BUT
«ont point C6.' e[ai caractérise tui genre de poéaie, et qu'elle doit être marqaée par une sorte d0 scraa dépendant da fond même des sqjets qu'elle embrasse et de la manière dont «Ua lés traite. De ces trois observations il zésoUe que l'élégance du style marotifue ne dépend ni de la stfnetare du vers, ni du Tieux jargon mêlé souvent avec affectation à U langae ordinaire , mais de la naïveté > du génio et de l'art d'assortir des idées riantes asiee aimpHcité. Ca n'est pas que le vieux style n'ait son agrément quand on sait l'emplâyier k propos : peut-être a-t-on appauvri BOtM langue sous prétexte de la polir» en en bannissant certains yieux termes fort énergiques, comme l'a remarqué La Bruyère, et
à la conduite d'an être ou pensant^ on considéré comme pensant.
Le but se dit d'un objet fixe et déterminé auquel les actions de l'être pensant sont dirigées. Les mues sont plus vagues et embrassent un plus grand nombre d'objets. Le dessein est pronrement de Tame, par lequel on se détermine à tenter on à ne psis tenter une choses Le dessein et les ducs sont en nous; le but est bors de nous. Le dessein .offre une idée de résolution qui n'est p&s si bien marquée dans les nmes. On.se propose un but, on a des vues, on forme un dessein,
BUT. V. DEâism , "Vues.
BUTIN , PROIE. Le "mot proie désigné
les animaux carnassiers
^«f«v., ^v<>u.<> .» .v».»*^»*». ^» ^.-j^..^, ^.^ proprement ce que les animaux carnassiers qiiç c'est la foire rentrer dans son domaine ravissent et mangent. Butin désigne propreque de les lui rendfe, parce qu'ils sont bons
et non parce qu'ils sont antiques. , Des idées simples. sans être communes» naïves sans être basses ; des tours unis sans négligence , du feu san^Jiiardiesse , une imitation constante de la nature, et ie grand art de deviser l'art même ; Yoilà ce qui fait le fond de ce genre d'écrire , et oe qui cauSe en même temps la difBculté d^Y^ff éuasir. (Encj'clbpédie.)
LE BURLESQUE , LA PARODIE. La parodie est nue plaisanterie poétique qui consiste à appliquer certains vers d'un sujet à un antre pour tourner ce dernier en ridicule , ou à triivestir le ^sérieux en burlesque , en affectant de conserver autant qu'il est possible les mêmes rimes , les mêmes mots et les mêmes cadences..
On peut réduire toutes les espèces de pa-* rodies à deux espèces générales, l!ane qu'on peut à'p^leT parodie simple et narrative, loutre parodie dramatique. Tontes deux doivent aToir pour but l'agréable e* l'utile. Les règles de la parodie regardent le cboix du sujet et la manière d^ le traiter. Le sujet qu'on entreprend de parodier doit être un ouvrage connu, célèbre, estimé: nul auteur* n'a été antant parodié qu'Homère. Quant à la manière de parodier , il faut que limitation soit âdèle, la plaisanterie bonne, vive et courte, et l'on y doit éviter l'esprit d'aigreur, la bassesse d'expression et l'obscénité. On voit par là que la parodie et le burlesque sont deux genres très différens; et que le Yirgile travesti de 8carron n'est rien moins . qu'une parodie de l'Enéide. La honne parodie est une plaisanterie fine, capable d'amuser et d'instruire les esprits les plus .sensés et les, pins polis; le bnrlesqpte est une bouffonnerie misérable qui ne peut plaire qu'à l^^^pnlace. . (Sfémoires de V Académie des Belles-Lettres.) 'BOT, TUES, DESSEII!^, Termes relatifs
ment ce qu'on a pris à la guerre ou sur l'ennemi.
Mais ces det^x mots sont souvent pris dans un sens plus étendu. Proie se dit de tout ce qui ayant été désiré avec ardeur, poursuivi avec' avidité, tombe au pouvoir du persécuteur ou des persécuteurs, et est par eux envahi, détruit, démembré. L'empire romain a été la proie des barbares. Cet homme est mort sans enfans, sa riche succession a été la proie de ses nombreux collatéraux.
Le mot proie marque toujours avidité , voracité, désir ardent de posséder, destruction, démembrement.
. Le mot butin suppose la" rapacité et le pillage. Il ne consiste pas dans des chos^ que l'on veut jdévor<;r, démembrer, détruire i mais dans des choses utiles que l'on veut s'approprier , dont on veut faire son profit.
L'appétit féroce cherche une proie, l'avide cupidité cherche du butin. L'animal carnassier court à sa proie pour la déchirer et en faire sa pâture ; l'abeille diligente Vole au butin pour l'enlever et en former la cire et le miel. Le. chasseur poursuit sa proie, le maraudeur fait au butin.
Proie dit quelque chose de plus £ix.ei de plus déterminé; butin quelque chose de plus vague , de plus incertain. Le chausseur connaît la proie qu'il poursuit. Le soldat ne connaît pas le butin qu^il pourra faire; il le cherche, il le doit au hasard, aux circonstances ou à la suite de la victoire.
On dit par analogie qu'un édifice est en proie aux flammes, parce qu'on compare alors les flammes à un animal avide et qui dévore.
C'est dans le même sens qu'on dit être en proie à la misère, au chagrin , à la douleur, à la tyrannie, etc.
Chez les peuples àatxopophages le prison-