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doigts, qui tendent à s'enfoncer dans la chaussure, un espace libre est laissé en a. La partie la plus délicate du cou-de-pied, celle qu'une pression fatigue le plus, parce qu'elle est sillonnée de vaisseaux sanguins qui gonflent facilement, c'est la partie externe ; on la laisse
libre. Dès lors les souliers sont façonnés, ainsi que l'indique la ligure 10. Doublés de fines fourrures au droit des chevilles et sous la patte, ces chaussures ne peuvent en aucune façon blesser ou fatiguer le pied, dont elles suivent exactement les contours \ L'entaille externe du coii-de-pied, qui laissait voir les basses chausses de couleur, n'était pas sans grâce et parfaitement placée en raison de la conformation du pied. Cette chaussure se conserva pendant la dernière moitié du xni" siècle, avec quelques légères modifications apportées par le besoin de changement des modes. Ainsi on exagéra
' statues, pL'iutiires, vitraux de 12ij k l;;,j.j, mauuscr. u'' (jS20, Bihlioth. iinpér.
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[ CHAUSSinE
bientôt la forme de la semelle donnée par la plante du pied. Les côtés bc (voy. fig. 9) furent taillés droits, l'espace efïul rétréci ; on raffinait sur ces formes indiquées par le bon sens. D'ailleurs on
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attachait dans la classe élevée une grande importance aux chaussures ; il fallait qu'elles prissent bien le pied et ne fissent pas de plis :
Et marche jolietement De ses biaus soleres petits, Que faire aura fait si felis, Qui joindront as pies si à point Que de fronce n'i aura point ' . »
Avant cette époque, Guillaume de Lorris avait écrit ces vers :
■■ Solers k lus, ou esUviaus
'< Aies souvent frès et noviaus,
" Kt gar qu'il soient si cliauçanl.
'■ Que cil vilain aillent ten(;aut
» En quel guise tu i entras,