‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la RenaissanceChapitre 22 sur 76 · IZ&^J · texte numérisé non relu

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xui" siècle. Sur la courroie sont rivées des plaques de métal doré ou émaillé2, dont nous donnons un détail, grandeur d'exécution, en A,

> Voyez, il l'arti('le Bliaut, la figure 4.

' Statue (le Karlonian. lils de Pcpiii (ahlmyc de Suiiil-De lis) ; ligures sculptées vers

[ CElNTinK ] — 110 —

el qui (Maicnt dcslinées h rmpéclier celle courroie, faile de cuir souple ou même d'un lissu de soie, de se plisser.

Pendant le cours des xni" el xiv" siècles, les ceintures des vêlements d'hommes sont étroites et souvent garnies de plaques d'orfèvrerie, de bouts de métal finement travaillés. Voici (fig. 6) l'un de

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ces bouts, avec un ajour qui laissait voir TétofTe ou le cuir coloré '. Cet objet, qui date du mv*" siècle, est de bronze. La figure 7 donne deux autres bouts de ceintures également de cuivre. Tous deux datent du commencement du xv" siècle. Celui A est composé de trois plaques de métal, la plaque de dessus faisant ornement. La courroie

' Du musée de? fouill.'s du chàtL'au de Pierrefouils,

— MI — [ CEIM'LRE ]

était, dans ces trois exemples, pincée et rivée entre deux plaques i. Nos dessins étant reproduits grandeur d'exécution, on voit que ces ceintures étaient fort étroites.

Vers Tannée i;-}fîO, les l'cmnics iir [lortaient de ceintures que

' Miis.M' (l.'S toiiill's (la cliAti'au de l'icn-cloMils.

comme oi'ncmciit d'éloll'e ou (rorfévrerie, mais non pour serrer la taille. Ces ceintures, amples, lâches, étaient posées à la hauteur des hanches, comme le serait une éch;irpe tordue. Il était de mode alors,

chez les dames qui prétendaient être bien mises, de faire saillir le ventre, et la ceinture tombait au-dessous du nombril. Aussi Jehan de 3Ieung éci-ivait-il en ces temps, dans son Testament ', les vers suivants :

" De telles eu verras par Paris offrir maintes.

" (jiii ainsi com je di sunl senglées et ceintes

■ D'uces large; ceintures, qui si pou sunt eslraintes,

« Qu'on ne cognoist sovent les vuides des enceintes.

« Toutes sunt par raius 1 ''es, conihi.,'u que maigres soient ;

1 Ne sa! qu'elcs y boutent, ne qu'eles y emploient.

" Fors que viez peliçons. si com maintes gons croient ;

» Tuit se sevent, espoir, celles ou cilz qui m'oient.

' Le Tcsloment de mnislre Jrlmn de Mciaiff. ('dit. de Méou. p. 03.

— 113 — [ CELMLIŒ J

<( Mt'toDS iiu'eles tout Ijicu, le mal apclirou

« Car cil denii-chiot, ou demi peliyon

" Doul elcs siint bordées ainsiui' coin hrriroii,

» Les gardent maintes fois de froit et de frirou. »

La figure 8 reproduit une de ces toilettes '. La ceinture est ici une bande d'étoffe souple, tordue. Cette mode persista avec quelques variantes jusque vers 43o0 ; mais elle n'était point absolue, et souvent les femmes alors ne portaient pas la ceinture. La robe de dessus que présente notre vignette tient encore du bliaut et n'est pas

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