CALAMITÉ , MALHEUR, INFORTUNE
Ces trois mots onfrapport aux évènemens malheuï*eux qui affligent les hommes.
Malheur indique un événement fâcheux et dommageable..
Si le malheur est grand , et qu'il afflige un grand nombre de personnes, nne grande étendue de pays, on l'appelle calan^ité.
On lui donne aussi ce nom lorsqu'il tombe sur un particulier, et qu'ij cause sa ruine totale, sans ancime ressource, sans aucmi obstacle.
Vinfortune est une suite de malheurs auxquels l'homme n'a pas donné occasion, et aa milieu desquels il n'a pas de reproche a se faire.
Les malheurs sont inséparables de la con' dition humaine. Les calamités dévastent les provinces, les contrées, les États, ou rainent et laissent sans ressource les particuliers qu'elles frappent. Une peste ^ une famine, une guerre, sont des ca/o/niVeV publiques. Une banqueroute y un naufrage, sont des calamités pour un négociant , lorsqu'ils le ruinent entièrement, et ne lui laissent aucun moyen de se relever.
Les calamités causent de grands malheurs; nne suite ée malheurs cause Vinfortune,
Infortune se dit aussi quelquefois pour malheur ou événement malheureux; mais alors il signifie un événement qui fait partie de la suite des évènemens malheureux qui causent Vinfortune, Un nouveau malheur suppose quelques malheurs arrivés précédernav^nt , mais qui ne causent point Vinfortune ; une nouvelle infortune suppose un nouveau malheur qui contrib.ue à achever la ruine.
CALAMITÉ, FLÉAU. Les* calamités sont àeA malheurs considérés en eux-mêmes ; le fléau est considéré comme un «îffet de la.pror vidence , de la justice divine.
CALCULER, SUPPUTîR, COMPTER.
Le calcul est. proprement te moyen de procéder à un résultat; la su/putation, l'applica-
14 laut. a^ iaqresçe et de la .tii)iesse|>Q9r. tion du. moyeu aux choses doi^t on cncrche
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le résultat, l'état des articles à auppater, on le résultat même du calcul.
Calculer, cVst faire^des opérations arithmé tiqnes ou des applications particulières de la science des nombres, «pour parvenir à une.
preuve , à nne démonstration* Supputer, c^est assembler, combiner, additionner des nombres donnés pour en connaître le résultat et le total. Compter, c*est faire des dénombremens, des énumérations ou des supputations, des calculs ou des états , des mémoires, etc. , pour connaître nne quantité, terme vague et générique. •
Yons comptez dès que vous nombres. Un cnknt compte d'abord sur ses doigts, un, denx, trois; il ne suppute pas encore tant qu'il ne peut pas dire un et deux font trois , vn et trois font quatre, etc. ; à plus forte raison il est loin de ctdeuler par des divisions , de$ multiplications , des soustractions. Le calcul est savant , il y a des méthodes savantes de calcul» Le calcul est \ine science , l'astronome calcule le retour des comètes ; le géomètre calcule l'infini. On dit, calculs astronomiques, algébriques, etc. ; calcul intégral, différenciel , etc. Le compte est surtout économique , je veux dire relatif aux affaires d'intérêt, d'administration, de finances. On tcompte la recette et la dépense. On compte ou on ne compte pas avec son intendant. On dit les comptes d'un marchand , d'un régisseur, d'un caissier. La supputation entre dans les calculs et les comptes; c'eét une opération de calcul bornée et déterminée^ C'est poarqu9i un chronologiste suppute les temps en partant des termes connus pour arriver à un terme incertain; de même l'astronome suppute sur des tables pour fixer le temps , le moment du retour d'un phénomène. On fait ^^supputations de temps, de dépenses, pour en avoir le résultat. TL ne suffit pas dan^ la ▼ie de calculer, il faut compter avec soi.
Dans le calcul , ht bonté du résultat dépend de la bonté de la méthode et de la
justesse de l'application; dans les supputations, la honte du réstdtat dépend de la vérité ou de la certitude des données et de. la justesse du calcul. Dans les comptes économiques, la oonté du ré&altat dépend de la justesse du calcul, de la fidélité des articles , et souvent de 1 observation de certaines formes. •
Supputer ne te dit guère qu'an propre. On dit quelquefois calculer pour combiner, raisonner, réduire k la forme du calcul, etc.
Compter signifie encore faire état , croire , se proposer, estimer, îéputer, ainsi que faire fond. (Extrait de Rou^aud. ) CAliFACTION , COGTJON. ( Ternes de
pharmade. ) Ils se disent de l'action dn feu qui cause de la chaleur, ou de l'impulsion que les particules d'un corps chaud impriment sur d'autres corps' environnans. Caléfac* tion n'est usité que pout exprimer l'action du feu sur quelque liqueur, sans la faire bouillir; si la liqueur bout, c'est la coction.
CALENDRIER y. AxMAWACH.
CALICE, EMPALEMENT. (Termes de botanique.) V empalement est ht partie la plus extérieure de la fleur, qui la couvre toute entière avant qu'elle soit éclose, et qui lui sert ensuite conmie de support. Le calice est , à la lettre, une coupe ou godet creux qui forme V empalement, duquel sortent les autres parties de la fleur. Il y a des fleurs dont les pétales ont nne base ferme et assurée autant qu'il le faut pour les soutenir , et qui par cette raison n'ont pas besoin à! empalement ; aussi la nature ne leur en à^t-elle point donné , comme on le voit dans la tulipe; cependant ces fleurs ont un caUce ou godet. (Jaucouar.) • ^