ACCABLEMENT, DÉCOURAGEMENT
Accablement se dit du corps et de Tame. Dans Vaccabletnent, on succombe sous le poids de ses peines, les forces fléchissent; dans le dé- ^couragement on cède entièrement au poids de ses peines, on cesse d'employer ce qui reste de forces. Vaccablement existe lorsqu'on ne résiste plus , le découragement lorsqu'on ne croit plus pouvoir résister.
ACCABLEMENT. Y. ABATTEMBifT.
ACCABLER, COMBLER. Combler de biens, de favetlrs, de bienfaits, suppose autant de biens, de faveurs, de bienfaits, que pouvait en espérer celui qui les reçoit. Accabler de biens , de faveurs, de bienfaits, suppose des biens, des faveurs, des bienfaits extraordinaires et inespérés'répandus en grand nombre et coup sujr coup. Celui qui ^x comblé de biens peut exprimer sa reconnaissance; celui qui en est accablé a à peine le temps de se reconnaître; chaque nouveau bienfait exigeant un nouveau degré de reconnaissance, il se trouve dans Timpossibilitc d'exprimer
ACC.
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ACC
^tin sentiment qoi va toujours croissant. Celui qjaà est comSîé dé biens est lié par la reconnaissance; celui qui est accablé àt biens est sous Tempire de la bienfaisance et de la générosité. Si TOUS me comblez .de caresses, j'y réponds par les miennes; si vous m'accablez de caresses, vos caresses sont si vives, si multipliées, elles se succèdent si rapidement, qu'il m'est impossible d*y répoudre avec la même vivacité, avec la même rapidité. Cette différence est bien marquée dans le vers qu'Auguste dit 4a Quna, dans la. tragédie de ce
Je t*ai comblé de biens , je l'en veux accabler»
ACCABLER. V. Abathis^
ACCARER , CONFRONTER. j4ccartr ne «e dit que d'an accusé que 1'<mi présente à son coaccosé, au lieu que l'on dit confronter des tônoins on les présenta les uns aux autres.
Confronter un accusé avec des témoins. On ne dit point accarer des témoins.
ACCARIÂTION, CONFRONTATION. Aeeariation ne se dit qne d'un accusé que l'on présente à son coaccusé , an lieu qne con^ frontation se dit des témoins entre eux on d'un accusé avec des témoins.
ACCÉLÉRER, HÂTER. Accélérer se dît du mouvement et des cboses qui consistent dans le mouvement. On accélère sa marcbe, sa course, en augmentant « la vitesse de son mouvement ; il n'est question que du mouvement même, sans rapporjt au but. Hâter a rapport au but ; c'est prendre les moyens les plus prompts pour arriver à un but, et les employer constamment sans les négliger un seul instant. On hâte son arrivée, son départ, son retour, lorsqu'on ne néglige rien pour arriver, ppur partir, pour être de retour le plus tôt qu'ij est possible. On hâte le diner lorsqu'on travaille sans relâche à le mettre en état d'être seryi. On accélère sa perte , c'est-^i-dire le mouvement qui y conduit; on ne hâte pas sa perte , parce que sa propre perte n'est pas ^ un but qu'on se propose. Mais un autre hâu votre perte lorsqu'il s'est proposé de vous perdre. On ne dit pas s^étçcélérer en parlant des persomies, parce qu'une personne n'étant pas un mouvement ne peut ni a^accélérer ni être ticcélérée. Mais on dit qu'un mouvement ^accélère. On dit se hâter en parlant des personnes , parce que ce sont les personnes qui agissent pour atteindre promptement un but; mais on ne dit pas se hâter en parlant des choses, parce que dans l'action de hâter le
conuAencer tm ouvrage, de mettre la main à l'œuvre , de faire le dîner; mais l'ouvrage, le diner, ne se hâtent point.
ACCÉLÉRER, PRESSER. AccéUrer n'a rapport qu'an mouvement même; presser a plus de rappOL*t à la fin. On accélère un travail afin qu'il aille vite; on le presse afin qn'il soit plus tôt fini. On accélère sa marche pour suivre quelqu'un, pour le joindre, pour le devancer, etc. ; <m presse sa marche pour être plus tôt arrivé. Si vous êtes suivi par an voleur, vous accélérez votre marche ; aï le jour baisse et que vous vouliez arriyer avant la n^it, y on» pressez votrenoarche. On/^re^jedes ouvriers afin di accélérer leur travail et qu'ils aient pins tôt fini. On ne s^accélère pas, mais on se presse,
ACCÉLÉRER, DÉPÊCHER. On accélère un mouvement auquel on donne un accroissement de vitesse ou un redoublement d'activité. On dépêche ce qu'on est pressé de finir, ce dont on veut se débarrasser; ce verbe marque une espèce d'inquiétude et d'impatience d'aniver à la fin. Dépêcher un ouvrage, dépécher une besogne. On dit aussi dans le même sens se dépécher; mais on ne dit pas iaceélérer en parlant des personnes. Un mouvement ^accélère lorsqu'il augmente de vitesse, mais un ouvrier ne ^accélère pas.
ACCEPTER, RECEVOIR. Nous acceptons ce qu'on nous offre ; nous recevons ce qu'on nous donne on ce qu'on nous envoie. Accep»
ter suppose une chose qui n'est pas due; recC' voir se dit d'une chose qui est due ou qui n'est pas due. On accepte un don, une offre , un présent; on reçoit ses rentes, ses revenus, ses appointemens, ses gages. Accepter un présent, un don, un cadeau, suppose quelque supériorité dans celui qui accepte ; recevoir un don, un présent, suppose égalité ou infériorité dans celui qui rec<^it. Un supérieur accepte un don, nn présent de son inférieur; il témoigne par là que ce don loi est agréable, et que pouvant le refuAr il veut bien le rC' cevoir. Un domestique reçoit nn don ^u un présent de son maître, il ne \ accepte pas. On reçoit des grâces, des faveurs, on ne les ac' cepte pas. On accepte des choses qui engagent à quelque devoir, à quelque consentement , à l'arrangement de quelques affaires : c'est ainsi qn'on accepte une place, un emploi, une tutelle , des conditions de paix, des propositions d'arrangement, un défi. On reçoit des choses qui obligent, auxquelles on ne peut pas se refuser : c'est ainsi qu'on reçoit des ordres ^ des commandemens, des injonctions. Ou ac'
but ne peut it^ cp» passa*. On se kât9 àe\eepte volontairement; on reçoit eoujent mal
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gré foi. On acfpu nn préifnt qo*on poçiriât refns^r; on re^ir on coap d'^pée, un coup de fasil, la mort.