BAISSER. V. ^BAISSER
BAISSER. V. AvALEii.
BAL, BALLET , DANSE. Un bal est nne assemblée préméditée de personnes rassemblées et réunies pour danser, à l'occasion de qneltpie fête , de quelque réjouissance.
Le ballet est nne danse figurée , exécutée SOT un théâtre et Êdsant partie d'un spectacle. On donne le nom de danse à tottte autre réunion de personnes qui dansent ensemble Le bal suppose des préparatifs, de la cérémonie , de l'appareil ; le ballet suppose de Vart;les danses n'ont ni l'appareil des bals, ni l'art des ballets, et se forment souvent par occasion.
BALANCER, NÉSITEBi, Balancer, c'est délibérer sur les choses ; être comme là balance dans un état de vacillation , tantôt vers ou objet , tantôt vers l'autre , incertain sur le choix. »
Hésiter, c'est faire de vains efforts pour sortir d une situation , ne pouvoir se' résoudre a en sortir , y revenir sans cesse , n'oser ou ne pouvoir aller en avant.
Lorsqu'il y a des motifs à peser, vous balancez, vous flottez, vous penchez, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Lorsqu'il y, a des obstacles à surmonter, vous hésitez, vous êtes suspendu. Au moment d'aller en avant , vous regardez en arrière. Quand vous balan cezj vous ne savez que faire; quand vou^ hésiteZf vous n'osez pas faire. Ta.nt que vouf oalancezr, rien ne vous détermine ; quand vous nesitez quelque chose vous 'arrête. Vous nt balancez plus ; votre résolution , votre détermination est prise; mais s'il faut l'exécuter, vous Iiésitezy vous manquez de résolution , de courage.
Le doute, l'incertitude vous fait balancer i vous ne voyez pas un objet , une raison suflisante qui détermine votre choix. La crainte . Jû faiblesse vous fait hésiter ^ yons n'avez pas a force de rompre le ■ lien qui vous retient. Lorsqu'un parti vous parait clairemen:
1 emporter sur un autrç, yous ne balança P^; lorsque le désir de faire une chose Remporte sur la peine de la faire, vous n'Ae- «fczçaa.
Les personnes sages , prudentes ; circonspectes , posées, balancent ;' les gens paresseux , mous, lâches, lents, défîans, hésitent.
Les esprits timides balancent long-temps, les âmes pusillanimes hésitent.
La prudence fait aussi hésiter, lorsque vous n^avez pas assez balancé ou pu balancer. àsms la délibération , les facilités et les difficultés , les avantages et les inconvéniens de la chose. De loin , le risque parait léger , on ne balance pas ; de près , c'est un danger grave , on hésite, ♦ •
L'ignorant ne balance guère , il ne doute de rien. Le téméraire n'hésite pas , il ne redoute lien.
Quand on consulte ses espérances plutôt que les raisoj^ d'espérer, on balance peu.
Quand on considère la fin plutôt que les moyens, on n'AejzV^ guère.
Dans les accès d'une passion violente., on ne balance pas , on est emporté. ( Extrait de
ROUBAUD
BALBUTIER , BÉGAYER , BREDOUIL- LER. Balbutier se dit des petits enfans qui , s' essayant à parler , ne prononcent que certaines syllabes que la disposition de leurs orgagnes leur rend faciles , et rappellent à cette 'prononciation première toutes les autres syllabes qu'ils ne peuvent pas prononcer distinctement.
Bégayer est un défaut de prononciation qui vient du vice d'organe qui fait qu'on ne prononce que très difficilement certaines lettres on certaines syllabes , qu'on est obligé de s'arrêter quand ces lettres ou ces syllabes se présentent , et qu'on les repète plusieurs fois avant de les lier à celles qui suivent.
Bredouiller, c^ est parler avec précipitation, sans articuler distinctement, et en confondant les mots les uns avec les autres , de manière {u'on ne saurait les distinguer.
Lçs enfans balbutient parce que leurs organes ne sont pas encore jiffermis ; les vieillards balbutienfpBTce que leurs organes sont Affaiblis et réduits au mcme point d'impuissance où ils étaient lorsque dans l'enfance ils ne pouvaient pas encore les faire jouer.
Les petits enfatis balbutient lorsqu'ils ne prononcent que quelques syllabes auxquelles m a de la peine à appliquer un sens ; plus ard, ils bégaient , parce qu'il se rencontre certaines lettres ou certaines syllabes qu'ils ne (peuvent prononcer. S'ils prononcent bien toues les autres lettres et tontes les autres syllabes, [uoiqu'ils bégaient , ils ne balbutient pas.
Le 'bégaiement vient ou des vices des organes , ou d'une respii^ation mal ménagée et trop courte > qui ne peut fonriûr jnsqu'à la
BAL
BAJÎ
fin d'an mot à rémission de la vOix. Les enfans bégaient lorsqu'ils commencent à parler ; les vieillards bégaient lorsque leur langue s'épaissit, on que leur haleine devient conrte. Il y a des gens qui bégaient tonte leur vie.
Le bredouille mertt est un défaut dont il est difficile de se défaire. U vient en partie des organes qui ne se prêtent pas à l'articnlation précise des syllabes , et en partie de la précipitation avec laquelle on parle.
BALISE ,< TONNE , BOUÉE. Termes de Aiarine. La bouée est une marque ou' enseigne faite quelquefois avec un baril vide j bien clos, relié de fer , • quelquefois avec un fagot on avec un morceau de bois et de liège , et qu'ob laisse flotter pour indiquer l'endroit où l'ancre est mouillée. La balis^, qui est faîte des mêmes matières, sert à indiquer les passages difficiles et dangereux.
La balise se noipme anssi tonne.
BALISE. V. Ab^arquï.
BALIVERNES , FADAISES , SORNET- TES. Ce sont des contes faits à plaisir et dénués de toute vraisemblance , et qu'on appelle des contée bleus.
Les fadaises sont des choses dénuées de bon sens et de goût qui ne peuvent faire aucune impression sur un homme sensé , si ce n'est celle de l'ennuyer.
Les sornettes sont des railleries , des choses ridicules que l'on débite pour éprouver la crédulité de quelqu'un.
BALLE ,^ALLON. Ces deux mots se disent de tout corps auquel on a donné artistement la figure sphérique , et qui est destiné à être lancé. La différence qu'il y a entre l'un et l'autre, c'est que le ballon est creux, et que la balle né l'est pas. On dit une balle de pan me ^ une balle de fusil; et on appelle ballon une vessie enflée 3.' air , et recouverte de cuir, dont on joue en la frappant avec le poing ou le pied.
BALLE , BOUlET. Dans l'art militaire , on comprend sous, le nom de balle toutes sortes de petites boules pour les armes à feu , depuis le canon jusqu'au pistolet. Oh dit charger un fusil, un canon à balle.
Mais la balle qui sert à charger le canon se nomme or4iuaii*ement boulet, quoiqu'on dise qu*une pièce de batterie porte 36 , 33 ou 24 livres de balle.
BALLET. V. Bal.
BALLOTADE , CROUPADE, CAPRIOLE.
Termes de manège. La ballotade est un saut que l'on fait faire à un cheval entre deux piliers. À la ballotade, \e cheval ayant les quatre pieds en l'air ne i^ontre que ceux ^e derrière sans détacher la ruade ni s'eppurer. À la
caprioléf il me on noue l'aignillette ; à U croupade , il retire les pieds de derrière sous lui au lieu de montrer ses f^'s , comme il fait en maniant à la ballotade $ c'est ce qui fait leur différence.
BALOURD, BUTOR. Le balourd est un homme grossier qui agit machinalement et toujonrs avec maladresse.
Le butor est un homme dont Tesprit est borné , qui ne iprévoit rien , et agit souvent contre ses intérêts, sans s*en douter.
Le défaut du balourd tient à sa constitation physique; celui du butor tient au défaut d'intelligence.
Le balourd est déponrvn d'agilité, d'aisance, de grâces; il choque et rebute. Le bu^or manque de prévoyance , et fait sans le saf oir ce qui lui est nuisible.
BALUSTRADE , B ALUSTRE. Termes d'architectnre. On appelle balustrade la totalité de plusieurs travées de balustres qui servent d'ornement ou de clôture , et qui sont élevées à hauteur d'appui. Le balustre est un petit pilier façonné qui fait partie d'une balustrade. Balustrade ne se dit que des grands oavragçs de cette nature qtii servent d'ornement ou de clôture à une partie considérable. La totalité des balustres qui servent d'ornement ou de clôture â une partie peu considérable se nomme balustre. Le balustre d'an autel, d*une chapelle, du lit d'un prince.
BALUSTR'È. V. Bai.ustrade.
BANDE , BANDEAU. La bande est en général un mc^i^cean de drap, de toile, de cuivre ou de toute antre matière dont la largeur et l'épaisseur sont peu considérables relativement à la longueur. Le bandeau est plus large cl plus épais que la bande, La bande est simple , elle sert à garnir, à lier, à serrer; le bandeau est plus large et plus épais que la bande ; il peut être composé de plusieurs parties mises les unes sur les autres. Il sert à l'ornement, a la parure.
Bandeau, s'emploie au figuré, bande ne s'y emploie point. On dit avoir un bandeau sar les yeux, pour dire avoir quelque préjugé, quelque passion qni empêche de voir les choses telles qu'elles sont ; on ne dit pas en ce sens, avoir une bande sur les yeux.
Bande se dit de ce qui serre ou est destiné à serrer quelque objet que ce soit ; le bandeau ne se met qu'autour de la tête, autour du front.
BANDE , LISIÈRE , BARRE. Ces trois mots désignent une idée générale qui leur est commune , beaucoup de longueur sur peu de largeur et d'épaisseur ; mais la lisière est une longueur sur peu jle largeur , prise ou levée sur les