‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la RenaissanceChapitre 6 sur 76 · Tome 3 Etoffe · texte numérisé non relu

Tome 3 Etoffe

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d'un grand intérêl : la première, ou plutôt celle qui nous paraît être la plus ancienne et qui semble dater de la fin du xn" siècle, est brodée à la main sur un canevas, et ne montre qu'un dessin fort joliment composé et d'une belle harmonie de tons (lis. 2). Celte

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aumônière est doublée de peau. Le devant A se relève de b en a. Un cercle de fer maintient le sommet du sac et foi-me l'ouverture, ainsi que rexplique en B la figure 3. Cette partie a h ouverte, il reste à passer la main dans le sac de peau C, dont l'ouverture est munie de deux boutons.

Des graines et Hoches de passementerie, fort joliment travaillées, ornent les bords de cette aumônière, dont la planche II donne la broderie grandeur d'exécution ; la seconde et la troisième aumônière, de môme forme que celle-ci, représentent bro"dés à la main des sujets galants. Celle qu'on prétend avoir appartenu à Henri le Libéral est assez grossière d'exécution; mais la troisième, qui est attribuée au comte Thibaut IV, est très-délicatement brodée en soie; elle est, d'ailleurs, du temps de ce prince. La partie supérieure de cette aumônière, (pii recouvre l'ouverture, représente une femme endormie sur un tertre de gazon entouré de branchages de chêne. Un adolescent vêtu d'une lonjiue robe et les épaules armées d'ailes s'approche de la (h)ruieuse et paraît l'admirer. La paille inférieure

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de l'aumùnière montre deux femmes assises, tenant une longue scie avec Uujuelle elles séparent en deux un cœur posé sur un autel. D'un nuage sort un bras armé d'une hache qui va frapper la scie. SI l'allégorie est d'un goût douteux et rappelle les mièvreries du dernier siècle, Texécution de cette broderie est charmante et le stvle

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