‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 133 sur 253 · partie du, àucin , le vainqueur le réduit e^| BUTOR. V, Balourd · texte numérisé non relu

partie du, àucin , le vainqueur le réduit e^| BUTOR. V, Balourd

esclaVage ponr son utilité f où le Te&d po^ : son profit.

ÇÀ ET LA, DE Coté et D'AUTRE. La première de ces expressions ne suppose aucun bat, aucun dessein» aucune intention. Courir çà ec là, c'est courir sans but, sans intentîoû, par désœuvrement, par ennui, pat caprice. Courir de cScê et (Taiitre suppose quelque intention, quelque désir, quelque besoin. "Un homme qui s^ennuie se promène çà et l^; un homme qixi a perdu quelque chose le chefcHe de côté et d'autre.

CABALE, COMPLOT , CONSPIRATION, CONJURATION. La cabale est une réunion sécrète de gêna qui, voulant élever ou abaisser aes personnes ou des choses, iaire réussir oa manquer des projeu, -faire louer ou blâmer, recherche*" ou mépriser, inspire à un grand nombre d'individus divers , et par toutes sortes de moyens, des sentimens conformes à ces projets , les excite , lès anime , les irrite , ne manière que , quelquefois sans le savoir j ils coixcoorent puissamment » en public ou ea secret, a l'accomplissement de ces desseins.

La force de la cabale consiste dans le grand nombre de personnes qui la soutiennent et dans le secret des opérations qui la dirigent. Faible en nombre , elle est étouffée par Topinion naturelle ; lyie fois découverte elle s'affaiblit ou tombe entièrement.

On voit les effet* de la cabale , et on en «prouve Knj3uencè''*^sans connaître les machines qui la^bnt mouvoir. Elle est publique *ous le rapport de ses effets-, et secrète sous celui du centte ie* ses opérations.

cabaK, hâbilcA s'emparer de l'opinion, du prédît, deï'asce&dant, deTempire sur les esprits, veut disposejr des grâces, des emplois, des charges, des récompenses, des réputa- *wn8, des succès, en un mot de» évènemeris.

Anssii variée dans ses formes que les 'divers objets qu'elle a en vue, elle s'occupe à la «ottr à faire et défeîre Jies ministres , des généraux , pour les remplacer paï ceux qu'elle Javorise. Dam les tHbunani elle circonvient *e» juge» ^. elle travaille â les corrompre, elle «n impow au pablic ; elle krtte contré la jns- |;ce et le mérit». Daï» la répubfique des lettres die étonffeles réputations des airtenrs, ait la réputation de» ouvrages. Dans le monde ^ •© Voovk^ p«t-tait , éttatjuc tom , se mêle

de tout , trouble tout. Tandi» qa*ellt tri<Mnphe à la cour d'avoir fait renvoyer on mi* nistre, die travaille chwiuik piaticâlicr à lute renvoyer un laquais*

J^a rose, le jmeniODge , la .oalonuiiey sont' les moyens ordinaires de la eoAaie* '

Le complot est une entreprise compliiiaée , enveloppée, sourde , formée en cachette par deux perçoniMS ou par un grand nombre pour abattre, détruire par quelque coop^nssi efficace qu'inopiné, ce qui lenir faitpekie, <mbbrage, obstacle. Il a toiqours pour objet de nuire , et toujours ses vues sont criminelles* La sûreté du complot tient au petit nombre de ceux qui l'ont formé} et son succès à la célérité de l'exécution.

La é^nspirtuion est tm ^e^seîti formé âknÈ le «Hélice et les ténèbres par quelques "per^ aO B f rie B qtii,' Blâmées d'itn même eiprît oti •d'une même pjission, tendent ensemble au même but.

Bile a ponr objet d'opérer im cilAilgement dans; les affaires publiques^ et veut ^ pour y pspvênir'y renverser eenx tpii règiMSft , qol' comBÛiiideDt , qui gouvernent, qui participent à la chose publique.

11^ y a aasai quriqnefoU des éonspirafiêmt contre les personnes privées.

La confurachn est une asaoçiatioii de géùê qui se sont engagés par serment les uns ett* vers les antres de concourir à l'exécutioti d*Qtf com|dot formé contre l'État , contre le prince, contre la patrie ; il se dit aoasi àq. complot même«

Ce mot.flflloncre «oojottrs de grande» entreprisesy de grands intér^».-

La cabale est formée - par de» iiicrigans et exécutée pair des gens dupes ,• passionnés ou imbécile» } le complot est fortné par dts scélérats; la conspiration par des gens mécontens , inquiets , audaeieu:x v -embitien^ ; là conjuration par l'amour effréné'de la domination ou de l'indépendance, par le fanatisme de la liberté, pftr If impatience du jon^, par la haine profonde de la tyrannie. L'idée de révdlte entre toujours dans celle de conju*> ratwn,

GABALER. V. Brigvïr.

CABANE ^ HUTTE , CHAUMIÈRE. On

CAB (' 2ia

défigne par ces |rois moto trois espèces de loges ou de bâtimens faits grossièrement, qui servent aux gens de la campagne.

La cabane est une petite loge grossièrement construite qui sert de retraite aux gens obligés de rester à la campagne pendant des journées entières , et quelquefois pendant les nuits. C'est ainsi que les bergers ont des ca^ banes où, pendant le jour, ils se mettent à Tabri du mauvais temps en gardant leurs troupeaux, et où ils couchent dans la belle saison. C'est ainsi que les charbonniers, les chaufourniers , les pécheura , etc. , construisient des cabanes- près des lieux où leurs travaux exigent leur présence.

L'idée de pauvreté n'est donc pas nécessaivement attachée à celle de cabane , comme quelqu'un l'a dit , mais bien celle de travail, de soin et de retraite ; et si Malherbe a dit en ccmiparant les palais des rois aux habitations qui servent de retraites aux ouvriers les moins fortunés :

GAG

Le pauvre en sa cabane où le cbbume le couvre , JSéSi sujet à SCS lois , etc.,

îl ne faut pas en conclure que l'idée de pauvreté soit toujours attachée à celle de cabane, mais seulement que les palais sont les plus mmi^ tueux des édifices , et les cabanes les moins considérables.

Nos ancêtres disaient caban pour dire une maiâon, et c'eàt de là qn^est venu le mot cabane qui signifie proprement petite maison.

Malherbe a voulu àixe que la mort feappe également ceux qui habitent les maisons superbes comme ceux qui habitent les maisons les plus simples et les plus grossières ;• il n'a appelé ces derniers pauvres qiu par comparaison avec les premiers , et l'idée de pauvreté proprement dite, n'entre pour rien dans sa pensée. Il y a certainement des paavres qui habitent des cabanes; .mais les cabanes ser* vent en général d'habitation ou de retraife à des .ouvriers qui, «ans être ri«|p|B, éloignent la .pauvreté par ^ent industrie et leur travail. Le berger, homme «i.pr^pieux pour les cnl- . tivateurs , gagne honorablement sa vie en gardant et en soignant, ses moutons ; et le cbiri>onnier, et le chaufpurnier , obligés d'habiter des cabanes i^ous soigner , leurs. travjiax, ne aopt pas toujours des pauvres et des misérables.

JluUe vient de l'allemand huUen, qui si- ^îfie préserver, garantir. C'est un petit logement fait à la hâte avec du bois, de la terre et de la paille, et qui sert aux baLitanS obligés de travailler dans les campagnes à se mettre à l'abri des injures da temps..

. Chaumière 8fi dit en général de toutes les habitations couvertes de chaume , et il ne signifie rien de plus. Il n'offre point, comme on l'a dit aussi , des idées agréables, <^lles du bonheur àei champs. Quiconque parcourra les chaumières d'un village y trouvera la tristesse et la misère plus souvent que dans les cabanes ; ce sont les grandes fermes , les maisons des champs qui offrent les travaux champêtres sous un air d'innocence, de contente-' ment et de gaité.

CABANE, TAUDIS. Voltaire a remarqué que cabane est agréable et du haut style , et que taudis est une expression du peuple.

Taudis emporte des idées accessoires de délabrement, de désordre, de malpropreté.

CABARET. V. Auberge.

CÂBLE, CORDE, CORDAGE. Corde se dit de tous les ouvrages du cordier; cordages de toutes les cordes qui sont employées dans les agrès d'un vaisseau; câble, de tous les cordages nécessaires pour traîner et enlever les fardeimx.

CABOCHE, TÊTE. Ces deux moto se disent de la tête de l'homme. Caboche est un terme familier dont on se sert ordinairement au figuré en bonne part. On dit qu'un homme a une bonne caboche, pour dire qu'il a une bonne tête, c'est-à-dire qu'il a beaucoup de jugement , d'inteOigence. Tête est de tous les styles, et se dit au propre et au figuré.

SE CABRER , SE DRESSER. Ces. deux inots se disent des chevaux qui se dressent sur les deux pieds de derripre. Mais -je dresser n'exprime qae l'action simple, et se cabrer suppose de la part du cheval de la résistance , du caprice , de la colère ^ de la mauvaise vo-> lonté. tJn cheval se cabre lorsqu'on .lui tire trop la bride, ou qu'il s'q])stine A ne pas faire ce qu'on désire de* lui.

Se cabrer se dit aussi au figuré, pour dire résister à sti supérieurs, refuser avec obstination de leur obéir; mais alors il n'est pas synonyme de se dresser.

CABRIOLE, SAUT. Le sant tsX un mouvement iêger par lequel on s'élève de terre, ou Von s'élance d'un lieu à un autre. La c€ibnole est un saut léger et agile, par lequel les danseurs élèvent leur corps ai»>des8ns de terre, à la fin d'une cadence.

CACADE, ÉTOURDBRIE, BÉVUE,'S0T.

TISE. Tous ces mots se disent d'une démarche ou d'une entreprise qui, n'a^^rant pas eu •le succès qu'on s'en était prrmb, n'a servi qu'à couvrir de, honte ceux qui les avaient tentées.

La cacade montre l'im^ptie et la présomption ^ \4tQurderifi l'îja^pra^eaoe ) b ^yue.fh

GAG

CÀC

défaut cte reflexion et d'expérièi^ce; la iottisâ, le défaut d'intelligence et de lainières.

CACHE, CACHETTE. Cache, lien où l'on serre les choses qu'on ne veut pas qui soient vues ou trouTees. Cachette, petite cache où l'ou met des choses de peu d'importance pour qu'elles ne soient pas rues ou trouvées. Ces deux mots sont familiers; ib se disent aussi d'an lieu où Ton se cache,

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