‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 14 sur 253 · ACA · texte numérisé non relu

ACA

ACC

faux espoir , on est déçu par un foux espoir, i ment an corps composé de gens gradnés eil Dans le premier cas, on exprime Tattache- plusieurs

m«nt du cœur à Tespoir; dans le second, on marque particulièrement Tei^trainement opéré par Fattrait de l'espoir.

S'ABUSER , SE TROMPER. On se trompe par ignorance ou faute d'attention; on s'a^ (mseipaiV prévention, par passion, par illusion. Si, iante d'attention, vous prenez une chose pour une autre, vous vous trompez; si l'attachement, l'engouement que vous aves pour une chose qui est mauvaise fait que vous la préfères à uçe autre qui est bonne, vous vous abusez. Un amant qui , plein de son ardeur, petise que son amour ne finira jamais s'abuse; un amant qui compte sur l'attachement d'une coquette se trompe, si son esprit seul a part à ce jugement; il s'abuse s'il juge de son at* tachement par celui qu'il a pour elle.

ABUTER. V. Abouter.

ABYME, ABYMER. Y. Abîme, Abîmer.

ACADÉMICIEN, ACADÉMISTE. Un académicien est un membre d'une académie qui cultive les sciences, les arts ou les belleslettres; un académiste est un membre d'une académie qui. a pour objet les exercices du corps. Vacadémicien travaille et compose des ouvrages pour l'avancement et la perfection des sciences, des ar^, de la littérature; l'ocodétrUsie apprend à monter à cheval, à danser, à faire des armes, etc.

ACADÉMIE, MAISON DE JEU, TRI- POT. Par un abus qui révolte tout homme de bon sens, on a donné le noble nom d'acodémie à des rassemblemens de fripons et de dupes, où les premiers exercent lear art, et les se<tonds subissent leur sort par le moyen des jeux de hasard. On appelle ces rassemblemens maisons de jeu lorsqu'on ne veut les qualifier ni en bien ni en mal ; on les nomme tripots lorsqu'on veut les désigner par le mépris qu'ils méritent.

Le mot èi académie est peu usité çn ce sens, si ce n*est pa(mi les gens qui croient qu'un mot honnête peut déguiser une chose infâme. Les deux autres, et surtout le second, sont les seuls qu'on e^nploie dans la bonne société.

ACADÉMIE, UNIVERSITÉ. Académi^, parmi les modernes, se prend ordinairement pour une société ou compagnie de gens de lettres, établie pour la culture et l'avancement des arts et des sciences.

Quelques auteurs confondent académie avec université; mais, quoique ce soit la même chose en latin^ ce sont deux choses bien différentes en français. Une université est propre*

facultés*, de professeurs qui enseignent dans les écoles publiques, de précepteurs ou maîtres particuliers, et d'étudians qui prennent leurs leçons et aspirent à parvenir aux inêmes degrés ; au lieu qu'une aca^ démie'n^est point destinée à enseigner on pro-^ fesser aucun art, quel qu'il soit, mais à eu procurer la perfection; elle n'est point corn* posée d'écoliers que de plus habiles qu'eux instruisent, mais de personnes d'une capacité distinguée quise communiquentleors lumières et se font part de leurs découvertes pour leur avantage mutuel. J£ncjrclopédieJ)

ACADÉMISTE. Y. AcAnÉMiciExr.

ACARIÂTRE , HARGNEUX. Acariâtre se dit particulièrement de ceux qui , par une humeur aigre et querelleuse , crient contre tout, trouvent à redire à tout, ne sont jamais Gontens de rien , et manifestent leur mécontentement avec éclat; hargneux se dit des personnes qui rebutent ceux qui ont affaire & elles , et qui trouvent dans tout ce qu'on leur prppose un sujet de mécontentement ou de quereUe. Acariâtre se dit des personnes avec lesquelles on vit ou l'on est obligé délivre; hargneux se dit de toutes les personnes à qui on a affaire. Une femme acariâtre querelle sans cess<v et sans raison son mari , ses enfâns, ses domestiques ; un homme hargneux repousse avec humeur tous ceux qui l'approchent.

ACCABLÉ. V. Abattu.

ACCABLÉ. V. Rewersc.

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