cas, les squelettes sont inclinés ou méme assis.

Pendant ces époques primitives, les morts étaient toujours ensevelis avec leurs vétements, et souvent, avant inhumation, on entourait les corps de mottes de gazon‘. On les portait en terre ainsi aprés les avoir laissés exposés dans l’église pendant un ou plusieurs jours. Le lavage des corps est sans cesse mentionné par les historiens. Flodoard rapporte que, Varchevéque de Reims Foulques ayant été assassiné dans la campagne, les gens de Reims rapportérent le corps du prélat dans la ville au milieu du deuil et de la désolation de tous les siens. « La, aprés avoir lavé le corps et « lui avoir rendu les derniers devoirs avec pompe, ils le déposérent « dans un sépulere digne de lui?. »

Plus tard, au xu’ siécle, le poéte auteur de la Chanson de Roland décrit ainsi les obséques de son héros et des barons morts & Roncevaux. Charlemagne, arrivé sur le lieu du combat trop tard, exprime sa douleur et ses regrets :

« Pluret des oilz, sa blanche barbe tiret ; « Et dist dux Naimes : « Or ad Carles grant ire. »

CCVIII. « Sire emperere, co dist Gefrei d’Anjou, « Ceste dolor ne démenez tant fort, ' © Par tut le camp faites querre les noz « Que cil d@’Espaigne en la bataille unt mort, « En un carnel cumandez que hom les port. »

« Co dist li reis: « Sunez-en vostre corn. » Aoi.

1 Grégoire de Tours, Vite Patrum, cap. VI, n° 7; cap. IX, n° 3.

2 Plodoard, Hist. de [’église de Reims, chap. X. : fen

CCIX. « Gefreid d’Anjou ad sun greisle sunet : « Franceis descendent, Carles l’ad comandet.

« Tuz lur amis qu’il i unt morz truvet, « Ad un carner sempres les unt portet.

« Asez i ad evesques e abez, « Muines, canonies, proveires coronez.

« Si’s unt asols e seignez de part Deu ; « Mirre e timoine i firent alumer, « Gaillardement tuz les unt encensez, « A grant honor pois les unt enterrez, « Li ’s unt laisez : qu’en fereint-il el? Aoi.

CCX, « Li emperere fait Rollant costéir « E Olivier e l’arcevesque Turpin, « Devant sei les ad fait tuz uverir « E tuz les quers en paile recuillir.

« Un blane sairau de marbre sunt €nz mis, « E puis les cors des barons si unt pris, « En quirs de cerf les seignurs unt mis 4 « Ben sunt lavez de piment e de vin.

« Li reis cumandet Tedbalt e Guebuin, « Milun le cunte e Otes le marchis ; « En .iii. carettes tres ben les unt guiez.

« Bien sunt cuverz d'un palie galazin. Aoi. »

Ces vers sont pleins dintérét; ils nous donnent le détail des coutumes observées lors des obséques de personnages plus ou moins considérables. Les uns sont simplement portés au cimetiére en présence du clergé et aprés qwils ont été encensés. Les corps de Roland, dOlivier, de Varchevéque Turpin, sont ouverts; leurs cours, enveloppés dans des étoffes précieuses , sont placés dans un coflre de marbre; les cadavres sont lavés de vins épicés, puis ensevelis dans du cuir de cerf et placés sur trois chariots recouverts d’ un poéle. L’usage de briler des parfums autour des corps morts parait avoir subsisté jusqu’a la fin du xi siécle, puisque lon trouve encore, dans des cercueils de cette époque, de petits vases troués remplis de charbon, que l’on plagait dans la biére méme au moment de la mise en terre’. Dans la Vie de Charles le Bon, écrite par Galbert (xu° siécle), nous trouvons des détails sur la maniére d’ensevelir les corps des grands personnages a cette époque. « Le jeudi « 21 avril (1127), dit cet auteur, on fit coudre une peau de cerf

' Il était d’usage, pendant les premiers siécles du moyen age, d’ensevelir les corps de personnages notables dans des peaux de cerf.

2 Voyez la Normandie souterraine de M. Vabbé Cochet. Nous avons trouvé beaucoup de ces vases, faits de terre légére non vernie, dans des tombeaux des xiI° et xu° siécles.

« pour y mettre le corps du comte, et l’on fit aussi une biére pour « ly placer et l’y rentermer.

« Le vendredi 22 avril, sept semaines aprés la premiére sépulture « du comte » (enseveli provisoirement aprés Vassassinat dont il avait été victime), « on détruisit le tombeau qu’on lui avait construit dans le clocher, et on lava respectueusement son corps avec des « parfums, de lencens et des odeurs; car les fréres de cette église « croyaient que le corps du comte avait déj4 mauvaise odeur, el que « personne n’en pourrait soutenir la puanteur..... Ils ordonnérent « done qu’au moment oti l’on enléverait le corps du tombeau, on fit « du feu tout auprés, et qu’on y jetat des parfums et de lencens..... « Lorsque la pierre fut levée, on ne sentit aucune odeur : alors on « enveloppa le corps dans la peau de cerf, et on le mit dans un « cercueil au milieu du chceur. Le roi, entouré de la multitude des « citoyens et de tous les autres, attendit dans Véglise que lévéque, « accompagné de trois abbés de léglise de Saint-Christophe, et « avec toute la procession du clergé et les reliques de saint Dona- . « tien, saint Basile, saint Maxime, vinssent au-devant du mort et de «lui, sur le pont du chateau, et emportassent le saint corps au « milieu des larmes et des soupirs dans cette méme église de Saint- « Christophe. La, Pévéque, avec tout le choeur des prétres, célébra « la messe des morts pour le salut de Pame du bon comte *. »

Suger, rapportant la mort de Louis le Gros, dit qu’aussitot aprés la mort du prince, le 1% aotit 1137, « son corps fut enveloppé de « riches étoffes pour ¢tre transporté et enterré dans Véglise des « Saints-Martyrs (Saint-Denis) *. »

Le Roman de Garin nous fournit une remarquable description d’un ensevelissement. Le vieux Fromont veut lui-méme rendre les derniers devoirs 4 son ennemti

Ms eo ve) ota Begues de: Belin.:

« Puis fait le cors del chevalier ouvrir,

« Et le dedans (les entrailles) en paile recoillir, « Et puis le fist richement sevelir

« Devant l’autel, au mostier Saint-Bertin.

« Le cors laverent et d’iave (d’eau) et de vin.

« Li quens méismes ses blanches mains i mist ; « D’un fil de soie le restraint et cousi.

« Puis ’envolupe en un drap de samis.

« En cuir de cerf font le baron covrir,

1 Galbert, Vie de Charles le Bon (Coll. des mém. relatifs & Uhist. de France, par

M. Guizot).

2 Suger, Vie de Louis le Gros (méme coilection),

« Font une biere, le vassal i ont mis,

« Et environ trente cierges espris,

« Il firent crois et encensiers venir,

« Li quens Fromons a son chevet s’assit !. »

Et plus loin on exhume le corps :

« IL li descout le cuir de cerf bouli.

« Sus en la salle font la biere venir,

« Veoir la vont cil damoisiaus depris,

« Les belles dames qui ont simples les vis (visages). « Dist Pune a autre: « Diex! quel damage a ci! » « Grant luminaire ont entor lui esprins. »

Puis enfin :

« En un sarcuel qui fu de mabre bis

« Cochent le duc, en terre le r’ont mis ;

« Apres Vont fait moult richement couvrir ;

« Un paile d’Ynde ont desus le cors mis ;

« La sepolture tote faite a or fin,

« Et por desore ot sa semblance escrit.

« La lettre dit qu’il ont desor lui mis :

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