‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 110 sur 253 · BI · texte numérisé non relu

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ce dire d'antre chose, de taches d'encre, etc. "Bayer dit moins tjp!effacer, et effacer moins que raturer, •

~ On raie nxi mot en passant simplement nne ligne dessus; oaV efface lorsque la ligne passée dessus est assez forte pottr empêcher qn'on ne lise ce mot aisément; on le rature lorsqu'on se sert d'nn autre moyen que de la {)lume, comme d'un canif, d'un grattoir, etc.

Oh se sert plus souvent dû mot ra;^er que du mot effacer, lorsqu'il est question dé plusieurs lignes. On dit aussi qu'un écrit est fort taturé , pour dire qu'il est plein de ratures, c'est-i-dire de mots effacés.

Le mot rayer s'emploie en parlant des mots supprimés dans un acte, ou d*un nom qu'on a ôté d'une liste, d'an tableau, etc.

Le mot biffer est absolument du style d'arrêt ; on ordonne, en parlant d'un accusé, que son écrou soit biffé. Enfin effacer est du style noble, et s'emploie *en ce cas au fi^xk, "Effacer le souvenir , etc. ( Encyclopédie. )

BIÈRE, CERCUEIL. On entend par ces deux mots .un coffre dans lequel on renferme nu cadavre ou les restes d'une créature humaine qui a cessé de viyre. Mais bière se dit d'un coffre "de bois commun etsansornemens; et cercueil d'un cofre fait de bois plus ^ pu moins rare et précieux, ou d'une autre q^atière que le bois. Une bihre de sapin, d^ chêne; un cercueil d'acajou, de plomb, etc,

BIGARRER , CHAMARRER. Bigarra , c'est rapprocher sfir oa objet sans Qsdre et sans régularité deux coxilenrs traoehantos , dout le rapprochement choque la vœ. i. .

CÂo^Bor/vr, c'est ajouter à nae chose de prétendus ornenaens mal asaoAis qui lA Tendent ndlcnle /et désagréable à la* vue: ' '

La bigarrui^e ne se dit guère que de deux èouleurs tranchantes; la chàmarrui'e se dit de foutes sortes dTobjétsmaiassortis que l'onàvjait destinés à servir d*orttementr '

PIGA^RURE', DIFFÉRENCE, DIVERSI- TÉ, VARIÉTÉ. La différence est une qualité essentielle d'une chose qui fait qu'elle ne res- . semble pas à une autre chose. La différence <:jp^'iy y a entre l'homme et les autres animaux, c'est qu'il est raisonnable, et qu'ils ne le sont, pas.

La diversité est yxnsk. qualité accessoire oxK accidentelle d'ûiie chose qui fait qu'elle ne ressemble-pas à une autre chose.

La différence est entre les choses de diûerentes espèces, comme entre un homme et une bête; la diversité entre les individus de la même espèce, comme entre une rose rouge et une rose blanche. Cependant lorsquVil ne

renée ^ pour marquer qu'ils ne sont pa9 sem^ blablés; et Fon emploie Vetti.otdiveniié pour signifier les différences qn*il y a entre tous les individus de la même espèce. Ainsi Fon dira il y a de la dif^rence entre tine rose 'rouge et un rose blanche, et il y a une grande diver-* site dans Fespèoe des roses. On dira de même la différenof qu'il y a entre un Hanc et un nègre , et il y à une grande diversité dans Tes» pèce humaine.

L'expression delà douleur ofjfrethie grande ^Ver«7^, parce que Iji douleur affecte différenkmeiit lés homiùes, suivant les rapports divers qu'ils ont avec l'objet qui la cause. Ainsi dans un tableau qui représentera la mort d'Iphigénie, il y aura de la différence entre Texpression de la douleur de Clytemnestre , et entre celle de la douleur d'Agamemnon on d'Achille, et die ces différence^ naîtra la diversité de l'eip'res^ion de la douleur. Baffon a dit , il y a une très grande diversité dans li grandeur , la position et le nombre des dents des différens animaux. La diversité tombe ici en général sur la grandeur, la position et le nombre des dents. Buffbn aurait djt çrf parlant individuellement des espèces, il y. a une très grande différence entre la position des dents d'un poisson et celle d'un quadrupède.

La variété n'a de rapport ni avec les qualités essentielles des objets, ni avec leurs qualités accessoires. EUe consiste dans une multitude de choses différentes ou diverses qui se présentent ensemble pu succêssiveinent et emporte ayec elle l'idée accessoire de causer un amusement, un plaisir que ne causerait jpoint la vue simultanée ou successive de choses semblables. La yariété du spectacle de la nature. Cet auteur amuse par la variété des idées. Pour plaire long-temps , il faut mettre de la variété dans ses ouvrages.

Girar<i dit : la diversité supjj^ose "un changement que le goût cherche dans les choses pour trouver une , nouveauté qui le flatte et le réveille. La variété supposé une pluralité de choses non ressemblantes que l'imagination saisit pour , se faire des images riantes qui dissipent l'iennui d'une trop grande unifor?

mite;

Je nç pense pas que Girard marque bien par là la différence qu'il y a entre la diversité et la variété : elles ne différeraient selon lui, qu'en ce .que- dans la diversité le ^oût chercherait un changement jprOpre à le flatter et a le réveiller; et que dans la variété, l'ima^ination saisirait ce même changement pour dissiper l'ennui. Hais Girard n'a pas observé que la. i/^Wr^Ve est indépendante du ^oùt des

s'agit que des individus, o^ dit s^oçsi diffé- hommes, car «lie ^te. daii^ là pâture, soit

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