‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la RenaissanceChapitre 30 sur 76 · CII.USSI'S · texte numérisé non relu

CII.USSI'S

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ces longues chausses, qu'ils ne preniiienl pas toujours le soin d'al-

— loo — [ CIIAKSSES ]

lâcher cl qui leur ballaient sur les jambes (lig. 4)'. Plus souvenl encore ils laissaient les cuisses nues, et portaient des chausses roulées autour du genou sur une jarretière (voy. fig. 4, en A); ou bien ces chausses n'avaient pas de pied et ne faisaient que protéger les jambes, moins contre le froid que contre les broussailles (voy. en B).

Quant aux chausses des gentilshommes, elles étaient d'une gi'ande linesse et de couleurs brillantes :

i( N"i .'i celui n'ait frés henniuu blauc

Il Chances de soie, soUers de Cordouan -'. <•

" Lasce unes ehauces blanches corn tlor de lis ^. >>

u Ses chausses furent de paiic d'oulrenier '►. »

« El ses ij chances qui fureul de sanguin ■'. •>

Les chausses longues laissaient parfois passer une partie du pied, recouvert alors par des chausseltes ou des souliers d'élolTe :

« Hueses tirées dons li talons eu ist *^. »

Au w" siècle, les chausses longues, en façon de pantalon à pieds, étaient portées par toutes les classes. Les paysans, comme nous l'avons dit plus haut, portaient encore seuls les chausses séparées en façon de grands bas. Voici une chanson de cette époque ', qui montre que les cavaliers, les gens d'armes même el les piétons, portaient ces sortes de chausses collantes qui se confondent avec les braies. Un homme d'armes revient de la guerre sur son cheval, ses vêtements sont en lambeaux ; il rencontre un piéton vêtu de bonnes chausses neuves :

» Le gcnt d'arme prestenienl.

'. Lui dist : Or vous arrestés,

a Vos cauches certaincnienl

i< Convienl que vous nie preslés ;

« Mes habis sont desquirés

" En la guerre loul pour voir,

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