‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 101 sur 253 · BAN · texte numérisé non relu

BAN

cxtrémîtéé d*nne pièce ou d'un font. La èande est une loDgueiir sur peu de largeur et d'épaisseur qui est prise dans la pièce, ou méuie n'en a jamais fait partie. La barre est une pièce ou même un tout qui a beaucoup de longueur sur peu 'de largeur « avec qtidque épaisseur, et qui peut faire résistance. Ainsi l'on dit la lisière d'une province, d'un drap , d'une toile; une bande de toile, d'étoffe, de papier; une barre de bois ou de fer. ( Encyclopédie.)

BANDE, ITIOUPE, COMPAGNIE. Oiacan de ces trois mots marque une multitude de personnes on d'animaux.

Bande se dit de plusieurs personnes rassemblées et liées volontairement entre elles l)ar la conformité de leurs inclinations ou de leors gonts, ou pour l'exécution des choses qui y ont rapport. Il se prend ordinairement en mauvaise part. Une bande de voleurs , une bande de contrebandiers.

En parlant des animaux , on dit qu'ils vont par bandes. Une bande d'étourneauj^

Troupe ne signifie proprement qu'une multitude d'hommes ou d'animaux assemblés.

Mais on donne aussi ce nom à plusieurs hommes rassemblés pour un but commun et permis. On appelle troupes les soldats qui composent une armée. On dit aussiune troupe de comédiens.

Compagnie y en parlant dés hommes , se dit de plusieurs personnes que des occupations, un intérêt , un emploi , réunissent. Une co/«pagnie de commerce, une compagnie savante.

D'après cette définition, je ne sais pourquoi on dit une troupe de comédiens, plutôt qu'une compagnie de comédiens. Cela vient sans doute de l'espèce de dénigrement que l'on jetait autrefois sur cet état. L'Opéra, que l'on nomme pompeusement Académie royale de musique , nVst, selon l'idée que l'on attache à troupe en parlant de comédiens, qu'une troupe d'actedrs , de chanteurs et de danseurs , qui font valoir les vers et la musique .des auteurs, comme les comédiens français font valoir les vers de Racine, de Voltaire, etc.

Il serait donc raisonnable de dire la troupe de l'Opéra, comme on dit la troupe des coméaiens français; et plus raisonnable encore d'honorer du titre de compagnies ce qu'on appelle aujourd'hui troupes de comédiens, quoique les membres qui les composent soient en possession du titre d'artistes dramatiques.

En parlant des animaux , on appelle corn- P<''gni€ ceux qui vivent ensemble et comme en faidille, une compagnie de perdreaux ; ou **ux qui sont attachés l'un à l'autre par une alliance qui ne finit ordinairement qu'avec ^^l ^«, Deux toorterelles de compagnie.

i ) BAN

feANDEAU. V. Bawdi.

BANDIT, VAGABOND, LIBERTIN. On désigne par ces trois mots trois espèces d'hommes qui vivent dans le dérèglement.

Le bandit est celui qui , n'ayant ni feu ni lieu , mène une vie vagabonde , et se livre au vol et au brigandage. Les bandes de voleurs sont composées de bandits.

Le vagabond est celui qui n'a ni profession , ni métier, ni domicile certain, ni bien pour subsister , et qui d'ailleurs ne peut être avoué ni certifié de bonne vie et mœurs par des personnes dignes de foi.

Le libertin est celui , qui cédant à l'instinct qui le porte aux plaisirs des sens, se livre à ces plaisirs sans respecter les mœurs.

Le libertin, dit Girard, pèche proprement contre les bonnes mœurs.

Cette observation est juste.

Le vagabond, dit le même auteur, manque par la conduite. L'indocilité ou l'amour excessif de la liberté l'écarté des bonnes compagnies. •

Cette remarque pourrait convenir au liber»

tin, et ce n'est pas là ce qu'on appelle uu vagabond.

Le bandit, dit-il encore, pèche par le cœur et la probité ; il ne se conforme pas même aux lois civiles.

Si tous les gens qui pèchent par le cœur et la probité, et qui ne se conforment pas même aux lois civiles, étaient des bandits, le nombre en serait trop grand dans la société. Il y a beaucoup de gens, même dans des états distingués, qui ont le cœur mauvais, qui ne se font aucun scrupule du vol et de la tromperie, qui négligent, quand ils le peuvent, de se conformer aui lois civiles , et qu'on se garderait bien d'appeler des bandits; il faut, l>our mériter ce ijiom, ajouter à ces mauvaises qualités celle d'être un misérable, abandonné de tout le monde, «ans bien, sans fortune, sans appui, sans soutien. Les gens riches, •quelques défaut» qu'ils aient , ne sont jamaisdès bandits. ,

BANNIÈRE , PAVILLON. Ces deux mots sont des termes de marine qui indiquent une espèce de drapeau qu'on arbore à la pointe des mâts ou sur le bâton de l'arrière , pour faire connaître la qualité des commandans dans les vaisseaux, et de quelle nation ils sont.

Bannière signifie la même chose que pavillon, mais il ne se dit que dans quelques parages de la MédileiTauée. On dit diins ces cantons la bannière de France, la bannière d'Espagne, etc.

BANNIR, 3EXILER, bannir signifie pro-

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